10 clés pour comprendre les offres d'hébergement web
Le lancement de la dernière offre “pro” de l’hébergeur à bas prix Dedibox qui a fait couler pas mal d’encre virtuelle et de récentes conversations autour des solutions d’hébergement professionnelles m’ont montré que, même au sein des travailleurs du web, les différentes offres d’hébergement n’étaient pas comprises de la même manière, entraînant souvent au mieux des incompréhensions jusqu’à la réception du devis, au pire, des commandes sur ou sous dimensionnées par rapport aux besoins réels.
Cet article vise donc à démystifier les offres d’hébergement web en clarifiant les 10 points qui semblent le plus souvent poser problème. Il est entrecoupé de considérations toutes personnelles sur telle ou telle offre d’hébergement et tel ou tel hébergeur que j’ai pu croiser ici et là.
1. Hébergement mutualisé
Dans l’hébergement mutualisé, vous partagez à égalité l’ensemble des ressources d’une machine avec d’autres utilisateurs. Celle-ci est entièrement administrée par l’hébereur, qui y propose un ensemble plus ou moins important de services : PHP, CGI, bases de données limitées, e-mail, installation d’outils en 1 clic…
Les solutions mutualisées représentent la base de l’hébergement. Elles ne demandent généralement aucunes connaissances techniques, et la personnalisation de la configuration y est impossible. Les prix sont particulièrement bas, de gratuit à 5 euros par mois selon les hébergeurs.
Vous choisirez ces solutions pour héberger de petits sites à faible ou moyen trafic, ne demandant pas de ressources spécifiques, particulièrement si vous ne disposez d’aucune connaissance technique.
Exemples : les pages personnelles de Free, l’hébergement mutualisé 1&1 à la console particulièrement complète.
2. Serveur privé virtuel
Les serveurs privés virtuels, ou VPS sont des offres tirant profit des progrès en matière de virtualisation (cf. point 6). Vous partagez à part égale une machine avec un certain nombre d’utilisateurs défini à l’avance, en termes de processeur, mémoire, disque et bande passante.
Dans un VPS, toutes les ressources sont cloisonnées, et, à la différence des offres mutualisées, vous avez un contrôle total de la configuration de votre serveur. Ils viennent préinstallés avec un système d’exploitation standard, le plus souvent Linux, et parfois un panel d’administration type Plesk ou Webmin (sic).
Vous choisirez un VPS pour héberger un ou plusieurs sites à trafic faible ou moyen si vous souhaitez avoir le contrôle de l’environnement ou que vous avez besoin de ressources particulières et que vous ne pouvez ou ne souhaitez pas investir dans un serveur dédié.
Avertissement :
Bien que des outils frontend soient aujourd’hui disponibles pour le contrôle des machines, il est fortement recommandé d’avoir de bonnes bases en administration système avant de prendre un VPS. D’une manière générale, si vous n’avez pas de bonnes connaissances en administration système, un minimum en sécurité, et que vous n’avez pas le temps ou la motivation pour administrer un serveur sur le long terme, oubliez ce genre d’offres. Ça vous évitera de vous transformer en relais à SPAM, en bouncer pour personne mal intentionnée ou en dump warez.
Exemples : Lost Oasis, Gandi.
3. Serveur dédié
Un serveur dédié est une machine entière mise à votre disposition par votre hébergeur. Celle-ci peut être soit achetée, et devient dans ce cas votre propriété, soit louée, auquel cas elle reste la propriété de votre hébergeur.
Les deux types d’offre sont d’ailleurs différenciées chez les hébergeurs. Serveur dédié signifie généralement location d’une machine L’hébergement de votre machine propre est appelée colocation ou housing.
Vous choisirez un ou plusieurs serveurs dédiés si vous souhaitez contrôler votre parc machine, que vous avez des besoins particuliers – notamment plusieurs machines – et que vous disposez d’une personne pour s’en occuper en permanence. Si vous savez pas ou ne souhaitez pas administrer vos serveurs, vous choisirez une offre infogérée (voir 7)
Exemples : OVH (low cost), Dedibox (low cost), Typhon (professionnels).
