Foursquare est-il déjà mort ? Ou le triste monde tragique des services sociaux qui ne servent à rien

Foursquare est-il déjà condamné ? À peine une semaine après l’annonce d’un tour de table de 20 millions d’euros, c’est la question qu’on est déjà en droit de se poser, et au delà celle du destin de tous ces services sociaux qui connaissent une hype éphémère avant de retomber dans l’oubli. Il y a quelques semaines encore, ma timeline Twitter résonnait aux échos des check ins de mes contacts, de leurs mayorships et autres badges. Aujourd’hui, plus rien ne résonne que l’échos du silence sur la morne plaine jonchée de cadavres après la bataille.

Un peu d’analyse du modèle Foursquare, et à travers lui d’une majorité d’outils sociaux que je pense condamnés non par pas manque de business plan, mais par nature.

Foursquare

Le modèle Foursquare est un classique des services sociaux, dont le modèle repose sur quelques éléments connus depuis longtemps et que l’on peut reproduire quasiment à l’infini.

Pour fonctionner, un réseau social doit attirer une masse critique d’utilisateurs. Cette masse critique, une fois atteinte, va permettre de faire venir naturellement d’autres utilisateurs par effet d’entraînement : vous ouvrez un compte sur Facebook parce vos amis sont déjà sur Facebook. Le service commence par attirer les innovateurs, les early adopters, le grand public – divisé en early majority et late majority –, et enfin les retardataires. S’il arrive à sortir de l’anonymat, on voit que sa courbe de croissance finit fatalement par diminuer. C’est la courbe d’adoption de l’innovation de Roger.

Courbe de l'adoption de l'innovation de Roger

Afin d’attirer les innovateurs, Foursquare a joué sur trois leviers, là aussi connus depuis longtemps :

Un élément innovant, d’abord. Pour Foursquare, il s’agit de la géo localisation, et plus particulièrement des fonctionnalités de l’iPhone.

Un élément communautaire, ensuite. C’est la base du réseau social, à ceci près que Foursquare a d’abord ciblé les possesseurs d’iPhone, objet de classe au sens marxiste du terme.

Un élément motivant, enfin puisque Foursquare repose à la fois sur la compétition et sur l’accomplissement. Compétition entre les utilisateurs afin de devenir le maire des endroits dans lesquels ils se trouvent tout en en chassant les autres utilisateur. Accomplissement par l’obtention de badges récompensant certaines actions : se rendre dans 50 endroits différents, être le maire de 10 endroits ou plus, s’être rendu dans au moins 5 Starbucks…

Les deux premiers éléments servent à attirer les utilisateurs, le troisième est le plus important, puisqu’il sert à les fidéliser et à leur faire utiliser le service. Rien de très nouveau sous le soleil, donc, mais il faut reconnaitre une parfaite maîtrise du sujet. Malheureusement, ce modèle si bien huilé se heurte à deux écueils de taille.

D’abord parce qu’il considère que le principe innovant sur laquelle il repose va entrer dans la sphère du grand public, et qu’il y entrera en même temps. C’est, en théorie, un principe de traction réciproque : mon service permet l’adoption d’une technologie innovante par le grand public, lequel va, par mimétisme, associer mon service à cette technologie. Parfois, ça marche très bien, parfois moins. L’iPod est étroitement associé au MP3 – au point de quasiment devenir un terme générique pour désigner un baladeur numérique – alors même qu’il n’a pas été le premier sur le marché. Apple a simplement su parfaitement jouer sur les leviers expliqués ci-dessus :

  • Il reposait sur une technologie relativement innovante : le MP3, amené à remplacer le CD en mobilité, mais pas encore adopté du grand public.
  • Il a joué sur une fibre fortement communautaire : le casque blanc, qui permettait aux possesseurs d’iPods de se reconnaitre entre eux.
  • Il permettait à n’importe qui d’emmener toute sa musique avec lui sans s’encombrer.

Ensuite, dans 95% des cas et notamment celui de Foursquare, parce qu’il est à la fois inutile, et sa propre finalité, et donc fortement sujet au phénomène de lassitude.

Il y a trois ans, quand j’expliquais pourquoi je considérais Twitter comme de la simple branlette sauce 2.0, j’étais passé à côté d’une dimension fondamentale du service : Twitter est un moyen et non sa propre finalité. Twitter est un moyen de communication adapté à un public et une époque, comme l’email, la messagerie instantanée ou le pigeon voyageur.

