Et l'analyse de header, c'est pour les chiens ?

zuneJe ne relaie pas souvent de nouvelles, mais les ridicules péripéties du prétendu “IPod Killer”, le Zune de Microsoft méritent un billet occasionnel.

Pour ceux qui auraient passé les six derniers mois chez les Trappistes, je rappelle les faits :

Afin de concurrencer l’hégémonie d’Apple sur le marché des lecteurs MP3, Microsoft lance le Zune, un baladeur MP3 wifi permettant d’échanger des fichiers. Les seuls fichiers supportés doivent contenir un DRM propriétaire de Microsoft, ce qui exclut d’office les morceaux achetés sur Itunes ou au format des baladeurs Sony. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si :

  1. Un fichier échangé pouvait se lire plus de trois fois (une second d’écoute équivaut à une lecture).
  2. Le Zune pouvait lire les fichiers protégés achetés auparavant sur le service de musique en ligne de Microsoft (sic).

À priori, le Zune semble donc inutilisable pour le commun des mortels. Sauf que…

Gizmodo nous signale qu’il est possible de contourner le système de DRM appliqué aux fichiers au moment de leur transfert d’un Zune à l’autre (vous savez, la limitation à trois lectures pour tous les fichiers musicaux y compris ceux sous Creative Commons) :

Dans un premier temps, activez le mode disque dur. Puis renommez les fichiers musicaux, films ou programmes avec l’extension .jpg. Le Zune pensera alors avoir affaire à un fichier image. Le truc marche car le Zune n’applique pas de DRM aux images !

Et puis ?

Prenez votre Zune et envoyez le répertoire contenant les fichiers renommés à un ami en même temps qu’une véritable photo. Envoyer une fausse photo seule provoquera une erreur. Ile ne reste plus à votre ami qu’à renommer les fichiers reçus avec la bonne extension.

Cette technique est tellement simple que je crois que je n’y aurais jamais pensé. Elle était utilisée au début des années 2000 par des ados de 14 ans afin de tromper les robots de Free sur la nature de fichiers MP3 et divx. Quitte à véritablement verrouiller les fichiers transmis, on aurait pu s’attendre au minimum à une analyse des en-têtes de fichiers afin de savoir à quoi le Zune avait vraiment à faire. Le genre de choses que les antivirus font depuis la fin des années 80…

Publié le 25 novembre 2006 à 19h50 Publié sous et Labels wifi, mp3, drm, musique

À propos

Frédéric de Villamil

Je m'appelle Frédéric de Villamil, et quand je ne déploie pas ma mauvaise humeur et ma mauvaise foi sur le Web, je suis un super héros chargé de sauver le monde. Vous pouvez me suivre sur Twitter.

Soyez le premier à réagir à Et l'analyse de header, c'est pour les chiens ?

Afin de maintenir le niveau global de ce site, les commentaires font l'objet d'une politique de modération qualitative basée sur des critères non écrits et totalement subjectifs, donc injustes.

Les commentaires écrits en langage SMS, inutiles, déplacés, injurieux ou relevant du spam seront systématiquement supprimés sans avertissement préalable.

Les trackbacks sont fermés pour cause de spam.