4. Hébergement low cost
Les offres d’hébergement low cost ont beaucoup fait pour l’accès au web du grand public en proposant des offres à très bas prix. Le principe est de tirer les prix vers le bas en faisant des économies sur :
- Le matériel, souvent bas de gamme, acheté en très grande quantité.
- Les infrastructures, par exemple en mettant plusieurs mini serveurs dans une unité. Je me souviens de certains hébergeurs low cost qui ouvraient les fenêtres en été pour absence de climatisation.
- Le service, souvent absent, ou quasi inexistant par défaut. Source de revenus importante, ils sont généralement hors de prix.
- La personnalisation.
Les hébergeurs low cost proposent généralement l’ensemble des offres dévelopées ci dessus, avec des caractéristiques et un prix défiant toute concurrence. Ils sont donc très attractifs, que ce soit pour les particuliers, les PME, ou même certaines grandes entreprises qui ont décidé de faire des économies sur l’hébergement. Ils sont en revanche peu fiables dès qu’un problème survient, et ça devient rapidement un cauchemar pour les clients même si ça s’améliore un peu depuis quelques années. Mais surtout, rappelez-vous que vous aurez exactement la même chose que vos voisins, et jamais plus.
5. Offres “pro” (chez les hébergeurs low cost)
Depuis quelques temps, les hébergeurs low cost ont développé des offres d’hébergement dites “pro”, aux caractéristiques plus qu’alléchantes. Elles sont notamment l’objet de la dernière gueguerre entre les champions hexagonaux de l’hébergement à bas prix OVH et Dedibox.
Je n’aime pas cette terminologie, que je considère comme un abus de langage. Certes, les tarifs et les caractéristiques les destinent clairement aux entreprises, d’où le termes de “pro”, mais les offres en elle-mêmes ne le sont pas. Cela reste de l’hébergement low cost, avec le peu de services et surtout de personnalisation qui vont avec. Or, si je prends un hébergement professionnel, ce n’est pas cela que je cherche.
6. Virtualisation
La virtualisation est le fait de pouvoir faire tourner plusieurs systèmes d’exploitation simultanément sur une même machine, comme si elles tournaient sur des machines physiques distinctes.
La virtualisation a fait de grands progrès ces dernières années, quittant le monde des mainframe pour gagner celui des ordinateurs personnels. Les outils les plus répandus aujourd’hui sont :
- Xen.
- VMWare.
- Parallels (sous Mac).
- QEmu.
La virtualisation est gérée soit au niveau logiciel, soit, maintenant, au niveau du processeur, ce qui simplifie considérablement la gestion des ressources.
7. Offres infogérées
Dans une offre infogérée, vous déléguez la totalité de l’administration et de la configuration de votre machine ou de votre parc à un tier, l’infogérant. Votre serveur devient alors une boite noire dont vous n’avez plus à vous occuper, l’infogérant répondant à vos demandes.
Au regard des offres low cost, les offres infogérées peuvent sembler très chères par rapport à la quantité de travail apparemment fournie chaque mois par l’infogérant. Il faut bien comprendre deux choses :
- Certains mois, il aura plus de travail que d’autre, et donc cela s’équilibre.
- Il ne faut pas comparer les offres infogérées avec les prix du low cost, ce n’est ni le même type de prestations ni la même qualité.
Vous choisirez une offre infogérée pour le confort qu’elle apporte, mais surtout pour l’expertise de votre prestataire, particulièrement sur les problématiques de haute disponibilité, de sécurité…
L’avantage de ce genre d’offres, et des offres réellement professionnelles sur les hébergeurs low cost, c’est que si vous avez besoin de rajouter de la RAM sur votre machine, d’un peu plus de débit pour tenir une soudaine monté en charge, ou toute autre demande exotique, vous l’aurez.