Foursquare est sa propre finalité. Pour l’utilisateur, le but de Foursquare est de signaler sa présence à des endroits afin d’en devenir le maire aux yeux des autres utilisateurs de Foursquare, et de jouer à celui qui a la plus grosse… collection de badges… Foursquare. Il demande un investissement personnel certes minime – sortir son téléphone et taper 3 fois, mais il exige tout de même cette démarche de sa part.

Il y a deux ans, lors d’une discussion sur les problématiques d’adoption du 2.0 en entreprise au delà des simples contingences technologiques, Bertrand Duperrin me rappelait ce principe fondamental des média sociaux : les gens qui contribuent dans les réseaux sociaux sont des gens qui ont le temps de le faire. D’où la difficulté de faire adopter les réseaux sociaux d’entreprise s’ils ne répondent pas à un besoin sur un projet précis, mais ce n’est pas mon sujet. Les utilisateurs de Foursquare ont cependant le même profil : ils faut qu’ils aient du temps – on se déplace beaucoup pour se rendre d’un point à un autre, et contrairement au chemin de croix, les lieux de passage n’ont pas une fin en soi. S’ils n’ont pas le temps, ils doivent au moins y trouver une utilité.

L’intérêt en soi est limité, l’intérêt dans le temps l’est aussi, l’utilisateur s’installant dans une certaine routine qui tourne vite à l’ennui. Foursquare – et ses semblables – sont confrontés à une problématique critique pour eux : comment retenir les innovateurs et les early adopters assez longtemps pour conserver une masse d’utilisateurs actifs suffisante jusqu’au moment où le service percera jusqu’au grand public, seule condition pour espérer appliquer un business model souvent basé sur la publicité ou l’affiliation, et donc dépendant du nombre ?

C’est la problématique que devra résoudre Foursquare – et avec lui tous les services sociaux innovants – s’ils veulent espérer survivre au delà de l’argent de leurs investisseurs.

Publié le 03 juillet 2010 à 13h24 Publié sous

Mots clés twitter, 0, innovation, foursquare, capital, adoption, business

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    Par Bertrand Duperrin le 03 juillet 2010 à 15h28 :


    Récapitulons un peu…

    • sur la notion de temps : il en faut mais c’est comme souvent du “temps mort” que l’on recycle : le moment de l’installation dans un lieu (bar, restaurant, théatre, bureau) ou celui de l’attente (metro, aéroport, file devant le musée).

    • le levier : tu l’as bien dit : badges et mayorships. Encore faut il avoir des amis avec qui se “tirer” la bourre sinon on se lasse. D’autant plus qu’on arrive à une époque où les “mayors” sont relativement bien installés.

    • L’utilité : à part “jouer” avec ses amis elle est limitée jusqu’à ce que des tierces parties fassent de 4sq un moyen et non une fin : des promos pour le mayor d’un endroit, outil de fidélisation / suivi client etc… Ou alors il faut avoir un cercle d’ami large, qui se déplace beaucoup et beaucoup bouger soi même. Je m’explique : si je reste dans mon traditionnel “metro boulot apero resto dodo” la valeur est faible. Par contre il m’est arrivé, en étant à l’étranger, de “checker” dans un endroit et savoir qu’un de mes contacts recommandait celui d’à coté comme le meilleur brunch de la ville. Je n’aurai jamais été chercher une telle info sur yelp ou autre (car je ne la cherchais pas) mais le fait qu’elle vienne seule a eu de la valeur. Idem il y 15 jours à l’aéroport : j’avais 15 contacts dans le même terminal au même moment. Idem encore dans le même genre de contexte en janvier : savoir qui était où, en transit, à l’aéroport, arrivé à l’hotel, arrivé la veille et installé au resto d’à coté etc… on n’allait pas monter un workflow de coordination entre tous mais finalement 4sq a beaucoup fluidifié les choses et les retrouvailles sans qu’on ait à le prévoir ni l’organiser. Mais c’est sur, c’est loin de concerner tout le monde.

    Après tout se tient dans une question simple : peut on s’en passer ? Oui. Peut on l’oublier ? Le jour où le check in n’est plus une priorité par rapport au temps dont on dispose à moins qu’on ait un objectif ou une stratégie précise derrière.

