L'iPad, pierre angulaire d'une série d'innovations qui changeront nos vies en profondeur

Comment Apple peut être fier de l’iPad? C’est une machine à vendre de l’iTunes et qui capitalise sur l’iPhone. Pas d’innovation. Ce coup de gueule de Stanislas Khider, grand fan de Microsoft devant l’éternel, résume la réaction des geeks chaque fois que Steve Jobs descend de sa tour d’ivoire afin de répandre la bonne parole parmi les hommes. On l’a vu avec l’Ipod Nano et l’iPhone, il n’y avait aucune raison pour que cela ne se reproduise pas avec l’iPad. Bis repetita semper placent.

Et ça tombe bien. Quand il s’agit d’innovation et de d’usages nouveaux, les geeks, je m’en tamponne le coquillard avec un tibia de langouste. Trop peu représentatifs du grand public, ils appellent innovation ce que madame Michu appelle révolution. L’iPad est innovant, et probablement sur le point de changer profondément non solum l’informatique domestique sed etiam l’accès à l’information, au point de bouleverser tout l’écosystème de diffusion de la connaissance que nous connaissons aujourd’hui. Et accessoirement, de prendre sa revanche sur IBM et Microsoft, avec élégance évidemment. Rien que ça.

Les dernières intrusions d’Apple dans le domaine du révolutionnaire s’appellent Quicktake, le premier appareil photo numérique grand public, Newton, encore en avance sur son temps dix-sept ans après sa sortie : des extraterrestres sans intérêt pour le grand public. Fermés, sans débouchés réels à l’époque, il leur manquait l’écosystème qui les auraient rendus attractifs. Arrivant comme un cheveux sur la soupe dans un monde qui n’était pas encore prêts à les accueillir, ils furent un échec commercial retentissant.

Apple Newton, l'ancêtre de l'iPad

L’ipad est tout sauf cela, et, outre le fait que ma femme m’a annoncé qu’il serait mon cadeau d’anniversaire au lieu du Sony Reader PRS-505, cela fait de moi un homme heureux.

Dans mon exercice de prospective quand aux différents usages d’une tablette tactile grand public, j’avais parié sur une utilisation domestique généraliste. C’est la direction qu’a choisie Steve Jobs, en sortant un terminal véritablement orienté loisir, capitalisant sur les acquis de ces dernières années, à commencer par les 140000 applications de l’App Store et les contenus d’iTunes, le tout à un prix grand public. Les marchés financiers ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, en saluant cette nouvelle orientation d’Apple à la hausse.

Si vous avez plus de trente ans, vous vous souvenez certainement de ces publicités mettant en scène le séjour d’une famille heureuse dans lequel trônait, tabernacle des temps nouveaux, un magnifique IBM PC, son écran de douze pouces affichant fièrement le dernier Roberta Williams en CGA. Ces réclames n’innovaient pas, elles ne faisaient que remettre au goût du jour les annonces de l’époque de l’explosion de la télévision dans les années 50 et 60. L’important était de faire la promotion d’un nouveau modèle de société arrivé à l’ère de l’informatique. Avec l’iPad, Apple vient donner un grand coup de pied dans la fourmilière de l’informatique domestique, et je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec la publicité de lancement du Macintosh en 1984 : l’ère du PC, gris et terne, supplanté par l’ère du beau et de la couleur, symbolisé par Apple. Vingt-six ans plus tard, ce spot est toujours d’actualité.

Et cette fois, la firme de Cupertino a tous les atouts dans sa manche, à commencer par l’échec du modèle Netbook.

Avez-vous lu Obelix et Compagnie, album dans lequel on assiste à la grandeur, puis la décadence du menhir comme nouvel objet de société ? D’abord terriblement hype, le menhir devient rapidement has been au possible. Tout le monde en possède un, personne ne sait très bien quoi en faire, et à force de copies plus ou moins réussies, le marché arrive rapidement à saturation. Au point que l’on propose bientôt 2 esclaves pour tout achat d’un menhir.

C’est ce qui arrive aujourd’hui avec les netbooks, ces mini PC portables qui devaient révolutionner l’informatique domestique en transformant tout un chacun en nomade connecté. Les netbooks sont les nouveaux menhirs. L’entrée de gamme est trop limitée pour une utilisation domestique, écran trop petit, clavier inconfortable, processeur trop faible pour jouer… Rajoutez à cela un design plus que douteux – on fait dans le low cost – et l’absence d’un écosystème applicatif dédié, et vous comprendrez rapidement pourquoi on voit aujourd’hui des EEEPC offerts pour l’achat d’un forfait de téléphone portable ou d’un baril de lessive.

