7 applications Mac méconnues dont vous ne pourrez bientôt plus vous passer

Les esprits chagrins prompts à critiquer la moindre initiative se plaindront certainement qu’en cette fin d’année je tombe sans honte ni vergogne dans la confortable paresse intellectuelle des listes toutes prêtes et des articles faciles à publier quelle que soit l’époque de l’année quand le manque d’inspiration vous tombe dessus comme les feuilles mortes sur le sol dans une complainte de de Cabrel ou comme une nouvelle MST sur un contingent de jeunes appelés envoyés dans un pays non pasteurisé sans quinine qui capote anglaise.

Que ceux qui sont parvenus au bout de cette introduction plus ou moins liminaire se rassurent. Je ne fais que penser à tous ceux qui, le coeur bien au chaud, les yeux dans la bière chez la grosse Adrienne de Montalant vomissent d’une gastro galopante la buche saumon - Ferrero Rochers avalée entre deux coupes de mauvais champagne au réveillon de l’ambassadeur et ne peuvent donc prêter qu’une oreille trop distraite aux élucubrations pourtant géniales de mon cerveau du même métal nourri aux fumets les plus délicat d’une cuisine aussi succulente qu’hivernale.

Les mêmes critiques chafouines pointeront également de leur doigt vengeur – non cousin, pas celui du milieu – une certaine réduction et une réduction certaine du nombre de logiciels proposés par rapport à l’excellente cuvée 2010 et au fabuleux millésime 2011. Ils auront raison. N’allez pas y voir un effet pernicieux de la crise économique qui frappe de plein fouet la ménagère de plus de 50 ans nourrie aux fantasmes de 50 Shades of Grey. Malgré les cheveux blancs qui, fourbes, entachent mon altière chevelure de leurs scarifications temporelles, il me manque au moins deux choses pour rentrer dans cette catégorie, et ce malgré un régime à faire passer la loi de finances espagnoles pour la grande époque des soirées Bounga Bounga.

Dans un soucis toujours plus pressant de rentabilité du temps que je n’ai pas, j’ai simplement optimisé une fois encore ma manière de travailler, réduisant le nombre d’applications utilisé à l’aune du nombre de fonctionnaires dans un gouvernement dirigé par Alain Madelin. Si vous voulez en savoir plus, il vous faudra attendre début 2013, ce qui implique de vous abonner en cliquant sur les boutons idoines en haut à droite de cette page, plus on est de fous, moins y’a de riz. Si ça c’est pas du teasing !

Ils ont disparu binaires et fichiers de conf

Exit Clarify, Acorn, PixelMator et LittleSnapper, renvoyés au rang peu glorieux d’usines à gaz imagières par l’excellente mouture d’Aperçu cuvée Mountain Lion, qui me permet d’effectuer 90% de mes traitements d’image sans avoir plus besoin de réfléchir qu’à la lecture du programme du parti communiste.

Exit également NetNewsWire sacrifié sur l’autel de la mort du RSS – oui j’y tiens – au profit d’outils plus souples et d’une curation plus fiable des informations. Voilà, trois ans après tout le monde, j’ai utilisé curation dans une note de blog, Dieu va pouvoir tuer une armée de chatons.

Exit encore Evernote, Things et toutes les applications de gestion de tâches le management c’est vraiment pas fait pour moi, remplacées par Textmate, son bundle Tasks, un wiki Github et quelque scripts maison.

Tout ça pour dire que, comme chaque année, j’ai fait la compilation des applications Mac indispensables à mon travail quotidien de tous les jours du lundi au dimanche et veilles de fêtes, celles dont je ne peux me passer sous prétexte de perdre 99.999% de ma productivité à plus ou moins 100%.

1. Alfred

Top 10 des applications Mac 2013 : Alfred App

Alfred est à la productivité sous Mac OS X ce que le cigare est à la présidence américaine : pratique, il sert à tout, ne prend pas de place et je ne connais pas mieux pour se faire plaisir en travaillant.

Alfred est à l’origine un lanceur d’applications créé par Véro et Andrew Pepperrell, qui s’est vu peu à peu doter de fonctionnalités totalement indispensables si vous voulez aller vite.

