5 choses que vous ne savez pas à mon sujet (et vous ne vous en portez pas plus mal)

Je trouve un moment pour répondre à la chaîne qui a fait le tour de la blogosphère en quelques semaines et que m’a transmis Stéphane Thomas. Désolé Stéphane d’avoir été aussi long à répondre, mais il me fallait trouver des choses à narrer en rapport avec la thématique de ce blog, puisque j’ai pour principe de ne pas y raconter ma vie.

1– Je n’aime pas les chaînes

Petit, j’avais pour sacro-saint principe d’arrêter systématiquement ces chaînes stupides à base de cartes postales qui débarquaient à intervalles plus ou moins régulières dans la boite aux lettre parentale. Peu me chaulait qu’elles aient fait 15 fois le tour du monde à l’initiative d’une paralytique sourde et muette, et que mon acte me fasse courir le risque effroyable de voir brûler ma maison, perdre mon lapin nain d’une crise cardiaque, et voir mes numéros du loto sortir un jour où je n’aurais pas joué. L’entrepôt mitoyen a bien été ravagé par les flammes – et quelques tuiles de ma toiture par la gigue des pompiers – mais la maison maternelle est toujours là, le lapin nain de ma soeur va on ne peut mieux et profite d’une longévité exceptionnelle pour quelqu’un de son espèce, et je ne supporte pas les jeux de hasard.

Il en va de même pour les chaînes sur Internet, et je me retiens régulièrement pour ne pas ajouter les impudents transmetteurs à ma blacklist.

2– J’ai découvert Ruby en septembre 2003

J’étais à l’époque en mission chez EDF. Un matin, un ami qui était sur la même mission que moi a débarqué dans mon bureau tout excité “j’ai découvert un langage qui torche, ça s’appelle Ruby, et j’ai déjà fait [ajouter ici un truc de malade sachant qu’il avait découvert le langage la veille au soir]”.

Quelques mois plus tard, il débarque à nouveau dans mon bureau encore plus excité: “sur la mailing list de Ruby, ils viennent d’annoncer la création d’un framework qui va tout déchirer. Ça s’appelle Rails”.

3– Mon premier site web était en rouge et blanc sur fond noir avec des frames

Je me souviens d’une vraie soupe de balises faite sous le bloc note de Windows 3.11 pour Workgroup, avec déja un énorme problème : ce qui marchait chez moi sous Internet Explorer ne marchait souvent pas sur le Netscape de l’endroit où j’avais accès au Web. C’était il y a longtemps, très longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine.

J’ai très vite changé mon fusil d’épaule, et jusqu’à l’avènement du tout javascript cliqua convi, j’utilisais à 90% lynx, un navigateur léger, simple, disponible partout, et particulièrement sensible à l’abandon de la structure en tableaux imbriqués. Malheureusement, il ne supporte pas Javascript, et l’absence quasi systématique de progressive enhancement ou au moins de gracefull degradation sur les sites grand public l’a tué.

4– J’ai découvert les réseaux sociaux avec Orkut

J’ai découvert Orkut à l’été 2003, à peu près en même temps que Parano d’ailleurs, un autre réseau social. Je me suis rapidement aperçu des grandes vérités des réseaux sociaux :

  1. C’est épouvantablement chronophage.
  2. Pour que ce soit intéressant, il faut y passer un temps considérable.
  3. La mutation est tellement rapide qu’une absence de plus de deux jours équivaut quasiment à la mort. Les communautés à la mode ont changé, tout comme les gens influents, et plus personne ne vous (re)connaît. À l’époque, il fallait être actif sur ses réseaux sociaux quasiment 24 heures sur 24 d’une attention constante si on voulait comprendre un tant soit peu ce qu’il se passait.

5– Je n’aime pas le téléphone

Je n’aime pas le téléphone, je déteste ça même. On s’y fait spammer quasiment autant que sur les mails (enfin pas moi, mon portable est sur liste rouge), et c’est beaucoup moins pratique que le courrier électronique :

  • On ne peut pas répondre quand on veut.
  • On ne garde pas de suivi de la conversation.
  • Malgré les progrès des conférences, c’est toujours aussi difficile de suivre une conversation à plus de deux.
  • Je n’ai jamais trouvé comment envoyer un ficher Excel par téléphone

Cela dit, si vous voulez m’offrir un Iphone, surtout ne vous privez pas.

Voilà, vous savez tout. Quant à moi, je ne transmettrai cette chaîne à personne, histoire de ne pas changer mes bonnes habitudes.

Publié le 10 janvier 2007 à 21h22 Publié sous et Labels blogging, chaine

À propos

Frédéric de Villamil

Je m'appelle Frédéric de Villamil, et quand je ne déploie pas ma mauvaise humeur et ma mauvaise foi sur le Web, je suis un super héros chargé de sauver le monde. Vous pouvez me suivre sur Twitter.

  1. patrice le 11 janvier 2007 à 09h03

    Il y a une chose à savoir pour enfin apprécier le téléphone: on n’est pas obligé de décrocher si on en n’a pas envie.

    Ca surprend toujours mon entourage, mais je déteste être interrompu par le téléphone, alors je ne réponds simplement pas!

  2. JS le 11 janvier 2007 à 09h32

    Si on t’en offre 2, j’en veux bien un moi aussi…

  3. Thanh le 11 janvier 2007 à 12h13

    Si on t’en offre 3, j’en veux bien un moi aussi…

  4. neolao le 11 janvier 2007 à 15h45

    Si on t’en offre 4, j’en veux bien un moi aussi…

  5. vinc' le 06 février 2007 à 10h08

    inspiration quand tu nous tiens :p (merci jeffcroft :p)

  6. Olivier G. le 07 février 2007 à 08h25

    “Je n’ai jamais trouvé comment envoyer un ficher Excel par téléphone” Il faut un modem pour ça.

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