Nuit d'elections à Wellington, NZ en 1931

J’entends déjà quelques esprits chafouins aigris du lundi me reprocher de commencer la semaine avec un clickbait éhonté. Il en faut bien un de temps en temps pour attirer les nouveaux en ces lieux avant de leur faire comprendre qu’on y commet également plein de billets intelligents ; sans compter que c’est encore le meilleur moyen d’agrandir mon kiki virtuel en collectant de nouveaux followers en masse, ce qui ne gâche rien.

Une fois passé le premier Putain mais elles sont où mes icônes ? et autre C’est quoi ce design de merde, ils ont tué l’iPhone, il faut se rendre à l’évidence : tous ceux qui s’imaginaient Apple fini avec la mort de Steve Jobs en sont pour leurs frais : la firme de Cupertino sait encore innover, et si iOS7 s’inspire d’Android, Windows 8 et Palm OS, force est de constater qu’il le fait bien, renvoyant au passage à leurs classes en un pied de nez à mourir de rire une génération de designers élevés au glossy. En un mot comme en cent, même les détracteurs du flat design seront bien obligés d’admettre qu’iOS7 roxor du poney. Voici pourquoi.

1. Enfin un control center digne de ce nom accessible en mode verrouillé

Cliquer sur home, glisser pour déverrouiller, double cliquer sur home, naviguer jusqu’aux paramètres, cliquer sur paramètres, glisser pour activer le mode avion le temps d’une réunion… cette corvée dont la flemme nous faisait violer les règles les plus élémentaires de la politesse ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir : iOS7 dispose en effet d’un control center digne de ce nom accessible en mode verrouillé. Il permet, en vrac de passer en mode avion, activer le WIFI, le bluetooth, le mode ne pas déranger, verrouiller la rotation de l’écran, contrôler la luminosité, la musique, airdrop, airplay, allumer la lampe de poche (enfin…), lancer la calculatrice et l’appareil photo. Et comme il en reste, je vous en mets un peu plus ? Ce dernier s’appelle directement depuis l’écran verrouillé sans passer par le control center.

Pour l’activer, il suffit de glisser sur l’écran de bas en haut.

Le centre de contrôle d'iOS7

2. Un calendrier accessible en mode verrouillé

Autant le notification center d’iOS6 était une bouse qui ne servait systématiquement à rien, autant donner accès au planning de la journée sans devoir déverrouiller l’écran est la meilleure idée qu’on ait eue depuis le beurre demi sel. Le reste des notifications est également accessible depuis ce même écran même si, une fois encore, j’ai du mal à comprendre à quoi ça sert.

Ce mode calendrier s’active en glissant le doigt de haut en bas, à partir du bord supérieur de l’écran.

Le calendrier accessible en mode frontal

En parlant de calendrier, vous avez probablement remarqué la refonte du calendrier d’iOS7. Je ne sais pas si Pierre Valade en pleure de rage ou s’il ne rentre plus dans ces chaussettes, mais cette refonte copie si bien SunriseApp qu’il y a peu de doutes à avoir sur le sujet : après pratiquement 7 ans, iOS dispose enfin d’un calendrier digne de ce nom.

3. Une recherche enfin accessible de partout

Finie l’époque où il fallait slider quatre ou cinq fois avant d’accéder à la recherche – nullissime – de l’iPhone. Cette dernière est maintenant accessible de partout en tapant légèrement sur l’écran du téléphone. Le résultat des recherches qui n’avait pas changé depuis 5 ans a également été revu, et c’est visuellement beaucoup plus agréable.

Résultats de recherche sur iOS7

4. Les derniers liens partagés sur Twitter directement dans Safari

Apple a poussé encore un peu plus l’intégration avec Twitter, en affichant la liste des derniers liens partagés directement dans Safari. Un bonheur pour les power users qui utilisent essentiellement Twitter pour leur veille technologique.

Liens partagés sur Twitter

5. Safari est enfin utilisable

Puisqu’on parle de Safari, ce dernier est enfin utilisable pour une véritable utilisation en mode nomade. Rien que pour cette raison, je suis impatient de voir iOS7 débarquer sur iPad.

Le navigateur dispose enfin, et c’est le plus important, d’une navigation privée, ce qui en ces temps de PRISM est plus que la bienvenue.