La plus importante d’entre elles ? La possibilité de créer des scripts faisant tout et surtout n’importe quoi, que vous pouvez appeler depuis Alfred. Au hasard : Twitter, effectuer des tâches groupés, ou, dans mon cas, envoyer une URL à wkhtml2pdf afin de capturer une page Web que vous pourrez immédiatement envoyer sur un dépôt Github, une sorte d’Evernote Clipper, sans avoir besoin d’utiliser Evernote.

Après trois ou quatre ans d’utilisation – il me semble avoir rencontré Véro à LeWeb 2008 – je me demande encore pourquoi Apple n’a pas racheté Alfred pour l’inclure de base dans Mac OS X.

Zeu good : La grande diversité de plugins disponibles.

Zeu bad : J’ai du mal à voir. Pas assez cher pour ce qu’il fait ?

Zeu pas du tout ugly : La possibilité de scripter dans le langage de son choix.

Prix : 15,00 £.

2. Textmate (2)

Top 10 des meilleures applications Mac 2013 : Textmate

Apparu en 2005, Textmate a été la raison de mon passage à Mac OS X après 10 ans sous Linux à crier “sapussaipalibre” dès que je voyais passer un logiciel propriétaire ou une licence payante.

Six ans plus tard, Textmate a eu du mal à évoluer. La version 2 a mis 5 ans à sortir, et elle est largement perfectible. Le monde du logiciel étant ce qu’il est, plusieurs concurrents sont apparus : SublimeText 2, Chocolat, Emacs. Je suis finalement rapidement revenu à mes premières amours, d’autan qu’à l’approche de Noël, la version 2 est devenue franchement utilisable.

Zeu good : définitivement le meilleur éditeur pour ceux qui veulent développer avec Ruby on Rails, mais pas seulement.

Zeu bad : la version stable disponible sur le site date un peu, et la version Github n’est clairement pas terminée.

Zeu pas du tout ugly : le système de bundles, en Ruby de préférence, la quantité de bundles disponibles.

Prix : 0,00 € pour la version 2, et si c’est gratuit, c’est dans mes prix©®™

3. Tweetbot

Top 10 des meilleures applications Mac 2013 : Tweetbot

Question : seriez-vous prêt à payer un client Twitter pour Mac 17,99 €, auxquels viendraient se rajouter 2,69€ pour la version iPhone et tout autant pour la version iPad ? Si la réponse est oui, peut-être ferez-vous partie des 100000 veinards qui pourront acquérir le meilleur client Twitter, et de loin.

Dans le cas contraire, votre réponse sera simplement une insulte aux gens qui produisent du code de qualité.

Outre l’interface léchée et les possibilités sans fin de personnalisation des flux, Tweetbot se démarque de ses concurrents par une utilisation intelligente d’iCloud, qui permet une synchronisation des flux entre vos différents terminaux sans avoir besoin de créer un énième compte sur un service que vous aurez oublié dans six mois.

Zeu good : la synchronisation par iCloud.

Zeu bad : le prix, si l’on oublie que Twitter leur a accordé une licence pour seulement 100000 clients.

Zeu pas du tout ugly : les filtres supportent les expressions régulières.

Prix : 17,99 €

4. Transmit

Top 10 des meilleures applications Mac 2013 : Transmit

Avec la HADOPItre et autres joyeusetés liberticides mises en places pour permettre à des industries dépassées de survivre sans avoir besoin d’évoluer – on murmure d’ailleurs dans l’au-delà que Darmin est devenu le patient nº1 de Freud – la nécessité d’utiliser un outil de transfert de fichiers supportant différents protocoles chiffrés s’est fait aussi évidente que les relations cachées entre Batman et Robin.

De tous les outils Mac OS X, Transmit est probablement le plus simple, le plus rapide et le plus complet à la fois. Ergonomiquement bien mieux foutu que son pendant libre, gratuit sur le site et à 21,99 € sur le Store Cyberduck, lequel a bien raison d’avoir pris pour icône un palmipède tant il me fait plus penser au vilain petit canard du FTP qu’à un objet que d’aucune planquera dans sa salle de bain, Transmit coûte tout de même la bagatelle de 29,99 €, ce qui ne fait pas cher la ligne de code, sauf pour ceux qui, comme moi, ont l’habitude de tout faire en ligne de commande.

Zeu good : de loin le meilleur outil de transfert de fichiers sur OS X.