Exemples : Typhon, what else ?
8. SLA
SLA signifie Software Level Agreement, ou Engagement de Qualité de Service. C’est, bien avant le prix, la première chose à regarder sur les offres et es devis de vos prestataires en hébergement. Le SLA est le délai maximum auquel s’engage votre prestataire pour intervenir en cas de problème, et pour remettre votre hébergement en route.
Exemple : 2 heures avant intervention, 4 heures avant remise en marche.
Par le passé, on a vu beaucoup d’abus, aussi bien avec des hébergeurs ne s’engageant pas sur un délai maximum que ne le respectant pas, avec des remarques désagréables comme si vous n’êtes pas content, vous vous cassez, et vos données vous vous les foutez au cul (véridique). Les choses ont heureusement évolué, mais tout n’est pas toujours rose.
9. Bande passante
La bande passante est probablement un des termes qui a connu le plus d’abus de langage de toute l’histoire de l’informatique. Il s’agit de la quantité de données que vous pouvez faire transiter par les tuyaux de votre hébergeur dans un temps donné, généralement rapportée à un mois. En cela, elle diffère du débit, qui est la quantité théorique maximum de données que vous pouvez faire transiter en une seconde. Toutes les deux se calculent en méga bits par seconde. On aura donc :
- Pour un débit de 100mbps, la possibilité de faire transiter en un instant un maximum théorique de 12.5 méga octets par seconde.
- Une bande passante de 2mbps vous autorisera à transférer 2 60 60 24 30 mb, soient 648 giga octets par mois.
La grande majorité des hébergeurs low cost français annoncent une bande passante de 100mbps, soient 32,4 tera octets. Il faut bien comprendre que c’est faux, dans le sens où :
- C’est la limite théorique, et comme il n’y a pas de burst, il est impossible de l’atteindre.
- Afin d’éviter les abus, nombreux sont les hébergeurs qui descendent le débit à 10mbps au bout d’un certain temps de téléchargement.
10. Burst
Habituellement, le débit est verrouillé, on dit aussi shapée, à hauteur de la bande passante garantie par votre hébergeur. Cela risque de poser de vrais problèmes en cas de grosse montée en charge imprévue, créant un goulet d’étranglement.
Des dépassements peuvent cependant être accordés, et c’est ce qu’on appelle le burst. Ainsi, si j’ai une bande passante garantie de 10mbps, je serai bridé à 10mbps, mais le burst me permettra de monter à 100mbps le temps de mes pics de connexion.
Et voilà. J’espère que cet article, dont le but principal était de clarifier les choses entre les offres pro des hébergeurs low cost et les offres véritablement professionnelles vous aura servi à quelque chose. Quant à moi, je vous laisse, j’ai une entrecôte béarnaise sur le feu.

12 commentaires sur 10 clés pour comprendre les offres d'hébergement web »
Trackbacks sur 10 clés pour comprendre les offres d'hébergement web
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L'ergonomie web, l'utilisabilité et la qualité des logiciels sont trois grandes passions mises au services de ma profession.
alex de référencement blog about 1 hour plus tard :
Salut Fréd,
Juste un petit retour sur mes mauvaises expérience au niveau hébergeurs: - 1&1 en mutualisé a totalement coupé l’accès à la base de donnée, car nous étions trop consommateur, le problème c’est que nous n’avions même plus accès en admin (du coup on est parti avec une base de la semaine précédente) - OVH autant en mutualisé il n’y a pas beaucoup de soucis, autant l’offre Privé n’est pas au point (c’était il y a 3-4 mois), OVH a réussit à nous formater le disque dur, nous reprocher une mauvaise manipulation, pour revenir vers nous 15 jours après pour nous dire qu’il avait eu un problème technique et qu’il tentait la récupération des données.
