Candidatures spontanées, renseignez-vous plutôt deux fois qu'une sur votre futur employeur
Se renseigner en détails sur sa potentielle future société avant même la première rencontre est à plus d’un titre une démarche fondamentale de la recherche d’emploi efficace. Cela montre à la fois votre intérêt pour votre interlocuteur, tout en vous prévenant contre les erreurs d’orientation dont on s’aperçoit parfois seulement après plusieurs mois de période d’essai. Vous évitez ainsi à votre interlocuteur de perdre son temps, tout en faisant de même pour vous. J’avais déjà abordé le sujet à plusieurs reprises dans mes billets consacrés à la recherche d’emploi et au recrutement.
Si la prise de renseignements ne peut parfois s’avérer nécessaire qu’au moment du premier entretien dans le cadre d’une réponse à une offre d’emploi, il en va tout autrement de la candidature spontanée. Dans le premier cas, les limites du poste sont à priori bien établies, et les exigences en termes d’expérience suffisamment claires, même si on vous demandera souvent d’être Superman avec deux ans d’expérience pour un premier emploi. On rencontre évidemment des surprises au moment de l’entretien – l’annonce ne correspond que très rarement à la réalité du terrain – mais dans l’ensemble, pas tant que ça.
Dès qu’on en vient à la candidature spontanée, la donne change du tout au tout, parce qu’on se lance clairement en territoire inconnu. La prise de renseignement intensive doit donc se faire à priori de l’envoi du CV et de la sacro-sainte lettre de motivation manuscrite, afin de ne pas se griller de manière définitive auprès d’une société, ou, dans le meilleur des cas, de ne pas voir des heures de rédaction appliquée passer directement de l’enveloppe à la poubelle.
On se documentera avant tout par le type de profils engagés par la société pour le poste désiré. Certaines entreprises ne recrutent que des diplômés de certaines écoles, et malgré vos compétences, la non possession du diplôme adéquat vous en fermera à jamais la porte. Ce point reste particulièrement valable dans les grandes entreprises françaises. La meilleure parade dans ce cas consiste à connaître au moins un de vos futurs collègues, voire à y retrouver d’anciens camarades de promotion.
D’autres sociétés possèdent des grilles de salaires indexés à la fois sur le poste, l’ancienneté et les diplômes obtenus. En connaître l’existence – et recouper ceci avec le salaire de personnes titulaires du même genre de poste que celui auquel vous aspirez en fonction du classement annuel des écoles – vous permettra de vous faire une idée relativement claire du réalisme de vos prétentions salariales.
Enfin, last but not least, il est toujours bon de connaître à l’avance les opportunités de postes non déclarées, afin de ne pas envoyer votre CV dans le vide. Cela peut passer par l’existence avérée d’un poste en instance d’ouverture, ou par un besoin manifeste dans les faits que votre candidature viendra révéler et éventuellement remplir. C’est évidemment là qu’une candidature spontanée à le plus de chances de passer – outre l’existence d’offres d’emploi perdues dans la nature – et cela montre surtout l’importance fondamentale de se composer un réseau professionnel, encore plus quand on ne dispose pas d’une solide expérience et de diplômes reconnus.
Commentaires
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Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.
Yarrow about 10 hours later:
Je vois que tu parles de lettre de motivation manuscrite. C’est toujours d’actualité ? Même dans les entreprises de “NTIC” ? Même pour un stage technicien et/ou ingénieur ?
Merci d’avance.
giz404 about 10 hours later:
@Yarrow : Pour ma part, j’ai du rédiger pas mal de lettres manuscrites à ma sortie d’études il y a 3 ans. Depuis, je n’ai plus jamais postulé autrement que par e-mail. Quelques entreprises continuent d’exiger des lettres manuscrites, mais il souvent assez facile de les repérer :
cas 1 : très grosse entreprise ou l’inertie est forte et où les mentalités évoluent plus lentement, où qui ont suffisament d’argent pour soumettre les lettres reçues à des analyses graphologiques effectuées par des cabinets externes (oui oui, ça existe encore)
cas 2 : entreprise dont les NTIC ne sont pas le coeur de métier. Le profil qu’on recherchera sera souvent une place dans le service technique, mes les ressources humaines fonctionneront toujours de façon traditionnelle.
Frederic de Villamil about 11 hours later:
Yarrow : si tu postules à la DSI d’un grand groupe, NTIC ou pas, tu devras quasiment à coup sûr passer par la lettre de motivation manuscrite, parce que, comme le faisait remarquer Giz404, les RH n’évoluent pas forcément au même rythme que la technologie, et, dans ce cas précis, les analyses grapho ne sont pas rares.
grima about 13 hours later:
Venant de mettre un terme à 3 mois de recherche d’emplois intensive (par un job \o/), j’ai toujours envoyé ma lettre de candidature en format PDF accompagnant le CV. Ça ne m’a jamais empêché de décrocher des entretiens (l’orthographe par contre …).
Après, je cherchais clairement dans les ITC et plutôt les petites structures (même si j’ai postulé aussi pour de plus grand groupes).
Lazlo about 16 hours later:
Pourquoi ce post Fred? Ceci te concerne t-il en premier chef, ou est ce afin de préparer au mieux tes lecteurs à la recherche d’emploi? Aurais tu subi une quelconque désillusion chez ton employeur actuel, puisque ton arrivée chez eux, si je ne me trompe est encore assez fraîche?
Frederic de Villamil about 20 hours later:
Grima : félicitations polo. Comme tu le dis, tu cherchais dans les TIC, et ça change beaucoup de choses, surtout en PME.
Lazlo : non, il n’en est pas question à l’heure actuelle et je suis ravi de mon employeur actuel. La recherche d’emploi et le recrutement sont simplement deux thèmes qui m’intéressent pour m’être retrouvé des deux cotés de la barrière, et j’écris périodiquement dessus. Ce billet était dans mes cartons depuis un bon moment, et je l’ai simplement ressorti hier, sans aucune relation avec les événements actuels.