Zeu bad : le prix, 29,99 € pour un truc qui fait aussi bien que lftp + sftp en ligne de commande, ça pique un tantinet.

Zeu pas du tout ugly : la synchronisation entre les systèmes de fichiers et le support d’Amazon S3.

Prix : 29.99 €, une version d’évaluation est disponible pour vous faire une idée.

5. Pocket

Top 10 des meilleures applications Mac 2013 : Pocket

Parce que les média sociaux et autre bullshit que l’on appelait Web 2.0 à une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître si leurs parents avaient l’intelligence de ne pas les laisser glander à faire n’importe quoi sur Internet sont souvent synonymes de surcharge d’information pour tous les hipsters qui les utilisent encore parce que c’était mieux avant, que Twitter est devenu trop mainstream mais que les informations intéressantes ne sont pas sur le dernier réseau alternatif pas encore à la mode et je sens que cette phrase interminable ne veut plus rien dire, Pocket est un peu ce qui vous permettra d’avoir à la fois le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière, ou du crémier, c’est selon.

Pocket vous permet de marquer des pages Web ou des liens – par exemple à l’intérieur de Tweetbot, comme le monde est petit, réduisant à néant les 6 pixels de séparation, les sauvegarder pour plus tard, et les afficher dans l’outil éponyme en un format lisible, c’est à dire aéré, et avec une police à serif fais moi peur, mais pas trop. L’avantage, c’est que ce n’est pas limité à Mac, ce qui vous permettra de synchroniser vos lectures sur iPhone, iPad et même Android si vous avez des goûts inférieurs.

Grâce à Pocket, j’ai la truffe humide, le poil luisant, et je n’ai plus de problèmes pour accéder aux liens mis en favoris sur Twitter parce que mon fournisseur d’accès n’a toujours pas de borne 3G à 30 mètres sous le bitume parisien.

Zeu good : ça se synchronise de partout.

Zeu bad : ne pas faire payer un truc si bien, ça cache forcément quelque chose.

Zeu pas du tout ugly : le bookmarklet Chrome.

Prix : totalement gratuit, pour un truc aussi bien, c’est une honte !

6. iTerm 2

Top 10 des meilleures applications Mac 2013 : iTerm2

Si tout comme moi vous faites parti de ces gens qui conchiez la souris, vouez le pointeur aux gémonies et considérez qu’on ne peut décemment servir du foie gras en entrée d’un dîner de fruits de mer – c’est l’un OU l’autre, pas l’un ET l’autre bande de ploucs nouveaux riches – iTerm2 sera bientôt pour vous ce que Peregrin Took Samwise Gamgee est à Frodo Baggins : un ami merveilleux, un partenaire indispensable et un excellent remplaçant à sa seule main droite les soirs de beuverie dans la Comté.

Parce que sérieusement, quand vous voyez ce que le pauvre garçon endure d’un bout à l’autre du livre, n’allez pas me dire qu’il n’y a entre les deux qu’une relation purement amicale. Ce ne serait pas humain – sic – de penser que seul Aragorn ait le droit d’emballer à travers les trois tomes du bouquin.

Zeu good : la division en panneaux qui permet de faire 4, 6 ou 9 choses à la fois sur chaque onglet en fonction de la taille de votre écran.

Zeu bad : j’aimerais pouvoir nommer chacun des onglets de manière définitive histoire de ne pas m’y perdre. J’en ai tout de même 7 ouverts en permanence, plus en moyenne que sur mon navigateur, et je commence à avoir du mal à m’y retrouver au premier coup d’oeil.

Zeu pas du tout ugly : la possibilité de sauvegarder plusieurs profils, indispensable pour les serial consoles (pouf pouf pouf).

Prix : gratuit, mais rien ne vous empêche de faire un don à l’auteur du projet si vous voulez que l’open source continue à produire de bons logiciels.

7. Pomodoro

Top 10 des meilleures applications Mac 2013 : Pomodoro

Si vous faites un tant soit peu de cuisine, vous avez certainement toujours une ou deux tomates dans votre bac à légumes dès que vient la saison de ce délicieux Solanum lycopersicum de la famille des Solanacées : élément indispensable de la ratatouille, elle vient également agrémenter des salades un peu trop ternes, vous renseigner sur le temps de cuisson des aliments et augmenter votre productivité.

