Le Rayon UX

La radiographie du Web en temps presque réel / thème en chantier (je m'appelle Teuse)

Ergonomie web et logicielle

Hojoki, le lifestream d'entreprise se dote d'une version mobile

Hojoki

Hojoki, le lifestream d’entreprise que je vous avais présenté l’hivers dernier vient d’annoncer sa version Web doublée de la disponibilité prochaine d’applications natives. Si la mobilité ne s’impose pas à toutes les applications en ligne, elle s’avère nécessaire dès lors qu’il s’agit de suivre un flux d’activité on the go.

Hojoki a bien évolué depuis ma rencontre avec son fondateur Martin Böhringer en décembre dernier. Le service a gagné un grand nombre de connecteurs là où le choix se limitait à Google Docs, Twitter et Delicious. Vous pouvez désormais suivre votre activité sur Cloudapp, Dropbox, Evernote, Highrise, Github, Google Calendar, Google Contacts, Mendeley, Pivotal Tracker, TaDa List et Zendesk. La liste des applications, très orientée gestion de projets et développement montre que Hojoki suit la démarche de Phil Libin avec Evernote : créer une application qui résolve les problèmes d’une boite de 3, 10, 100, puis… employés : la sienne.

Si j’aime beaucoup Hojoki sur le principe, je ne parviens pas à l’utiliser quotidiennement : l’application est en lecture seule, et ne me permet pas d’interagir directement sur les mises à jour de mon flux d’activité. Si je commente un push sur Github depuis Hojoki, ma contribution reste dans Hojoki, elle n’est pas ajoutée au fil de discussion sur Github. Je suis obligé d’effectuer un copier / coller dans un nouvel onglet, et je perds le temps que rassembler mon flux d’activité me fait gagner. Quand vous travaillez depuis quatre ans sur un réseau social d’entreprise, vos attentes sont forcément élevées en la matière.

La version mobile est encore plus limitée, puisque les commentaires ne sont pas disponibles. C’est d’autant plus troublant qu’il est en revanche possible de supprimer des connecteurs, et même supprimer son compte depuis la version mobile.

Hojoki mobile

L’affichage reprend les informations importantes du life stream Web et les espaces de travail, même si on se heurte à un très gros – et double – problème de lisibilité :

37% de l’écran est consacré à l’affichage des contrôles du navigateur mobile, des contrôles de l’application Web et du titre de l’espace de travail en cours, ce qui laisse la place à seulement 3 éléments. On sent ici une tentative de copier l’application native, avec des éléments de contrôle fixes qui empêchent de profiter de l’écran de l’iPhone.

L’affichage des informations n’est pas du tout optimisé et prend beaucoup trop de place. À ce sujet, le flux d’activité fourni par défaut sur iOS et des applications comme Tweetbot sont deux très bons exemples d’inspiration, même si je connais par ailleurs les difficultés causées par le format choisi.

Tweetbot et le notification center d'IOS

Ce n’est pourtant pas le plus gênant. Plusieurs défauts fonctionnels rendent la version mobile d’Hojoki peu utilisable, voire inutile, et c’est bien dommage.

Le premier est l’impossibilité d’envoyer les liens ouverts dans une application type Read It Later, ou de les enregistrer localement pour une lecture hors ligne. Je passe près de deux heures par jour dans les trains de banlieue, et les fréquentes coupures de réseau rendent les applications en ligne très pénible à utiliser, voire totalement inutilisables.

Le second est l’absence d’un système de push. À quoi cela me sert-il de suivre un flux d’activités sur un terminal mobile si c’est pour ne pas recevoir d’alertes ? Si je dois me rendre sur le service pour obtenir les mises à jour de mon activité dans le cloud, avant de me connecter aux services nécessaires, j’ai plus vite fait de bookmarker les différends service que j’utilise.

Ces deux problèmes relancent pour moi le débat entre application Web et application native. Les deux fonctionnalités manquantes sont aujourd’hui l’apanage des App Stores, et montrent finalement que toutes les applications n’ont pas besoin de version Web, le parallèle étant également vrai pour les applications natives.

Published on 27/04/2012 at 20h21 under . Labels , , , , , , ,

Une navigation faussement horizontale intelligente sur We Are Tennis

Au mois de décembre dernier [1], j’ai été invité par BNP Paribas (merci Marie) à l’open de tennis de Bercy, l’occasion pour moi de voir deux matchs sympas en loge, de me gaver de petits fours, et de découvrir We Are Tennis, le site du groupe BNP Paribas dédié au… tennis, ah ben ça alors.