    Finalement ce qui m’intéresse le plus dans 4sq si on se positionne dans l’optique d’une audience large ? La notion de badge dont on a pas encore cerné le potentiel ni les leviers (et qui est, elle, importable dans l’entreprise…même si ça n’est pas le sujet autour).

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    Par Rémy Bigot le 03 juillet 2010 à 15h42 :


    Article intéressant sur un “phénomène” que je n’ai pas compris personnellement, et pourtant, je suis loin d’être réfractaire aux nouveaux outils ^^ Je n’utilise pas Foursquare, ni ses concurrents, mais peut-être vas-tu te tromper comme pour Twitter?

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    Par Christophe Lefevre le 03 juillet 2010 à 15h59 :


    Je suis d’accord sur le principe que le succès de Foursquare semble se calmer et que , finalement, ce n’est qu’un jeu, sans intérêt. D’ailleurs, j’accroche pas du tout! Logique donc, que les gens se lassent.

    Mais cette analyse est un rien trop simpliste et ne prend pas en compte les nouveaux comportement qui se créent avec le web mobile : Foursquare, tel qu’on le connait pourrait être l’arbre qui cache une forêt de nouvelles façon de consommer le web. Oui, avec des services tels que Foursquare, on pourrait par exemple recevoir une alerte en mode push qui vous signal “A 50 mêtres d’ici, un de vos amis a découvert un super resto” , ou “à 100 metres d’ici, votre ami momo67 vient de publier une photo d’un événement hors du commun”

    Le site construit son réseau social efficacement sur le principe d’un jeu, mais Foursquare peut vraiment évoluer et devenir la référence en communication de proximité et même se construire un business modèle basée sur la vente de publicité géociblée.

    Maintenant, c’est à eux de prendre les bonnes décisions aux bons moments pour devenir utile et évoluer dans le bon sens, un peu comme le fait Twitter. Sans ça, c’est clair, il finira aux oubliettes comme la majorité des gadgets sociaux.

    levier vers une série de service basée sur la géolocalisation et la proximité. On peut même imaginer facilement un business modèle efficace. A l’heure ou le web vous permet de communiquer avec des personnes du monde entier, les internautes commence à rechercher des

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    Par Oncle Tom le 03 juillet 2010 à 17h28 :


    Ça serait vrai si Foursquare était loin d’être le premier, dans le temps. Il est, à mon avis, bercé par une aura similaire à celle de Twitter en son temps : les compétiteurs sont là, depuis plusieurs années pour certains, mais n’arrivent pas à reproduire cette formule qui attire.

    Je ne mettrai pas Foursquare à la poubelle de sitôt : en Amérique du Nord et en Asie, y’a quand même un phénomène de récompense pour les maires, qui marche. Au point qu’il y a désormais des autocollants affichés sur les portes des magasins.

    Comme quand Cityvox est passé du Net à la rue.

    Le service doit évoluer (et plus rapidement) pour éviter de lasser, et pour faciliter le jeu/contact humain. C’est là qu’il deviendra un moyen, et non plus une fin ;-)

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    Par Julien le 03 juillet 2010 à 18h29 :


    J’aime beaucoup Foursquare pour le concept, l’utilité et le fun. J’ai accroché beaucoup plus vite que Twitter, mais le soucis vient d’abord de leur (in)efficacité opérationnelle.

    Je sais que cela dépend bien sûr des appareils, des réseaux, des endroits, mais l’application répond souvent “timeout” ; elle n’utilise pas le gps aussi bien que google maps (précis au mètre près) et positionne l’utilisateur à bien loin de sa position réelle ; quand on soumet un lieu qui n’est pas proposé, elle répond “possible duplicate” mais ce doublon évoqué n’apparaît nulle part dans les lieux à proximité, donc impossible d’y faire un check-in.

    Bref, cette excellente idée souffre de grosses failles techniques qui rendent son adoption très vite frustrante et lassante. A force de messages d’erreurs, j’ai lâché l’affaire et ne fait plus que quelques check-in parfois, pour constater inévitablement que ses problèmes ne sont pas corrigés. Dommage pour eux…

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    Par Arnaud Chatelet le 04 juillet 2010 à 10h40 :


    Je suis en ligne avec Oncle Tom: “Je ne mettrai pas Foursquare à la poubelle de sitôt : en Amérique du Nord et en Asie, y’a quand même un phénomène de récompense pour les maires, qui marche. Au point qu’il y a désormais des autocollants affichés sur les portes des magasins.” –> les récompenses (réelles) seront superieures a de simples badges (de reconnaissance virtuelle).