Les zones de saisie d’URL et de recherche ont enfin été fondues, et l’historique est utilisé de manière intelligente. On y retrouve également l’affichage des favoris en mosaïque, pompé sans vergogne aucune à Opera Mini.

La saisie d'URL dans Safari ios7

6. La gesture pour revenir en arrière

Apple s’y est finalement mis, il est enfin possible de revenir en arrière en faisant glisser le pouce de droite à gauche sur l’écran, exactement comme sur le bouton back disponible sur toutes les applications. À ceci près que ce bouton est tout sauf accessible quand on tient son téléphone par le bas, ce que fait 95% de la population mondiale (source : une étude américaine interrogée par un institut de sondage sur Internet selon la méthode des quotas).

7. La mise à jour automatique des applications en tâche de fond

La mise à jour automatique des applications par l’App Store est le truc que je déteste le plus sur cette nouvelle mouture d’iOS. Non solum j’aime contrôler le moment où je mets mes applications à jour, ne serait-ce que pour éviter une régression débile sed etiam je lis systématiquement le CHANGELOG de mes applications préférées afin de savoir ce qui va changer pour moi.

Mise à jour des applications dans iOS7

Cela dit, j’avoue qu’en tant que grosse feignasse, c’est tout à fait le genre de fonctionnalités auxquelles je vais rapidement me faire.

8. Airdrop partout, justice nulle part

Euh non, enfin presque… Dans cette nouvelle version d’iOS, Apple a clairement mis Airdrop (et Airplay) en avant dès que l’on manipule des fichiers. À côté d’iOS premier du nom, c’est une évolution majeure qu’il fallait mettre en avant.

Aidrop partout

Airdrop est une fonctionnalité disponible depuis OS X Lion, qui permet de partager des fichiers avec les terminaux de vos contacts accessibles par Bonjour (donc sur le même réseau). Comme à la maison, on a du Mac du sol au plafond, autant dire que l’envoi d’email pour se faire passer des photos va prendre une grosse claque. Bientôt, nous aussi nous serons une Zero Email© family.

Et voilà, après deux jours et demi d’utilisation d’iOS, j’ai commencé à me faire au fameux flat design, et si je déteste cordialement les nouvelles icônes qu’Apple a vomies sur mon téléphone, je dois avouer que les changements apportés en termes d’expérience utilisateur sont suffisamment importants pour faire de cet iOS7 une version majeure, bien au delà de la phase relooking extreme.

La pause écriture

Nous devrions tous écrire au moins 750 mots par jour. Peu importent leur publication ou leur destruction immédiate, le support – ordinateur, feuille volante ou Moleskine – le fond, la forme – poésie, réflexion, autobiographie, fiction… Le plus important est d’écrire, et de le faire tous les jours. Pourquoi 750 mots ? Parce que cela fait environ 3 pages d’écriture, et que pour la plupart des gens, cela représente environ 30 à 45 minutes de travail, beaucoup moins quand l’habitude est prise. Le goût de l’écriture m’a pris juste après celui de la lecture

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Tokyo by night

Peut-on résoudre la problématique de l’espace privé dans les mégalopoles ? La question me fascine depuis que j’ai découvert la littérature Cyberpunk au tout début des années 90. Les pionniers du genre, Gibson et Sterling en tête ont développé le modèle japonais d’une manière outrancière, mettant en scène une société dans laquelle les possessions personnelles se réduisent au strict minimum afin de s’adapter à des espaces éphémères et minimalistes. Ce n’est pas pour rien si les nippons utilisent le tatami, surface minimale pour une personne allongée ou deux personnes assises (source) comme unité de mesure des surfaces d’habitation

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CozyCloud

Mais qu’est-ce qu’il me veut de plus ce geek, mes couilles sur un plateau ? C’est probablement la question que se posent les silos à données, et à travers eux les agences gouvernementales à mesure que le mouvement de réappropriation des données personnelles prend de l’ampleur : il est nettement plus simple d’agréger, corréler et recouper des données quand ces dernières sont centralisées en une demi douzaines de points différents et non éclatées sur des serveurs gérés par des dizaines de millions d’administrateurs différents. Cozy Cloud est un acteur à la croisée des mouvements de l’auto hébergement et du cloud personnel, si tant est que cette dernière expression ait une quelconque signification en dehors des magazines d’informatique pour décideurs pressés

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Robin food, la startup anti gaspi