Published on 10/01/2012 at 07h54 under . Labels , , ,

10 applications à offrir à votre Mac avec l'argent de la revente de vos cadeaux de Noël

Tatie Josette est enfin repartie. Vous avez fini de vomir digérer le saumon au chocolat et la dinde fourrée aux Ferrero. Il est maintenant temps de revendre sur eBay le merveilleux pull jacquard tricoté main, le cendrier en nouilles fabriqué par les petits orphelins du Rouanda et l’épilateur / pèse personne tout en un offert par votre désormais ex petit copain. Et comme je sais bien que vous ne m’offrirez rien avec l’argent ainsi récolté, peut-être pourrez-vous faire plaisir à votre fidèle Mac à la place. Après tout, lui ne vous a jamais dit que vous étiez grosse et poilue. Il est beaucoup trop poli pour ça.

Published on 26/12/2011 at 20h45 under .

Pourquoi vous allez détester le nouveau Twitter pour iPhone

Qu’est-il passé par la tête du directeur produit de Twitter quand il a décidé de lancer leur nouvelle application iPhone ? Entre la volonté de faire le pire client de l’histoire du service – même leur première Web application était meilleure – et un soudain élan de philanthropie envers ses concurrents matérialisé par cet énorme cadeau de Noël, mon coeur balance. Le nouveau client Twitter pour iPhone n’est pas mauvais, c’est une catastrophe.

En théorie, je n’aurais même pas du m’en apercevoir. Je n’utilise plus Twitter depuis presque un an, remplacé par l’excellent Tweetbot, mais il a eu la bonne idée de pourrir la vie de tout le monde, y compris ceux qui l’ont installé mais ne veulent plus l’utiliser.

1. La disparition du slide to reply.

Pourquoi Twitter a-t-il décidé de supprimer l’accès aux fonctionnalités d’interactions d’un simple glissement du doigt ? Au lieu de cela, les utilisateurs doivent basculer sur un écran dédié au tweet en question.

Il peut alors :

  1. Y répondre.
  2. Le retweeter.
  3. L’ajouter aux favoris.
  4. Découvrir les conversations subséquentes.
  5. S’abonner directement à son auteur.

Écran de réponse à un Tweet.

Ce dernier point est une fausse bonne idée pour plusieurs raisons :

  • C’est le seul élément de l’interface qui ne soit pas relié au message affiché.
  • Il est rare de s’abonner à un nouvel utilisateur sur la base d’un seul message sand être allé voir son profil auparavant.

Pour un gros utilisateur, ce changement est très désagréable :

  • Je dois changer deux fois d’écran chaque fois que je veux répondre à quelqu’un.
  • Je ne peux plus retweeter vite fait un truc drôle ou intéressant.
  • Je ne peux plus ajouter les tweets à lire plus tards en favoris à la volée comme je le faisais autrefois.

Ce changement qui ne se justifiait pas va entraîner une baisse importante des interactions entre utilisateurs, puisqu’elles demandent beaucoup plus d’efforts qu’auparavant.

2. La remise à zéro des paramètres de notifications.

Quand je suis passé à Tweetbot, j’ai soigneusement désactivé l’envoi de notifications depuis l’application Twitter. Je n’avais pas vraiment besoin de les recevoir en double, et j’utilise en plus un paramétrage particulier afin de ne pas afficher les messages privés au vu et au su de tout le monde. Imaginez ma surprise quand mes mentions ont commencé à remonter en double ce matin, et que mes discussions privées se sont affichées à l’écran de mon téléphone verrouillé. Un coup d’oeil dans les paramètres des notifications de l’iPhone me confirmait que Twitter les avait toutes réactivées.

Notifications réactivées.

3. Accès aux messages privés catastrophique

Vous iriez chercher la liste de vos messages privés dans un sous onglet de l’onglet comptes vous ? Non ? Moi non-plus. C’est pourtant ce que fait Twitter, avec pas moins de trois actions pour accéder à vos conversations :

L'accès aux messages privés.

  1. Passer sur l’onglet comptes.
  2. Passer sur l’onglet messages privés.
  3. Sélectionner la conversation à suivre, puisque les messages de plus d’une ligne ne sont pas affichés en entier.