    Également d’accord avec Christophe: “cette analyse […] ne prend pas en compte les nouveaux comportement qui se créent avec le web mobile : Foursquare, tel qu’on le connait pourrait être l’arbre qui cache une forêt de nouvelles façon de consommer le web. Oui, avec des services tels que Foursquare, on pourrait par exemple recevoir une alerte en mode push […]” –> Le ‘Push’ (venant d’amis et mixés a des offres commerciales) me semble en effet un service clé pour passer a la vitesse supérieure.

    Enfin, je rejoins également Julien: “[…]l’application répond souvent “timeout” ; elle n’utilise pas le gps aussi bien que google maps (précis au mètre près) et positionne l’utilisateur à bien loin de sa position réelle ; quand on soumet un lieu qui n’est pas proposé, elle répond “possible duplicate” mais ce doublon évoqué n’apparaît nulle part dans les lieux à proximité, donc impossible d’y faire un check-in.”

    EN CONCLUSION: Ce n’est pas (encore) mort, mais il faut rapidement: -a- Davantage de récompenses réelles (autre que la reduction pour le maire..) -b- Une utilisation plus intégrée du Push (venant d’amis ou d’institutionels) -c- Des améliorations techniques Un excellent d’exemple d’intégration de ‘a’, ‘b’, et ‘c’, serait du ‘Push mobile marketing géolocalisé et comportemental’ . Je suis sur que c’est dans les cartons de leur marketing…En tout cas, ils ont toutes les cartes pour le faire.

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    Par ahah le 05 juillet 2010 à 11h54 :


    Je dois le confesser, j’ai bien rigolé en lisant la réaction toute en bobo-titude (pardon pour le néologisme) de Bertrand Duperrin… L’accumulation de lieux-communs grotesques propres à la nouvelle bourgeoisie numérique est tout à fait amusante à lire: 4sq est utile : 1/ pour trouver un brunch (haha, bien sûr, c’est bien connu, tout le monde “brunche” régulièrement, car tout le monde a une vie sans employeur, sans famille, sans gamin, et surtout sans contrainte), ou 2/ pour découvrir que dans le même terminal se trouve 15 (quinze) contacts (très utile pour le français moyen qui prend l’avion 3 fois dans sa vie).

    Maintenant, excusez-moi, j’ai mon parcours de golf à finir, et j’ai 24 contacts qui m’attendent au bar avant de partir pour la soirée sur mon yacht…

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    Par Anthony Grolleau-Fricard le 05 juillet 2010 à 17h12 :


    Je crois que ce qui peut sauver 4square ou son concept c’est plus l’aspect commercial développé par des boutiques et autres commerces. Ceux qui offrent des ristournes aux clients qui fréquentent le plus leur magasin favorisent la fidélisation et de manière ludique…

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    Par Guillaume le 05 juillet 2010 à 17h21 :


    Je pense que votre article manque une dimension fondamentale du service qui n’a pas forcément très perceptible pour le moment: Foursquare est une plateforme, avec son API, qui peut être utilisé par n’importe quel développeur. C’est un peur comme facebook avant et après l’introduction de la plateforme.

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    Par Aladin le 05 juillet 2010 à 17h39 :


    Je suis d’accord avec @ArnaudChatelet. En Amérique du Nord le concept marche plutôt bien sur le plan commercial, preuve qu’il peut avoir une utilité. J’ai lu une interview de Dennis Crowley CEO de Foursquare qui disait avoir conscience que le système du social gaming, présent dans l’application, détournait les utilisateurs de l’utilisation réelle qu’il fallait faire de l’appli. Ils sont donc sur le sujet et bossent au niveau marketing pour apporter une dimension marketing géolocalisée plus intéressante. Quand aux nombre de check-in qui diminuent je l’ai remarqué aussi, mais delà à en tirer la conclusion que le service est mort-né, je pense que c’est peut-être un peu rapide…

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    Par Olivier le 05 juillet 2010 à 17h43 :


    Je suis plutôt de l’avis de l’oncle. 4sq est encore embryonnaire, et le nombre d’utilisateurs va de mieux en mieux. Le branding du service est excellent (on ne compte plus les gens qui disent que c’est le “next big thing” ). La masse d’utilisateurs est aussi présente, et utilise le service (1million de check-in/jour)

    Il reste juste à délimiter les usages. Promotion ? Géo-friending ? Review ? Personne ne sait réellement quelle sera l’utilité finale. En revanche, décrocher des badges n’est pas une utilité en soit, c’est certain. Mais faut voir comme c’est efficace pour faire rentrer le check-in comme une habitude !