Au niveau, du “SAV serveur dédié” c’était n’importe quoi, 30 minutes x 3 à 30c€/min, pour nous dire qu’il ne pouvait rien faire, il fallait réinstaller, puisque nous avions fait une mauvaise manipulation. J’appelle cette attitude la “mythomanie du techos incompétent” : “C’est votre kernel Windows 3.1 qui est en conflit avec le module Java d’Apache 2 v1.056.414 !” A peine caricatural :D
Amaury about 1 hour plus tard :
Merci pour cet article qui résume bien les différentes solutions existante :)
juste une correction paragraphe 1 : ” Celle-ci est entièrement administrée par l’hébereur” il manque un “g” à hébergeur ;-)
eko about 2 hours plus tard :
Pas trop d’accord sur le fait que hebergement mutualisé=prix bas pour petits sites. Les offres de mutualisés haut de gamme chez OVH sont supérieures sur bien des points aux petits serveurs d’entrée de gamme.
Anthony about 3 hours plus tard :
Petite précision, SLA est bien Service Level Agreement, et non pas Software.
De plus, SLA n’est pas non plus utilisé pour définir le temps d’intervention, mais bien le temps de résolution. Pour l’exemple, dans la société pour laquelle je travaille, nous avons défini le SLA à 99.7% ce qui signifie qu’il est accepté au maximum 2 de coupure mensuelle environ. Bien sur, si le service est coupé plus longtemps, il l’est, mais si la faute est chez l’infogérant, il y a des compensations financières.
Pour résumé, le SLA est bien le niveau de service attendu, et on y défini ce qu’on veut. Il est vrai que la plupart des hébergeurs y définissent un délai d’intervention et que dans un monde industriel, on y défini plutot un délai de résolution.
Guillaume about 4 hours plus tard :
Je trouve que tu mélanges un peu tout. Je passe sur les sociétés comme 1&1 ou Amen (que tu ne cites pas) qui sont tout sauf des professionnels de l’hébergement.
Il y a quatre types d’offres, dont une relativement nouvelle, et à chaque grand type différentes gammes :
-L’hébergement sur VPS, où l’on partage à plusieurs clients les ressources d’une machine physique (RAM, CPU). Par extension, les services S3 d’Amazon sont apparentés : je loue un service (ici de la bande passante et du stockage) sur une plate-forme physique mais “clusterisée” (découpé en n parts).
L’hébergement RPS (une nouveauté OVH, mais pas seulement proposée par OVH) : on associe un hardware propre (CPU, RAM) à un stockage réseau partagé. C’est donc une solution théoriquement plus intéressante que les VPS (en tous les cas pour un usage différent). Je pense qu’elle est appelée à se développer très rapidement.
L’hébergement sur serveur dédié. Comme tu le dis, l’hébergement te donne accès soit à son réseau, soit il met à ta disposition un serveur dédié (achat ou location) branché là aussi à son réseau. Il y a donc deux facteurs importants : la qualité de la machine louée/achetée et le réseau fourni par l’hébergeur. A cela viennent s’ajouter les garanties (SLA, délais d’intervention) et l’infogérance.
La société OVH propose de très bonnes machines couplées à un très bon réseau, mais elle n’est pas là pour fournir des prestations d’infogérance, qu’elle sous-traite d’une certaine manière à ses clients (revendeurs). Typhon est typiquement une société d’infogérance, et d’ailleurs je ne comprends pas pourquoi tu les cites en tant qu’hébergeur : à quel réseau sont-ils raccordés ? De quelles salles blanches disposent-ils ?
Ayant déjà travaillé avec PSINet, Colt et UUNET (dans une autre vie ;-)), ce sont là les véritables hébergeurs professionnels dont tu parles, qui ne proposent pas de solutions clé en main (à la OVH, 1&1, etc. pour ne citer que les plus “populaires”) mais en partenariat avec des sociétés d’infogérence qui elles fournissent machines et support technique (ex : waycom.fr).