C’est bien de ce dernier domaine dont je parle, et plus particulièrement de la technique Pomodoro, du nom de ce fameux chronomètre en forme de… tomate, que je m’amusais à cacher sous le canapé de ma grand mère étant enfant sans réaliser qu’elle en entendait parfaitement l’obsédant tic tac.

De toutes les implémentations disponibles, j’ai opté pour celle d’Ugo Landini pour une seule raison : elle me permet d’associer des scripts – malheureusement en AppleScript à chacun des événements liés à un Pomodoro : forcer la coupure de Tweetbot et de mon client mail au début, les relancer à la fin…

Zeu good : la simplicité.

Zeu bad : visiblement il a été retiré du store français, il va falloir siouxer un peu pour le récupérer.

Zeu pas du tout ugly : la possibilité d’associer des scripts à un Pomodoro.

Voilà, c’est fini, comme le bêlait Jean-Louis Aubert à l’époque où il a compris qu’il devrait tourner la page Téléphone pour mieux imiter Julien Clerc à l’époque au sommet de son art – sic. Je ne vous ai volontairement pas présenté le top des applications à installer pour toute personne s’offrant un Mac, peut-être que cela viendra, mais celles que j’utilise quotidiennement pour aller plus vite, être plus fort et aller plus hauuuuuuuuuuut… chanter plus faaaaaux jusqu’à faire exploser les vitres !

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    Par Diije 25/12/2012 at 08h30

    Merci pour cette liste bien sympathique.

    Pour ma part j’utilise également Transmit comme client FTP, depuis que je suis passé à Mac OS X. D’ailleurs l’éditeur (Panic) propose également un excellent éditeur de code (Coda), que j’ai utilisé un temps (avant de passer à Sublime Text 2, qui est bien plus léger et fournit quand même les fonctionnalités dont j’ai besoin au quotidien).

    Personnellement ça ne me choque pas de payer une trentaine d’euros pour une application si celle-ci fait bien son boulot.

    (Joyeux Noël ;p)


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    Par Midori 25/12/2012 at 14h34

    Tweetbot est tellement bon que j’ai craqué aussi pour leur version mobile…. Et sinon, Rhooo, moi je voulais découvrir des logiciels, et là, tu me confirmes seulement que ce que j’ai c’est du bon… ;-)


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    Par Remiforall 25/12/2012 at 22h52

    J’ajouterai “espresso” comme éditeur de texte (css, js, htm…), visualisation d’images et transfert (s)ftp


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    Par Thomas L. (@ookook) 26/12/2012 at 08h16

    Je devrais te coller un procès pour le screenshot de iTerm2 :)

    Blague à part, le coté web d’Alfred, je le remplace au quotidien par l’excellent escaline (http://escaline.org/) désigné comme moteur de recherche par défaut (http://escaline.org/doc/browser_integration.html) : outre les dizaines (centaines?) de raccourcis déjà existant, la possibilité de pouvoir scripter les siens à volonté est un facteur de productivité complétement démentiel… comme l’escaline :)


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    Par Jonathan 26/12/2012 at 09h00

    Sans vouloir jouer mon fanboy pointilleux, je voulais juste savoir si tu n’avais pas confondu Peregrin Took et Samwise Gamgee (c’est plutôt Sam qui suit comme un laquais le bon vieux Frodo, Pippin, lui, s’acoquine plus volontier avec Merry ^^)

    Sinon très bon TOP 7, même si je préfère SublimeText à TextMate.

    J.


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    Par Frédéric de Villamil 26/12/2012 at 09h27

    @mido : ce billet s’adressait plutôt aux gens qui viennent d’acquérir un Mac. Je dirais qu’il prouve soit que tu as bon goût en termes de logiciels, soit que tu fais partie des “power users”.

    Ook : tu peux toujours essayer pour le procès :-). Je ne connaissais pas Escaline, je vais tester.

    Jonathan : oui, effectivement, et c’est impardonnable de ma part, d’autant que j’ai revu le premier le 24 au soir en montant les jouets de ma fille… Je vais aller me flageller avec des orties fraiches.


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    Par aymeric 30/12/2012 at 11h41

    Un truc pour gagner du temps et éteindre son Mac sans la pénible confirmation : http://elban.fr/eteindre-mac-sans-confirmation/


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