Contrairement aux apparences, le monde entier ne travaille pas en AZERTY
Contrairement à la très majorité de mes compatriotes, j’utilise un clavier QWERTY américain. Plus exactement, un clavier américain accentué qui me permet d’écrire les caractères accentués, y compris les majuscules, et ce au prix d’une petite gymnastique mentale, du moins au début, à laquelle je ne fais plus attention depuis des années. J’ai commencé à utiliser un clavier américain dans les années 80, quand les limitations de mémoire de mon 8086 m’empêchaient de charger en même temps le clavier français et l’éditeur de Quick Basic 4.5. Je me suis rapidement rendu compte combien accéder à des touches indispensables comme [], {}, \ ou () sans devoir effectuer des acrobaties à rendre jalouses les contorsionnistes du Grand Cirque de Pékin pouvait être agréable.
Aujourd’hui, la très grande majorité des gestionnaires de session proposent une liste graphique des utilisateurs pouvant accéder à la machine afin que ceux-ci n’aient plus besoin de taper leur identifiant. Cet effort louable en matière de confort d’utilisation n’est certes pas exempt de soucis de sécurité, mais dans un environnement familial, il rajoute une touche de convivialité non négligeable. On retrouve ces fonctionnalités sous Windows XP, KDM, GDM, et probablement bien d’autres.
L’effort d’utilisabilité aurait pu être poussé un peu plus avant, notamment en permettant de choisir son clavier dès l’identification. La raison à cela ? Taper son mot de passe à deux à l’heure en cherchant fiévreusement ses touches sur un clavier totalement étranger a quelque chose de particulièrement pénible.
Edit :
Une feature request a été ouverte pour GDM et quelqu’un y avait déjà pensé sous KDM.
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Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.
dda about 3 hours later:
I feel your pain.
Cela fait une quinzaine d’années que je travaille avec des claviers QWERTY, pour une raison bien différente de la tienne, mais qui rejoint ton commentaire sur les gestionnairs de session. En 1990 j’ai commencé à travailler comme traducteur de langues exotiques et pas encore à la mode, coréen et japonais, et ces langues utilisent un clavier QWERTY, avec de jolis zigouigouis occupant sur les touches le peu de place qu’il reste. Au début j’utilisais un clavier “coréen”, avec des autocollants transparents fournis par Apple pour le japonais. Sur chaque touche j’avais, à gauche, les lettres latines, en haut à droite, le coréen, et en bas à droite le japonais. Un peu encombré, mais ça marchait.
Mais j’avais aussi un PB180c, avec un clavier AZERTY. Horreur de malheur, les confusions en clqviers lqtins [typo volontaire :)] étaient pénibles à souhait, mais quand je passais en japonais ou coréen, les signes eux n’avaient pas changé de place! La gymnastique était trop pébible, je me suis procuré vite fait un clavier qwerty externe. Et depuis c’est resté. Je n’ai pas acheté un seul ordi en France depuis – même si maintenant sur l’AppleStore France il semble qu’on puisse demander un clavier US.
mat about 6 hours later:
File des bugs :)
Moi, je suis passé a AZERTY alors que j’utilisais un QWERTY anglais avec les accents depuis plus de 10 ans. La raison est simple: oui, le layout est moins adapté à la programmation, mais c’est moins chiant que de devoir jongler dans sa tête avec les layouts quand je vais bosser sur un autre clavier. Et c’est pas forcement simple à trouver, encore moins que les QWERTY US, donc j’ai fini par me faire une raison.
Frédéric de Villamil about 9 hours later:
Didier : je comprends d’autant plus ta douleur. Joie et bonheur, Apple m’a permis de commander mon Powerbook avec un clavier QWERTY, sans cela, je n’aurais jamais pu utiliser un Mac. Et mes employeurs ont eu l’extrême gentillesse de me proposer de me commander un clavier externe QWERTY chez Apple pour que je n’ai pas à apporter le mien au bureau.
Mat : je suis tout simplement incapable de travailler en AZERTY, et je connais tellement bien mon QWERTY que travailler sur un AZERTY mappé en QWERTY ne m’a jamais gêné. De toute manière, je fais ça depuis le milieu des années 80.