Comme moi, rejoignez le réseau Creative Commons et soutenez la campagne 2008
Le 15 octobre dernier, Joi Ito lançait officiellement la campagne de soutien 2008 à la licence Creative Commons. Cette campagne n’a pas seulement vocation à réunir des fonds – bien qu’elle ait pour but de rassembler 500000$ avant le 31 décembre prochain. Elle vise également à rassembler et faire croître la communauté.
Il y a différent moyens de soutenir Creative Commons, parmi lesquels :
- Mettre vos données sous licence Creative.
- Évangéliser votre entourage à l’approche choisie par Creative Commons pour favoriser l’ouverture et l’accès aux données.
- Rejoindre le réseau Creative Commons.
J’ai été un grand adepte des licences GNU GPL et FDL pendant des années, adhérant à l’APRIL, et je reçois encore les mails de la liste Trad GNU sur ma vieille adresse altern.org. J’ai fini par m’en détacher pour pas mal de (bonnes) raisons, mais je n’en garderai que cinq :
- La rigidité de ces deux licences, pour ne pas dire l’extrémisme, quand j’avais besoin de licences adaptables en fonction des documents à publier.
- Leur extrême complexité, difficilement accessible au commun des mortels sans un doctorat en droit.
- L’aspect viral de la GPL.
- Le fait que le porte parole de la philosophie GNU soit un illuminé barbu se baladant en robe, sandales et la tête surmontée d’une auréole n’aide pas à l’évangélisation de ces licences auprès des gens normaux.
- L’intégrisme de la frange la plus visible de ses supporters, que Tristan Nitot qualifie poétiquement de
batterie de connards amers, qui ont tendance à se regrouper pour troller dans les commentaires de LinuxFR, empêchant tout dialogue et tout progrès
. J’ai beau ne pas approuver tout ce que fait la fondation Mozilla, je crois qu’il en a plus fait pour le libre que la grande majorité des moules de DLFP réunies.
J’ai fini par opter pour deux licences différentes, en fonction des oeuvres à protéger :
- Pour le code, la licence MIT.
- Pour les textes, la licence Creative Commons BY-NC-SA.
- Pour les photos, la licence Creative Commons BY-SA.
J’ai choisi Creative Commons à la fois pour son extrême simplicité – les droits et les devoirs associés sont très simples à comprendre – et pour sa modularité de “licence à la carte”, qui s’adapte à mes besoins.

4 commentaires sur Comme moi, rejoignez le réseau Creative Commons et soutenez la campagne 2008 »
Trackbacks sur Comme moi, rejoignez le réseau Creative Commons et soutenez la campagne 2008
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Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.
Olivier about 4 hours later:
Pas trop tôt ;)
ça me fait penser à ton post http://t37.net/il-faut-industrialiser-evangelisation , sur les quelques ratés de l’évangélisation de l’Opensource, je crois que les moules ont leur part de responsabilités. Ces Torquemada du libre, qui Å“uvrent pour une soi-disant ouverture sont en fait les plus fermés et les moins tolérants.
Ce qui me fait sourire, c’est qu’il y a 10 ans, c’était déjà le cas avec certains auteurs (voire fondateurs) de DLFP, notamment sur irc ou sur les ng, ils n’avaient déjà pas compris.
Marrant.
rewind about 10 hours later:
J’ai plein de choses à dire là dedans, je ne peux pas m’en empêcher…
1) Tout d’abord, le NC, j’ai du mal à lui trouver des avantages, je ne lui vois que des inconvénients. Si on regarde dans le vrai texte de la licence (pas celui de 5 lignes qui sert de résumé), au final, on ne sait pas très bien ce qu’on peut faire avec du NC, et au final, on ne fait rien à part la diffusion.
2) Je trouve étrange que tu critiques l’aspect viral de la GPL mais que tu utilises des CC avec le SA qui est viral. Pour le code, utiliser la GPL ne pose aucun problème puisque quasi toutes les autres licences libres sont compatibles avec la GPL (avec la GPL2, il y avait la licence Apache qui n’était pas compatible, ce qui était gênant parfois, mais pas avec la GPL3 ; il reste la licence Eclipse (EPL) qui reste incompatible et évidemment la CDDL de Sun).
3) Tristan Nitot, c’est le gars que j’exècre le plus dans le libre francophone. Chaque fois que je le vois à une conf, j’ai envie d’arrêter d’utiliser tous les “produits Mozilla” (oui, ils n’écrivent pas des logiciels mais des “produits”). La dernière fois, c’était aux JDLL il y a peu et ça n’a pas manqué, j’ai failli quitter la conf. Alors ces jugements à deux balles sur les moules de linuxfr qui ne sont comme leur nom l’indique que des moules, il peut se les mettre dans son for intérieur (comme dirait Noir Désir dans son dernier titre).
4) linuxfr, tout le monde le critique mais tout le monde le lit. Oui, c’est un repaire de moules mais oui, on peut y lire des commentaires pertinents. Les trolls pBpG-Albert, on arrive à passer dessus sans même les voir au bout d’un moment. Et ceux qui font des commentaires pertinents, on les connaît à force, et on lit leurs commentaires. C’est un peu comme le reste du web mais réuni sur un site. Faut arrêter de rejeter la faute sur les moules, quand quelqu’un aura réussi à bien expliquer le libre à madame Michu, ça se saura et ça se propagera. L’expliquer mal, tout le monde en est capable et tout le monde l’a déjà fait avec sont entourage.
J’aurais d’autres trucs à dire mais bon, je vais m’arrêter là … ;)
Jean-Sébastien Mansart about 21 hours later:
Juste une question comme ça en passant :
Est-ce que CC est reconnu au niveau légal en France ?
jean-mi 1 day later:
Il me semble que la cc à été traduite en français avec tout ce que ça implique juridiquement (c’est pas du google trad quoi) pour la reconnaissance légale.
Autrement coté licences libres françaises il y a la cecill enfin les cecill car il y en a plusieurs comme pour les CC. On ne trouve pas que celle ressemblant à la gpl.
Euh rewind, coté compatibilité la GPL, c’est une plaie. C’est quasiment GPL ou que dalle. Une BSD ou une MIT n’est pas compatible avec la GPL mais par contre du code sous MIT ou BSD peut passer en GPL. Et puis au, moins, la MIT elle fait dix lignes pas comme le texte imbuvable super long de la GPL. Va expliquer la GPL quand tu piges 2 pages sur les 4 de la GPL (quoique, elle fait combien de pages maintenant la GPLv3?)
En tout cas, je ne le cache pas, je préfère un porte parole du libre à la Tristan Nitot qu’un type que l’on prend pour un gourou de secte. En même temps il lui manque juste la toge.