Départ du semi marathon de Paris 2008

J’ai fait de mon mieux.

Tout le monde, un jour ou l’autre, a déjà utilisé cette phrase pour justifier une mauvaise note ou un échec à un examen. Elle fait partie des choses qui me font sortir de mes gonds : en excusant tout, ou presque, elle justifie la médiocrité ordinaire.

Vous êtes-vous déjà demandé ce que signifiait réellement ? D’apparence anodine, elle justifie l’incapacité d’une personne à réaliser ce qu’elle avait entrepris. Elle signifie : il n’a pas été capable de bien faire.

En disant “il / elle a fait de son mieux” dans le but louable de relativiser les choses, vous ne rendez service à personne : ni à la personne dont vous prenez la défense, ni à ses collègues ou coéquipiers, ni à votre organisation quelle qu’elle soit. Au contraire, vous donnez un sens positif à l’échec, vous établissez des buts en deçà de la simple réussite, vous effacez la notion de dépassement de soi et vous élevez la normalité au rang d’objectif de vie.

Si j’avais simplement continué à faire de mon mieux, si on m’avait laissé continuer à faire de mon mieux, je ne serais probablement pas où je suis aujourd’hui, et mon employeur aurait probablement fait faillite.

J’entends souvent des entrepreneurs expliquer qu’ils se donnent volontairement des objectifs absolument inaccessibles afin de repousser leurs limites un peu plus loin que la fois d’avant. Faire de son mieux n’est pas assez, c’est le minimum pour rester sur place. L’important n’est pas de réaliser des exploits, l’important est simplement de faire bien !