Arrêtez de me parler des fonctionnalités, ça ne me fera pas utiliser votre produit (au contraire)
Le foisonnement de nouveaux produits auquel on assiste depuis maintenant près de cinq ans a permis l’émergence de nouveaux outils, très puissants, souvent inutiles et parfois indispensables. Conséquence logique de ce bouillonnement qui agite le web, l’apparition d’un nombre incroyable de clones quasi parfaits des services à succès du moment.
Afin de combler leur retard sur leurs aînés, ces me too ont le plus choisi la solution de facilité en jouant la surenchère de fonctionnalités, au détriment de la réelle utilité pour les utilisateurs.
Cela explique probablement l’échec d’un grand nombre d’entre eux, malgré une idée de départ pourtant originale, ou un positionnement intéressant au regard de la cible visée. Je suis personnellement un adepte de la déflation fonctionnelle ; quand je vois que les utilisateurs les plus avancés se servent moins de 20% de leurs logiciels bureautiques, avec une utilisabilité pensée en dépit du bon sens, je ne peux pas m’empêcher de me dire que j’ai raison.
Quand je fais l’acquisition d’un outil, ou que je commence à utiliser une application web ou non, je veux avant tout qu’elle me permette d’aller d’un point A à un point B en me facilitant la vie d’un bout à l’autre du processus. Inutile, donc, de m’énumérer la liste des features que vous allez me proposer, il y a 9 chances sur 10 pour que je oppose une fin de non recevoir, quitte à me passer d’un outil par ailleurs excellent.
Je me contre fiche que votre marteau ait un côté frappeur, et un côté arrache clou. En revanche, la manière dont il s’intègre au processus de montage / démontage des étagères Billy dans lesquelles je range ma collection de livres de science fiction m’intéresse beaucoup plus.
Il est peut-être temps qu’on cesse de s’attacher au “quoi” pour prendre un peu de recul et s’intéresser au “comment”, ça ne peut que faire du bien. D’abord aux applications qui font des crises de boulimie fonctionnelle. Ensuite aux utilisateurs qui cesseront d’utiliser des logiciels qui font le café, mais conçus la tête dans le guidon, et en dépit du bon sens.
Publié le 13 novembre 2008 à 11h36 Publié sous Ergonomie web et logicielle
Mots clés web, software, utilisabilité, fonctionnel, logiciel
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10 commentaires sur Arrêtez de me parler des fonctionnalités, ça ne me fera pas utiliser votre produit (au contraire) »
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Par max le 13 novembre 2008 à 12h15 :
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Par JB Balleyguier le 13 novembre 2008 à 14h52 :
D’où à mon sens, l’utilité des architectures orientées services, qui devraient permettre de proposer des services à la demande (de l’utilisateur bien sûr); et facturer de la même façon…
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Par geff le 13 novembre 2008 à 22h01 :
Quoi ??? Il te faut un marteau pour monter une étagère Billy ?? :)
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Par Frédéric de Villamil le 13 novembre 2008 à 22h33 :
Max : je sais, et j’ai déjà refusé une fois un ping de leur part.
Geff : le marteau rentre dans deux étapes de la fabrication d’une Billy : 1. pour fixer le fond des étagères (6 clous) 2. pour fixer l’étagère au mur via le crochet prévu à cet effet
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Par Harry Seldon le 14 novembre 2008 à 20h20 :
“les utilisateurs les plus avancés se servent moins de 20% de leurs logiciels bureautiques”
Ouais mais est-ce que tout le monde utilise les MEMES 20% ? Je n’en suis pas si sûr. De même pour les applis webs. Du coup si tu fais trop simple tu perds qd même des utilisateurs.
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Par Zavie le 15 novembre 2008 à 00h49 :
Je dois avouer que de cet article, c’est la mention des étagères Billy qui me plaît le plus. Et ton commentaire en réponse est la cerise sur le gâteau.
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Par geff le 15 novembre 2008 à 13h35 :
hargg !! Effectivement : le fond et le crochet !
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Par Sylvain | Akostic.com le 18 novembre 2008 à 15h06 :
Bonjour,
Je partage ton point de vue et cela me rappel une citation du fondateur de Twitter : “De la restriction nait l’usage”
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Par Marc le 22 décembre 2008 à 09h18 :
Le fond de cet article est passionnant. En effet la majorité des articles d’ergonomie et d’utilisabilité parle à 99% d’objets graphiques (fonctionnalités, manière d’agencer un formulaire, le bouton est-il bien localisé, …) mais toujours de manière décontextualisée, sans parlé de la motivation de base des humains que nous sommes avant d’être internaute. Pour moi l’utilisabilité et l’ergonomie permettent de gérer la masse des sites mais si on veut un site efficace, il faut d’autres connaissances et expertises : les sciences comportementales.
Pour plus dinfo : http://www.simplifyinginterfaces.com/2008/06/il-est-temps-de-mettre-a-jour-la-usability/
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Par toupil le 23 juillet 2009 à 13h24 :
Je ne partage pas totalement ton avis. Il suffit de voir le nombre de personnes qui utilise igoogle ou netvibes … un agrégateur de services
Plus il y a de services, plus le portail personnalisé fonctionne.
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L'ergonomie web, l'utilisabilité et la qualité des logiciels sont trois grandes passions mises au services de ma profession.
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