Avec l’iPad, Apple arrive avec tout ce qu’il faut pour prendre sa revanche sur le couple IBM et Microsoft, et c’est le résultat d’un travail de longue haleine. Grace à l’iPod et l’iPhone, modèle d’achat basé sur iTunes et l’App Store est aujourd’hui rentré dans les moeurs. Ces points d’entrée uniques qui permettent à Apple de contrôler notre expérience utilisateur rassurent les diffuseurs de contenus qui y voient une manière de gérer la diffusion de leurs produits – ce qui n’est pas sans poser d’autres problèmes d’ailleurs. Et surtout, l’iPad a très exactement le format idéal pour devenir le nouveau terminal permettant d’accéder à tous les contenus du bout des doigts : films, musique, magazines numériques… avec un modèle économique hyper solide. En étant un peu cyniques, on pourrait même dire qu’Apple joue la carte écologique en prônant le zéro papier, comme le montre cet encart sur la page des spécifications techniques de l’iPad.

Tout ceci peut faire peur, et laisser croire que la qualité de l’expérience utilisateur n’est que la vaseline d’Apple qui nous encule avec ses produits fermés et son hyper contrôle. Il n’en est rien, l’iPad est un terminal ouvert sur le monde. Si je devais faire une comparaison, je dirais que l’iPad est le Twitter de l’informatique domestique. Twitter, pour lui même, a un intérêt limité ; le service est sexy, mais n’irait pas très loin sans tout l’écosystème applicatif qui l’entoure.

Je vois très bien, dans deux ou trois ans, l’iPad devenir la télécommande centrale de mon appartement. Il suffirait que Legrand sorte un module domotique pour que je planifie mon bain à 39º depuis mon iPad à 21 heures du matin la veille au soir, tout en démarrant le four afin de faire cuir la pizza pile poil au bon moment. L’ipad est la tablette omnisciente des films de science fiction que j’espérais quand Microsoft a sorti le premier Tablet PC, avec l’échec que l’on sait.

Évidemment, les travailleurs nomades ne sont pas en reste puisque Apple a sorti toute la gamme de produits nécessaires à un travail bureautique en mobilité : nouvelle version d’iWork optimisée pour le tactile, et gestion du calendrier et des emails repensée pour la tablette. Mais ce n’est pas, je crois, la cible principale. Nous sommes à la veille d’un bouleversement de nos usages domestiques, annoncé depuis les débuts de l’informatique domestique, mais que seule une préparation en douceur pouvait nous préparer à vivre. Il ne manquait plus qu’un outil qui s’intègre parfaitement dans notre vie quotidienne, et je suis hyper excité quand je vois ce qu’Apple nous a concocté et ce qui nous attend dans les 10 ans à venir. Quand aux geeks, s’ils veulent vraiment prendre une grande claque dans l’innovation, ils seront probablement obligés d’attendre la Singularité, qui remettra les pendules à zéro pour tout le monde.

iPad iTunes

Publié le 28 janvier 2010 à 12h12 Publié sous

Mots clés web, innovation, utilisabilité, drm, ergonomie, ipod, apple, iphone

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    Par Got le 28 janvier 2010 à 14h27 :


    Je ne reviendrai pas sur ton analyse de l’iPad et de sa portée dans le monde numérique de monsieur-et-madame-tout-le-monde car même si elle fait bien peur, pourquoi pas?

    Non, ce qui m’a fait le plus tiquer, c’est ta déclaration de la mort des netbooks. Comme beaucoup de monde d’ailleurs, tu penses que ce type d’ordinateur est devenu has-been et limite obsolète alors que je vois plutôt le marché arrivé à maturation avec l’évolution de 2010. D’un côté les ultraportables et les netbooks actuels font fusionner en une seule catégorie, à un prix nettement plus accessible que par le passé pour ce genre de machines. Le marché est là, les netbooks sont suffisamment puissants pour se placer comme machine principale et l’engouement initial est toujours présent. De l’autre, le segment abandonné depuis le premier eeePC va revenir avec les smartbooks: 5~7”, léger, un petit SSD, un clavier et un écran tactile, Android, 10-12h d’autonomie en lecture de vidéos HD. Ce sont d’ailleurs eux les vrais concurrents de l’iPad, pas les netbooks actuels en 10~12”. Bref, cette séparation en deux marchés me semble plutôt être l’illustration que le concept de netbook est arrivé à maturité au point de pouvoir se dissocier en deux.

    Et en tant que gentil-amateur-de-technologies, je suis très déçu qu’Apple n’ait pas repris tous les éléments révolutionnaires du Newton pour les intégrer aux avancées techniques de l’iPhone&co. C’est sûrement encore trop tôt pour le marché grand-public… Reste à voir la réponse de Microsoft avec Courier…

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    Par banux le 28 janvier 2010 à 15h39 :


    Je suis plutôt d’accord avec l’analyse de Got sur la partie netbook, je le voit vraiment comme un ultra portable qui ne coute pas les yeux de la tête et niveau puissance tu trouvera des postes bureautiques basé aussi sur les procos Atom c’est largement suffisant pour aller sur internet faire de la bureautique.