J’aime les startups qui allient l’utile (ici, la lutte contre le gaspillage alimentaire), l’agréable (la bonne bouffe), l’éthique (la redistribution des invendus à des SDF) et les jolies filles (ça ne gâche rien quand on se fait pitcher). C’est probablement la raison pour laquelle Robin Food est mon gros coup de coeur off de cette seconde édition de LeWeb Londres. Robin Food collecte les invendus des grandes surfaces approchant de la date limite de consommation, les transforme, et les revend dans un camion installé dans un parc parisien. Les invendus sont ensuite redistribués à des associations d’aide aux SDF

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Irish Hands par Alejandro Escamilla

Quand j’étais au lycée, un professeur de philosophie m’a donné une recette magique pour augmenter mes notes de 3 ou 4 points sans modifier ma charge de travail. Ne réfléchissez pas par vous-même, tout le monde se fout de ce que vous pensez. D’autres ont travaillé sur ces sujets avant vous et sont allés bien plus loin que vous irez jamais. Traitez le sujet selon trois axes, enrichissez les de quelques idées, et argumentez les par des citations. Vous n’avez même pas besoin de savoir écrire. L’important n’est pas de nous convaincre, mais que vous soyez capable de construire une argumentation basée sur le cours

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Modification d'un produit à façon

Travailler sur différents produits destinés à différents publics m’a enseigné une chose : si vous devenez esclave de vos clients, vous êtes mort. Être esclave de ses clients – de ses utilisateurs ou de ses prospects – c’est céder au chantage à la fonctionnalité : si vous n’ajoutez pas telle ou telle fonctionnalité, c’est un deal breaker. J’entends déjà surgir la contradiction facile : oui, mais sans clients / utilisateurs, on est également mort. C’est vrai. Si à ses débuts, Matt avait cédée sur toutes les fonctionnalités demandées par les entreprises qui souhaitaient l’utiliser, l’histoire de Wordpress aurait probablement été très différente. Construire un produit, c’est satisfaire le plus grand nombre tout en gérant les frustrations particulières

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These are not the business cards you're looking for

Je serai à Londres du 4 au 9 juin prochain à l’occasion de la conférence LeWeb à laquelle je suis invité en tant que blogueur officiel. Une fois n’est pas coutume, je m’organise un peu à l’avance, malgré le renouvellement honoris causa de ma certification La Rache (ISO-1337), dont je suis titulaire depuis le 26 février 1978 ; la preuve, je suis né avec une semaine de retard après en avoir fait baver à ma mère pendant plus de 30 heures. Ce n’était qu’un début. À force d’à forcer, pour paraphraser mon prof de maths de seconde, j’ai mis en place une liste (publiée en 2012, mise à jour en 2013) de trucs indispensable pour survivre en conférence technologique

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Un groupe de manchots effectue sa migration

Convertir une base de données MySQL vers PostgreSQL est un véritable casse tête à côté duquel la conversion du plus barbu des islamistes aux thèses du MLF passerait pour une promenade de santé. Propre à rendre fou le plus élevé des maîtres Zen, l’opération m’a plongé dans une fureur comme on n’en avait plus vue depuis 1945 quand j’ai essayé à plusieurs reprises de faire passer ce blog d’un moteur de base de données vers l’autre. Tout y est passé comme dans l’inventaire des prestations d’un marabout : les traditionnels scripts Perl, mysqldump avec la compatibilité PostgreSQL et des coups de sed dans tous les sens – pourtant, sed, c’est bien – les 518 Mo de Talend, l’export / import de fichiers CSV, et les jeux de mots foireux, un par paragraphe

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Hé Bob, j'ai coupé le mauvais pied, c'est quoi ton plan B ?

Le plus court chemin entre deux points est toujours la ligne droite, si et seulement si les deux points sont parfaitement alignés. Ce week-end, c’était mise en production. Un petit pas pour le soft, mais des traitements portants sur des centaines de millions d’enregistrements, et une fenêtre de tir extrêmement réduite, application B2B oblige. Jeudi matin, après une batterie de tests portant sur des volumes six fois moindres que ceux que nous avions à traiter, le couperet tombe : si le rapport entre le temps passé et la quantité de données est linéaire, il nous faudra plus de 30 heures pour migrer. – C’est la merde… tu as un plan B ? – Oui, en cours de test. – Et un plan C ? – Non mais dans le quartier, on devrait facilement trouver un plan Q

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