Frédéric de Villamil about 5 hours plus tard :
@Alex : merci pour ces retours, cependant, le but de ce billet n’est pas de faire le procès ou l’apologie de telle ou telle société, mais d’essayer de clarifier les points les plus générateurs de confusion dans les conversations.
@eko : le terme de petits sites n’a rien de péjoratif et certaines offres d’hébergement mutualisé sont très bien, mais certainement pas adaptées à de gros besoins, que ce soient en termes de RAM, CPU ou bande passante.
@Anthony : au temps pour moi pour la terminologie. Pour le reste il me semble que c’est ce que j’ai dit.
@Guillaume : je n’ai volontairement pas parlé des RPS n’en ayant pas trouvé en dehors de chez OVH. Quand au reste, il me semble bien avoir fait la distinction entre hébergement low cost pour entreprises et véritable hébergement pro, ces derniers proposant parfois directement des services infogérées.
Sylvain 1 day plus tard :
Moi je suis de l’avis de Guillaume, tu aurais du parler du VPS et RPS même si seulement OVH propose ces produits. Ce sont des solutions à ne pas mettre de côté !
Frédéric de Villamil 1 day plus tard :
Sylvain : mais j’ai parlé des VPS, je leur ai même consacré deux points : un sur les VPS en eux-même et un sur la virtualisation.
Tu es certain d’avoir bien lu l’article ?
Sylvain 1 day plus tard :
Oups, pourtant j’ai bien lu l’article mais je ne sais absolument pas pourquoi j’ai marqué VPS…
Pour ma part je vais débuter avec une solution “pro” genre kimsufi ou dédibox pour me faire la main (webdev/designer+hébergement freelance), j’espère que j’aurais pas trop trop de couilles avec ça. En tout cas je vais pas avoir les moyens pour un vrai hébergement avec infogérance et tout ça… :(
Jean-Sébastien Mansart 1 day plus tard :
Dans les infogérés, tu aurais pu citer aussi claranet ou venigo…
Si j’ai bien compris, les offres “pro” de chez OVH, c’est pas top ?
Sylvain 2 days plus tard :
Jean-Sébastien Mansart > Je pense que ça reste pas mal pour des petites boites qui démarrent ou qui ont peu de moyens…
Sébastien Lucas 3 days plus tard :
Petite précision : Service Level Agreement ne veut pas dire uniquement la disponibilité. Souvent, il est réduit au simple “taux” de disponibilité où l’on parle de 99,XX% de disponibilité.
Les SLA peuvent être définies pour n’importe quel type de contrat de prestation (même hors informatique) où une certaine qualité est exigée. Dans les contrats d’hébergement, il peut y avoir aussi des contraintes de qualité (latence, délai de réponse du support, etc.)
Donc derrière le simple chiffre 99,XX% il peut y avoir tout et n’importe quoi. Les hébergeurs communiquent sur ce chiffre mais il correspond la plupart du temps aux garanties qu’ils fournissent sur des éléments communs (coeur de réseau, électricité, etc.) car ils ont fait les investissements nécessaires donc ils peuvent avancer ce type de chiffre. L’infogérant peut s’engager plus loin c’est à dire jusqu’à l’applicatif en passant par le matériel et l’OS.
Je rajouterais sur les offres infogérées qui permettent vraiment de mettre en place une infrastructure sur-mesure conçue et réalisée par des gens dont c’est le métier. C’est l’infra qui vient épouser les courbes de l’applicatif et pas l’inverse.
Par ailleurs, vous transférez une partie du risque chez l’infogéreur/hébergeur. C’est lui qui surveille et intervient en cas de panne de votre environnement et pas vous (bref, vous rendez le droit du sommeil à votre dev :)). C’est son problème plus le votre. En tout cas c’est comme ça chez nous (Oxalide).
On pourrait rajouter pléthore d’avantages mais ça se transforme en discours commercial :)