D’ailleurs, quelqu’un peut m’expliquer pourquoi le fait de sélectionner la zone de saisie pour répondre à un message direct entraine un scroll jusqu’en bas de la conversation alors qu’elle ne bouge pas sur l’application SMS qui a exactement le même look and feel ? C’est aberrant, je fais comment si j’ai besoin de garder une information sous les yeux ?

4. De nouvelles vues ni pratiques ni intuitives.

Quand j’ai appris que Twitter avait retiré l’affichage des boutons d’action au glissement du doigt, je me suis demandé si cette nouvelle version n’avait pas été conçue au profit des lecteurs, et au détriment des émetteurs. Même en ce tenant au paradigme des 80/20, ça n’aurait pas été une très bonne idée. La prise en main de l’application m’a tout de suite fait changer d’avis : les consommateurs de contenus sont aussi floués que les émetteurs.

Outre l’accès aux messages privés aberrants, ce qui m’a le plus choqué est la refonte des vues.

Les nouvelles vues.

  1. La mise en place de marges en haut, à gauche et à droite fait perdre de l’espace de lecture par rapport à un affichage sur toute la largeur de l’écran. Résultat : on affiche un tweet de moins sur la vue principale. Sur un grand écran, ce n’est pas bien grave, mais sur un téléphone mobile, c’est juste idiot.
  2. La vue interactions est peu intuitive, et fait double emploi avec la vue Mentions.
  3. Le comportement visuel – affichage des conversations notamment – diffère de celui de la page d’accueil dans laquelle il faut taper sur un tweet pour en afficher le discussion.
  4. Enfin, on peut se demander ce que fait la recherche sur cet écran alors qu’on ne la trouve sur aucun autre. Puisqu’elle est destinée à chercher des utilisateurs, aurait été bien mieux au dessus des listes des followers ou des personnes suivies, et non au dessus de contenus. Résultat : à moins de la sélectionner, le risque de se méprendre sur sa destination est grand.

Et puis, quand vous commencez à voir un onglet dans un onglet dans… ce n’est jamais très bon signe.

Yo dawg, I heard you liked tabs, si I put a tab in a tab so you can browse your tabs while you browse your tabs.

Que dire de plus sur cette nouvelle application Twitter ? Pas grand chose en fait, et ce n’est pas faute d’avoir cherché quelque chose qui puisse la sauver. J’espère que les équipes de Twitter feront un salutaire retour en arrière, qui n’arrivera pas avant quelques jours, même si pour eux les délais de l’App Store doivent être un peu raccourcis. À quelques jours des fêtes, cette nouvelle version est en tout cas un superbe cadeau de Noël offert à la concurrence.

Published on 10/12/2011 at 09h29 under .

Google vous avertit quand vous utilisez par erreur votre ancien mot de passe

Comme vous tous – enfin j’espère, sinon vous n’êtes pas dans la merde – je change régulièrement mon mot de passe sur les différents services auxquels j’ai souscrit. Et tout comme vous, j’ai conservé l’intégralité des e-mails de confirmation d’inscription aux services que j’ai pu utiliser depuis 2001, date de mon dernier crash.

Hier soir, un peu fatigué, je rentre mon ancien mot de passe sur Google Music, et là, surprise : Votre mot de passe a été modifié il y a 17 jours.

Published on 02/12/2011 at 19h10 under . Labels , , , , , , ,

10 outils indispensables pour mieux écrire sous Mac OS X

Bonsoir à toutes et à tous © ® ™. Vous ne le savez peut-être pas, mais j’adore écrire. Je blogue, bien évidemment, j’écris des nouvelles, des romans (très mauvais), de la documentation technique… Je me suis même essayé à la poésie, avant que ma femme n’attribue mes œuvres à mon fils de 5 ans.

Parce que tous ces types d’écriture sont très différents, j’ai été amené à tester un très grand nombre d’outils, à la recherche vaine et un peu naïve d’une solution logicielle unique qui me permettrait de combiner rédaction, organisation de et au sein de mes différents projets, mise en forme et gestion des versions. Pour ce dernier aspect, j’ai opté pour la simplicité : un projet privé sur mon compte Github. Pour le reste, je me rends compte qu’un outil unique serait une immonde usine à gaz inutilisable, j’ai finalement décidé de jongler avec plusieurs outils. Je vous propose un tour d’horizon de ceux que j’ai testé, et éventuellement conservé.

