Google Map ajoute le cliquer déplacer sur le calcul d'itinéraires
Google Map ne cesse de me surprendre de jour en jours, aussi bien par sa richesse fonctionnelle que par la rapidité de ses algorithmes qu’une gigantesque ferme de calcul ne suffit pas à expliquer.
Dernière fonctionnalité de malade en date, le “click and drag” proposé sur leur outil de calcul des itinéraires.
Mettons que je veuille me rendre de Lisieux à Hermival les Vaux…
Mais que je m’aperçoive soudain que j’ai oublié d’acheter un pot de beurre au supermarché de Glatigny (et puis la route de Glatigny est bien meilleure pour remonter à Hermival). Il me suffit de cliquer sur un point de la route et de déplacer celui-ci à Glatigny pour que mon itinéraire soit automatiquement recalculé en temps réel.

Cette vidéo est d’ailleurs beaucoup plus parlante que ces captures d’écran.
Au delà de la prouesse technique qui n’est pas sans me rappeler le jeu Click and Play de l’éditeur Maxis (Sim City) en son temps, je me demande si, malgré son extrême simplicité – je clique, je déplace et ça marche – ce genre d’interface super intuitive est aujourd’hui réellement à la portée d’utilisateurs grand public habitués à des outils beaucoup plus austères, complexes et directifs.
Aujourd’hui, l’ensemble des applications de calcul d’itinéraires existantes nécessitent un nombre important d’étapes bien délimitées : adresse, code postal, ville, pays de départ, d’arrivée et pour chaque étape. Ces dernières sont à préciser en amont de la recherche, et ne peuvent pas être changées sans effectuer une nouvelle recherche, là où Google Map demande simplement une ligne de départ, une d’arrivée, et suggère des alternatives quand il ne trouve pas directement ce qu’il cherche.
Comme rien ne vaut les retours d’expériences, je viens de faire essayer le service de calculs d’itinéraires de Google à une habituée de Mappy. Elle devait se rendre de Rouffiac (17) à Saint Sauveur d’Aunis (17) en passant par Parançay (17). Sa première réaction fut : “c’est nul, on ne peut pas indiquer par où on veut passer”.
Le changement d’usages est là évident : à une habitude consistant à indiquer par où l’on souhaite transiter en amont de la recherche vient se substituer le calcul d’un itinéraire idéal (se prendre les embouteillages à Tonnay-Charente n’est clairement pas ce que j’appelle un itinéraire idéal) que l’utilisateur peut altérer de manière visuelle, simple et avec le calcul du nouvel itinéraire en temps réel, en fonction de ses goûts ou de ses besoins. Sauf qu’aujourd’hui, l’utilisateur ne le sait pas encore, et qu’il n’est pas forcément prêt à une telle mutation.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Croyez-vous que ces nouveaux usages pourront facilement convertir une masse d’utilisateurs non geeks, ou sont-ils destinés pour un temps au moins à une communauté d’early adopters ?
Via Ogle Earth et Nicolas
Publié le 30 juin 2007 à 11h24 Publié sous Ergonomie web et logicielle
Mots clés utilisabilité, google
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2 commentaires sur Google Map ajoute le cliquer déplacer sur le calcul d'itinéraires »
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Par Jean-Sébastien Mansart le 02 juillet 2007 à 09h03 :
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Par Pat le 02 juillet 2007 à 10h37 :
J’ai eu la même réaction que cette utilisatrice lors de ma dernière utilisation de Google Map. Et j’ai découvert cette fonctionnalité de drag and drop…par hasard! C’est vraiment dommage. Il suffirait seulement d’indiquer comment modifier un itinéraire sur le formulaire de saisie de l’itinériaire pour éviter une crise de nerfs à l’utilisateur… La fonctionnalité est bluffante, mais bien mal mise en valeur…
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L'ergonomie web, l'utilisabilité et la qualité des logiciels sont trois grandes passions mises au services de ma profession.
Tout a fait d’accord, c’est ce que j’essayais de faire passer dans mon billet sur la dernière version de plone.
Les utilisateurs sont habitué “tant bien que mal” à utiliser des process qui sont cadré : on rentre les valeurs dans les champs, on valide, et c’est partit, si tu veux modifier après, tu recommence à partir de 0.
Avec l’AJAX et les nouvelles fonctionnalité, on rentre quelques infos, rapidement, et après si on veut modifier, on le fait directement sur la vue de rendu du résultat.
Certes, c’est plus souple, plus clica convi et tout, mais l’utilisateur n’est pas forcément au courant, et si il est au courant, déjà qu’il avait du mal avant, j’ai franchement peur qu’il ait encore plus de mal maintenant.
D’ailleurs, ça me fait penser qu’il faut que je change le terme “geek” par “early adopters” dans mon article.