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    Par Raphaël le 05 juillet 2010 à 22h29 :


    Et pourquoi est-ce que Foursquare ne pourrait-il pas devenir un moyen, soit le premier endroit où le check-in s’effectue ? Ou le point final ?

    Foursquare est une verticale: c’est le réseau des lieux, des hot spots. Il répond à une demande, notamment marketing. Ces lieux ont besoin de travailler sur la fidélisation. Ils assureront donc une promotion naturelle du service et donc la popularité sera unique et réelle. Foursquare sera comme twitter, sans doute plus petit, mais pourrait disposer d’un CA bien + grand.

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    Par MiKE le 09 juillet 2010 à 00h36 :


    Je pense que tout comme avec Twiter, il y a de fortes chances que tu passes à côté de plusieurs points importants.. et notamment, dans ce cas précis, le potentiel marketing (encore fortement méconnu et peu utilisé en dehors des Etats-Unis) : Foursquare (tout comme Gowalla, Whrrl et d’autres) est une mine d’or pour des entreprises souhaitant agrandir leur base de donnée de prospects ou client à moindre frais et un outil d’e-crm (toutes les annotations faites sur les lieux listées n’étant pas forcément positives) quasi gratuit !! Si les entreprises poussent à son adoption (via des promotions exclusives, des jeux-concours, des publicités..) il y a une grande probabilité que le public suive !

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    Par MiKE le 10 juillet 2010 à 08h03 :


    Ps : un papier qui devrait t’intéresser je pense > http://is.gd/dmqta

  15. Avatar

    Par MD le 26 juillet 2010 à 18h28 :


    Je rejoins l’avis des optimistes du web.

    Foursquare est encore à l’état embryonnaire que déjà tu tire à boulets rouges dessus, ce qui est bien dommage, au vu du potentiel énorme de ce projet. D’après ton article : “Pour l’utilisateur, le but de Foursquare est de signaler sa présence à des endroits afin d’en devenir le maire aux yeux des autres utilisateurs de Foursquare, et de jouer à celui qui a la plus grosse… collection de badges… Foursquare. ”

    Au delà de renseigner sa position, ce sont les avis qui sont importants. Lorsque je rentre dans un bar, que je fais un check in et que je vois qu’un de mes amis a mis un commentaire du type : “Le service est cool, et je vous conseille les cocktail X ou Y”, le capital sympathie de l’endroit monte immédiatement d’un cran, et je vais naturellement me tourner vers le cocktail X ou Y. A l’inverse, un commentaire du type “Le service est long, la nourriture pas terrible” ne me donne pas envie d’y rentrer. C’est du pur marketing pour les établissements, qui devraient d’ailleurs investir massivement ce type de plateforme pour connaitre leur e-réputation et améliorer les points critiqués par les clients (service, lieu, bruit, qualité de la nourriture, de certains plats, etc…) ou au contraire remercier les gens qui font bon écho du lieu (Boissons / repas gratuits).

    Alors oui. La masse critique d’utilisateurs n’est pas aujourd’hui atteinte pour que le service soit vraiment pertinent. Mais j’imagine que c’était aussi le cas pour facebook il y a 3 ou 4 ans. Et finalement, quelques utilisateurs se sont appropriés le service, l’ont fait grandir pour atteindre aujourd’hui 1/2 milliard de personnes.

    Les réseaux sociaux entrent petit à petit dans nos vies. Nous pouvons être critiques. Ou nous pouvons laisser les gens s’approprier le service et voir quels usages pérennes s’en dégagent. Et il me semble trop tôt aujourd’hui d’opter pour un titre aussi dramatique que “Le triste monde tragique des services sociaux qui ne servent à rien”.

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