Écrire pour le Web

Je vais vous faire un aveu : je déteste profondément écrire dans mon navigateur, même quand il s’agit de rédiger des commentaires sur un blog. J’aime que mon éditeur prenne toute la page, et utiliser des raccourcis claviers notamment pour formater mon HTML. Les zones de texte sont donc beaucoup trop limitées, et les éditeurs riches des usines à gaz souvent inutilisables. C’est pour cette raison que j’écris principalement dans un éditeur de textes.

Textmate

Textmate, est à l’éditeur de textes ce que Mutt est à l’e-mail : simple, léger et incroyablement extensible. Je suis d’ailleurs passé sous Mac OS X après 10 ans sous Linux dans le seul but de pouvoir l’utiliser, et il représente près de 80% de mon utilisation logicielle quotidienne hors terminal et navigation.

Textmate

J’aime surtout la navigation latérale dans les documents, et par onglets, les raccourcis claviers qui ne m’ont pas encore refilé de l’artrose, notamment pour formater le HTML, la sélection de zones, et le support des principales syntaxes de mise en forme : Markdown, Textile…

J’ai en revanche commencé à lui faire des infidélités au moment où il m’a fallu commencer à reprendre les quelques 300 pages de mon manuscrit du NaNoWriMo. Textmate n’est vraiment pas fait pour gérer un projet de la taille d’un roman avec toutes les complexités que cela suppose.

Textmate, par Macromates, 44€85, version d’évaluation gratuite 30 jours.

Pour écrire et publier de la documentation technique

J’ai longtemps utilisé les Google Docs pour rédiger ma documentation, que ce soit au bureau ou dans les projets open source auxquels je contribue. Ils alliaient à la fois simplicité, hébergement sur le Web, mise en forme correcte et divers formats d’export (notamment HTML et PDF).

Gollum

Gollum est un wiki plutôt simple utilisant le gestionnaire de configuration distribué Git pour gérer les versions d’un même document. Il est utilisé par Github pour gérer la documentation des projets, et supporte un nombre assez impressionnant de syntaxes. Même si ce n’est pas une application Mac à proprement parler, il dispose d’un mode standalone qui permet de l’installer facilement sur votre station de travail, et il ne nécessite pas de bases de données.

Gollum

Le début de mon utilisation de Gollum correspond à mon déménagement et à l’allongement substantiel de mon temps de trajet. Je ne pouvais plus me satisfaire d’une documentation sur le Web, et l’idée d’une base distribuée grace à Git était plus que séduisante. Comme je déteste les éditeurs Web, j’édite généralement les pages dans Textmate, et je les commit comme n’importe quel fichier source. Je peux ensuite les visualiser dans mon navigateur.

Gollum supporte un nombre assez impressionnant de syntaxes de mise en forme, et notamment : ASCIIDoc, Creole, Markdown, Org, Pod, RDoc, ReStructuredText, , Textile et MediaWiki.

Gollum, par Github, gratuit, est un logiciel libre développé en Ruby.

Pour lutter contre la procrastination

L’année dernière, j’ai participé au NaNoWriMo, un marathon d’écriture durant lequel je devais écrire un roman d’au moins 50.000 mots en moins de 30 jours. Pour vous donner une idée du challenge, cela représente un total de 1667 mots par jour, soit 1 heure à 1 heure 30 en tapant sans trop relever la tête durant 30 jours consécutifs. J’ai terminé le miens en 19 jours, ce qui fait une moyenne de 2631 mots par jour, principalement écrits durant mes aller-retours quotidiens en RER, et lors de réunions d’écriture entre participants.

La plus grande difficulté, pour moi, résidait dans le nombre de choses qui pouvaient briser ma concentration sur le sujet : mails, Twitter, Skype, Web, IRC, messagerie instantanée…

Writeroom

J’ai utilisé Writeroom durant tout le mois du NaNoWriMo. Il m’a ramené à une époque que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître, celle des terminaux non graphiques, et des logiciels à la Matrix. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a fait le boulot pour ce qui est d’écrire de la ligne au kilomètre.

Writeroom

Les fonctionnalités de Writroom sont extrêmement limitées : affichage plein écran, comptage des mots, chargement et sauvegarde des fichiers. À bien y réfléchir, c’était parfait vus mes désidératas de l’époque.

