Le Rayon UX

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Est-il plus facile d'avoir le sens du client en B2C qu'en B2B ?

Je discutais ce week-end avec un ami responsable du community support d’une startup américaine reconnue pour l’excellence de son service client. Par community support, ils entendent à la fois service client traditionnel – conseil avant-vente, service après-vente, gestion des retours – et community management à la sauce social media engagement (BINGO !). Le résultat : une machine à créer des clients passionnés qui reviennent et font venir leur famille et leurs amis.

Il m’expliquait la différence entre son travail actuel, et le précédent, à la tête du support client d’une société B2B.

Quand tu fais du B2C, tu t’adresses à des personnes ; tu les croises dans la rue, et il y a des chances pour qu’elles portent ce que tu leur as vendu ; quand ça arrive, tu es fier de ce que tu as fait. Dans le B2B, tu t’adresses à des organisations, des processus. Évidemment, derrière tout ça, tu as des gens, mais ce sont les processus qui prévalent et tu n’es jamais en prise directe avec le résultat final. À cause de cela, je n’aurais jamais pu faire ce que je fais aujourd’hui en restant dans le B2B.

Travaillant dans le B2B depuis trois ans, je comprends son point de vue même si je ne le partage pas. La tentation d’être le nouvel Apple – révolutionner des domaines entiers de l’existence de nos contemporains et reconnaître ses clients dans la rue – est facile, mais dangereuse, parce que la réalisation n’en est pas donnée à tout le monde.

Aussi bien en B2B qu’en B2C, la mission du service client est d’aider une personne à résoudre un problème, qu’elle soit seule, ou adossée à une multinationale. Certes, je ne reconnaitrai probablement jamais une de ces personnes dans la rue, mais la résolution du problème et par là la satisfaction du client sont des moteurs qui devraient être suffisant, quel que soit le domaine d’intervention.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Trouvez-vous plus simple de vous investir pour un client en B2C, ou ne faites-vous aucune différence entre les deux ?

  • Par Marc 08/10/2010 at 17h01

    Bonjour, en fait, je pense que la préférence entre client B2B et B2C découle pour beaucoup du type d’action et du rôle économique joué dans son secteur d’activité. En tant que producteur ou distributeur de logement neuf, l’intérêt est majeur en direction du client final, alors que l’action B2B n’a que peu de sens. Celui qui nous intéresse est bien le futur acquéreur et la fierté est de pouvoir concevoir des produits qui séduisent ou convainquent le client au point qu’il décide d’acheter et qu’il ait plaisir à le faire (et qu’il le dise parfois) ! Dans ce sens, la proximité relationnelle avec le client final aide considérablement à comprendre ce qu’il souhaite et permet de rectifier le tir au plus vite le cas échéant. En B2B, le client de son entreprise est un intermédiaire avant le client final, et c’est bien ce client intermédiaire qu’il faut satisfaire (de la même manière) mais avec une emprise bien moindre sur le service ou le produit final. D’un point de vue conscience professionnelle ou volonté de bien faire, en revanche, je dirais qu’il y a match nul, car le juge de paix est le comportement et les valeurs intrinsèques de chaque individu.


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