Typologies des émetteurs d’appels d’offres

Le 15 Mar 2006 à 15h49 | 2 commentaires

Dans mes réponses à appels d’offres, je tombe généralement sur deux types d’organismes émetteurs.

Les premiers se trouvent devant un problème aux enjeux et à la problématique circonscrits soit en interne soit à l’aide d’un consultant externe. L’appel d’offres exprime clairement les besoins du client, délimite le périmètre d’action de l’intervenant et la tranche budgétaire minimum et maximum allouées à la résolution du problème rencontré. Ces organismes externalisent sa résolution par absence de compétences métier en interne ou par le caractère éphémère du problème. Il arrive aussi que l’appelant possède les compétences en interne, mais que la mise en place d’une solution en interne coûte plus cher que l’externalisation sur une plate-forme existante.

Aime, et fais ce que te plaît.

Le 20 Feb 2006 à 09h00 | aucun commentaires

Une des choses que j’apprécie fortement dans mon nouveau poste, c’est que je travaille à peu près sur ce que je veux.

Si les gens prenaient l'habitude de réfléchir à plusieurs, les choses iraient sans doutes bien mieux

Le 17 Feb 2006 à 08h59 | 1 commentaire

Les 12 travauxDans ce billet, le lecteur verra que le plus court chemin pour se rendre d’un point A à un point B a toujours été la ligne droite, dès lors que les deux points se trouvent exactement l’un en face de l’autre, ou comment une API un tant soit peu bien pensée résoudrait les problèmes de bien des utilisateurs.

Comment bien planter son appel d’offre

Le 09 Feb 2006 à 16h22 | aucun commentaires

stabilo bossOn pourrait penser – à tort – que la plus grande partie du temps passé à répondre à un appel d’offre réside dans la rédaction de la partie technique. C’est évidemment faux, sauf dans le cas très précis d’appels d’offre exigeant la conception complète d’une application ou d’une architecture en guise de pré requis. Je passe habituellement 80% de mon temps à lire les Conditions de Rendu un marqueur fluo à la main.

Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement

Le 24 Jan 2006 à 13h37 | 1 commentaire

Clarté, concision et précision sont les trois mamelles d’un dossier bien ficelé. Le contenu lui-même passe après.

Clarté, parce que “ce qui se conçoit bien s’énonce clairement”. Un dossier fouillis ou obscure passera immédiatement à la trappe. Les points importants doivent immédiatement ressortir. Le contenu doit être compréhensible et sans ambiguïtés dès la première lecture.

Concision, parce que rien n’est plus agaçant qu’une phrase dont on a oublie le début en arrivant à la fin. Des phrases simples et courtes - sujet / verbe / un à deux compléments - valent mieux qu’un long discours ampoulé et lénifiant. Le contenu en est d’autant plus percutant qu’il ressort facilement. Et le lecteur n’aura pas l’impression qu’on cherche à le berner.

Précision, parce que c’est bien de montrer qu’on sait de quoi on parle. Quelqu’un de précis rassure son interlocuteur. Quelqu’un qui délaye l’inquiète et l’ennuie, quand il ne l’endort pas.

Jeu de hasard

Le 20 Jan 2006 à 14h46 | aucun commentaires

Répondre à un appel d’offre relève à la fois du poker, de la roulette russe, et du jeu de pile ou face. Si Corinne Charby jouait sa vie à pile ou face, indifféremment, il faut croire que mes nerfs ne sont plus ce qu’ils étaient, et je ressens une certaine pression à l’annonce du résultat de la consultation.

La partie de poker, c’est parce qu’on sait éventuellement qui joue, et encore, mais certainement pas ce que l’adversaire a en main. Il faut donc savoir bluffer en tenant compte d’une contrainte pas évidente à évaluer: si le prix demandé pour la prestation est trop élevé, l’offre sera rejetée (le prix de la prestation compte généralement pour 40 à 60% de la note globale d’un dossier), mais si au contraire il est trop faible, l’offre sera considérée comme non crédible.

Première victoire

Le 17 Jan 2006 à 08h55 | aucun commentaires

Entre l’arrivée de mon nouveau jouet, les habituelles réunions de début de semaine, le surcroît de travail de dernière minute, les urgences pas si urgentes, les urgences vraiment urgentes et la nécessité tout à fait humaine de me sustenter, je n’ai pas vraiment eu le temps de me réjouir de la bonne nouvelle : j’ai remporté mon premier appel d’offre, le second auquel je répondais depuis que j’ai commencé ce travail. Le premier avait été purement et simplement annulé pour raisons politiques ; quand je vois le manque de respect pour le travail d’autrui que montrent certains de nos édiles, ça me rend positivement malade. Il n’est pas étonnant que les mairies communistes – il en reste – sous traitent leurs activités sensibles à des entreprises privées : elles ne travaillent pas forcément bien, mais au moins travaillent-t-elles.

Première étape franchie

Le 10 Jan 2006 à 13h40 | 2 commentaires

Je viens de recevoir la confirmation de la recevabilité de la réponse à mon second appel d’offre. Je rentre maintenant véritablement dans la danse des admis à concourir. Une réponse à un appel d’offre se compose d’une enveloppe administrative et d’une enveloppe contenant la réponse proprement dite. Si l’enveloppe administrative ne se conforme pas parfaitement aux exigences de l’appelant et au code des marchés publics, la seconde enveloppe n’est même pas ouverte.

C’était vraiment un dossier comme je les aime, dans lesquels tout est fait pour faciliter la vie des entreprises amenées à répondre. Le Cahier des Clauses Techniques Particulières (CCTP) tenait lieu de cahier des charges fonctionnel pratiquement détaillé, la solution technique n’était pas à élaborer dans la réponse, et la seule chose qui nous était demandée était un organigramme fonctionnel détaillé accompagné de visuels de l’application.