Writeroom, Hog Bay Software, 24$99, version d’évaluation gratuite 30 jours.

Iawriter

J’ai découvert IAWriter au détour d’un tweet de Nicolas Perriault, et je l’ai immédiatement adopté pour tout ce qui ne nécessitait pas de formatage HTML. Il gère en revanche la syntaxe de mise en forme Markdown.

IAwriter

IAWriter propose le mode focus : l’accent visuel est mis sur la phrase en cours d’écriture, et le reste du texte devient pratiquement invisible. C’est ce qui me l’a fait choisir. En plus du simple comptage des mots, il propose une estimation du temps de lecture du texte, même si elle ne me semble pas très fiable.

IAWriter, 9$99, en vente sur l’App Store.

Write Or Die

Write or die – à ne pas confondre avec le manga Read Or Die – est un peu l’enfer de l’écriture à la ligne, bien que je connaisse des gens qui l’utilisent vraiment. Je n’ai pas testé la version Mac, ce que j’ai vécu avec la version en ligne m’ayant suffi pour me convaincre de son efficacité.

Write or die

Le principe est simple : vous donnez le nombre de mots que vous souhaitez écrire, le temps que vous vous laissez, et vous y allez. Si vous cessez d’écrire durant 5 secondes, l’écran vire au orange, puis au rouge, puis le logiciel lance Never Gonna Give You Up, puis il efface les derniers mots que vous avez tapé jusqu’à ce que vous vous y remettiez.

Write Or Die, 10$00, avec une version en ligne gratuite.

OMMWriter

Je ne sais plus trop comment j’ai découvert OMM Writer, mais je me suis promis de l’essayer sur quelques jours ou quelques semaines, en période d’écriture intensive pour me faire une idée de sa réelle efficacité. Si je devais décrire OMM Writer en trois mots, je dirais que c’est le Nature et Découverte de la saisie de texte.

OMM Writer

OMM Writer ajoute une dimension visuelle et sonore aux autres outils de saisie de texte. Les fonds d’écran ont été spécialement choisis pour leur côté relaxant, et l’écriture est accompagnée d’une ambiance musicale spécifique. L’une des bandes sons, par exemple, reproduit les sons entendus par un enfant dans le ventre de sa mère. OMM Writer coupe également les notifications système pour ne pas être dérangé. Il est fortement recommandé de l’utiliser avec un casque.

OMM Writer, Herraiz Sotto, version payante à partir de 4$11, version gratuite… gratuite et sans limitation.

Focus Writer

Focus Writer est le dernier des outils de saisie de texte anti procrastination que j’ai testés. Il en existe probablement un paquet d’autres, mais il fallait bien que je m’arrête à un moment ou un autre. Je ne sais plus très bien pour quelle raison je lui ai préféré IAWriter, mais il se pourrait bien que je l’utilise lors du prochain NanoWrimo car il permet de gérer des objectifs quotidiens, en temps ou en mots.

Focus Writer

En dehors de cela, il ressemble beaucoup aux autres, à ceci près qu’il permet de travailler sur plusieurs documents à la fois, avec une gestion par onglets. Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas pour cette raison que je l’ai écarté : c’est le meilleur moyen de perdre sa concentration, à moins que ce ne soit sa licence, la GPL V2.

Focus Writer, Gott Code, gratuit, logiciel libre sous GPL V2.

Pour les romanciers, les dramaturges et les thésards

Quand j’ai voulu reprendre mon manuscrit du NaNoWrimo, je me suis rendu compte de deux choses : travailler un manuscrit de 300 pages sur un éditeur de textes traditionnel est ingérable, même en le découpant à raison d’un fichier par chapitre. Et retravailler un manuscrit au delà du premier jet nécessite un minimum de workflow, notamment pour gérer les révisions. J’aurais évidemment pu le faire en renommant les fichiers en fonction de mon avancée, avec un chapitre-01-firstdraft, chapitre-02-final, mais je savais que ne n’y arriverais jamais. Reprendre un texte déjà écrit, surtout un long est déjà suffisamment fastidieux, je n’allais pas en plus me casser la nenette avec une gestion à la Rache (méthode ISO-1664).

J’ai donc commencé à tester les quasi usines à gaz.

Evernote

Je ne sais pas trop pourquoi, mais je n’ai jamais accroché à Evernote alors que c’est le logiciel idéal sur le papier : gestion par folder, tagging, éditeur riche, et synchronisation des notes sur un serveur distant. La majorité des gens autour de moi l’utilisent, d’autant qu’il permet de gérer les tâches. Mais non, je n’accroche pas.

Evernote

Je pense que ma réticence vient du fait que je voulais continuer à n’utiliser qu’un seul outil pour gérer mon écriture (Textmate), et qu’Evernote ne me permettait pas une manipulation des fichiers aussi souple qu’avec un éditeur de textes. Il n’en reste pas moins un excellent produit.

Evernote, Evernote, gratuit, système d’abonnement premium pour l’hébergement.

Scrivener, le plus complet

J’ai finalement porté mon choix sur Scrivener, un logiciel professionnel destiné aux thésards, aux romanciers, aux dramaturges, et à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, doivent gérer des textes de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de pages. Scrivener n’est clairement pas donné, mais il n’est pas non-plus destiné à tout le monde.

Scrivener

Scrivener propose des templates en fonction de l’ouvrage que vous souhaitez écrire : fiction, mémoire académique, pièce de théâtre… et un nombre proprement incroyable de formats d’exportation, notamment les formats standards pour les e-books. Le découpage du livre en chapitres, des chapitres en scènes est très pratique et intuitif, et chaque élément possède son stade de révision : premier jet, brouillon révisé, brouillon final… Il offre également des templates pour la gestion de l’univers de votre livre, des fiches de personnages à faire pâlir un MJ à rêves de dragons, et d’une manière plus générale, tout ce qui touche à votre roman.

Scrivener, Litterature and Latte, 45$00, version d’essai valable 30 jours.

Votre cerveau, vos doigts et l’envie

Au delà d’un logiciel adapté, le plus important pour écrire, reste votre cerveau, vos doigts, et l’envie d’écrire. Pour le premier, un environnement adéquat fait beaucoup pour la concentration. Pour le second, trouvez un clavier et un mapping adéquat. J’adorais le toucher du clavier de mon ancien Power Book et des anciens MacBook pros, beaucoup moins celui de l’actuel, et je suis incapable d’écrire avec un clavier AZERTY : ils prennent beaucoup trop de place (puisqu’un clavier AZERTY en vaut deux).

Reste le plus important : l’inspiration, et l’envie, qui vont bien souvent de paire.

Published on 03/09/2011 at 15h28 under . Labels , , , , , , ,

Flight Of The Fireflies met le scroll au service de l'expérience utilisateur

Flight Of The Fireflies – Le Vol Des Lucioles – est la landing page du prochain jeu pour iPhone de Jonathan Hise Kaldma. Elle parvient à immerger le visiteur dans l’esprit du jeu avec une utilisation très intéressante et très poétique du scroll.

Published on 26/08/2011 at 17h59 under .

iCloud : rester connecté 2 semaines, mais WTF?

J’ai généralement un grand respect pour les initiatives d’Apple dans le domaine de l’expérience utilisateur, mais là, j’avoue ne pas comprendre. Pourquoi la bêta d’iCloud propose-t-elle de rester connecté deux semaines ?

Published on 03/08/2011 at 04h50 under . Labels , , , , , ,

L'amélioration, une question d'expérience ou de fonctionnalités ?

Quoi de plus subjectif et relatif que la notion d’amélioration ? Que vous travailliez sur un produit aux multiples cycles de vie, jouiez d’un instrument ou pratiquiez un sport, vous savez combien l’amélioration peut être fragile, parfois marquée de retours en arrière, ou, trop souvent, limitée par vos – par nos – propres capacités.

Published on 20/06/2011 at 05h49 under . Labels , , , , , , , , ,

Analyse de la refonte d'un site de publication de contenus : seomix.fr

Refondre un site Web est-il vraiment compliqué ? Après tout, si le petit neveu de 15 ans de votre voisine a été capable de le faire, n’importe qui peut le reprendre, non ? Reprendre un site existant est plus simple que le créer de zéro, puisque tout le contenu est déjà là. La vérité, c’est que bien refondre un site afin d’atteindre des objectifs définis à l’avance est très difficile, en tout cas beaucoup plus que cela n’en a l’air.

Published on 26/04/2011 at 02h43 under . Labels , , , , ,