    Sur ta vision de la domotique quasi tout est déjà en place sauf que ca coute super cher, j’avais regardé pour installer ça chez moi mais le prix en plus pour éteindre une lampe et le peut de matos disponible au niveau thermostat et électro ménagé m’ont fait abandonner l’idée. Ca arrivera peut être dans le grand public mais alors l’ipad sera déjà une technologie dépassé :)

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    Par Jean-Baptiste le 28 janvier 2010 à 17h13 :


    Je pense que Apple aurait enfoncé le clou si Ipad savait faire des choses qui ne posent aucun problème au premier netbook venu : Embarquer flash, avoir de l’USB non propriétaire ou encore le multitache. Madame Michu ne risque pas de faire la tronche lorsqu’elle va comprendre qu’elle ne peut pas faire plusieurs choses à la fois ? Vous la voyez épluchez les patates sans avoir le droit d’écouter Europe 1 madame Michu ?

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    Par Alexandre Salomé le 28 janvier 2010 à 17h31 :


    $ ./show-config

    Troll : Disabled

    Très bon article, qui se détache des autres qu’on peut (qu’on pourra) bientôt lire sur les blogs.

    Très intéressant cette retrospective et cette vision des choses, j’suis globalement d’accord.

    A suivre ;)

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    Par Bruno Bichet le 28 janvier 2010 à 17h55 :


    Je ne suis pas fan des produits Apple en général, mais le principe d’un ordinateur familial que l’on peut déplacer facilement dans la maison pour regarder/lire/apprendre en famille est séduisant. La comparaison “l’iPad est le Twitter de l’informatique domestique” est bien vue.

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    Par DtE le 28 janvier 2010 à 20h00 :


    Je ne me risquerai pas à faire de la divination sur l’avenir de l’objet. Trop de facteurs feront que la mayonnaise prendra ou non… Perso je vois mal le grand public acquérir ce genre d’objets. Le rapport prix / utilité / visibilité du service qu’il apporte me parait trop faible pour la famille Michu.

    Mais si quelqu’un doit révolutionner l’utilisation de l’informatique, c’est vrai qu’on pense tout de suite à Apple. Eux seuls jouissent d’une aura, d’un prestige aussi énorme. Avoir un produit Apple c’est déjà “reconnu socialement”, tout le monde en veut. Les gens ne se demandent pas ce que le produit peut leur apporter en termes de fonctionnalités techniques, de liberté mais en terme de prestige et de facilité d’utilisation. Et c’est la clé. Proposer un truc facilement transportable et dont l’utilisation ne requiert aucune connaissance en “informatique”, c’est la clé, et Apple a de l’avance à ce niveau. Les geeks (au sens que lui ont donné les médias, c-à-d les simples possesseurs de matériel en fait, notamment d’Apple) seront ravis… Les autres un peu moins. Mais c’est comme ça que ça devra évoluer, et tant pis s’il en résulte des systèmes hyper fermés.

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    Par Raphaël le 28 janvier 2010 à 22h00 :


    “Les marchés financiers ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, en saluant cette nouvelle orientation d’Apple à la hausse.”

    On ne doit pas suivre les mêmes alors ( http://www.google.com/finance?q=AAPL ), ceci étant ce n’est pas un argument pour/contre le succès d’un produit Apple, toutes les keynotes sont suivies d’une phase de baisse (même celle de présentation de l’iPhone, c’est dire) …

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    Par Vanessa le 28 janvier 2010 à 22h50 :


    L’iMac a changé ma vie, le macBook Pro a changé ma vie, sans aller plus loin, c’est Apple, donc j’adhère “ad vitam aeternam”. Dieu merci je n’ai jamais trouvé de netbook dans mon baril de lessive, à la limite je m’en sors mieux avec mon iPhone. Addict ? Totalement. Et malgré tout, merci de prêcher aux convaincus.

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    Par Jofrey le 28 janvier 2010 à 23h21 :


    Article bien sympa, je suis globalement d’accord. Pour répondre à certains commentaires sur les limitations du produit… J’ai été personnellement très étonner par la home page de l’ipad. Un mix étrange entre le dock du mac et les icons de iphone/touch que je trouve manquer de réflexion. Comme si l’OS n’était pas tout à fait terminé.

    Après réflexion, je pense qu’étant donnée que l’ipad partag avec l’iphone/touch l’OS, Apple n’a peut-être pas présenter une version définitive de l’OS mais une version Beta pour ne pas dévoiler des fonctionnalitées, gestures, etc du future Iphone/touch.

    Il me paraît évident que pas mal de surprises (multi-taches…) pourrait être du voyage avec la version OS4 de l’iphone et donc de l’Ipad, que l’on devrait découvrir dans le courant de l’année. Autant certains manques matériels sur la V1 comme une webcam sont un peu dommageable… Autant la partie OS peu aisément évoluer dans le temps, ce n’est donc pas une limitation ou alors temporaire.

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    Par Neovov le 29 janvier 2010 à 01h02 :


    Merci de remonter le niveau. J’en avais marre de lire des “bouh, il ne fait pas triple-play-h.264-avec-desperack-gps-triangulé, Apple au feu !!”. Je suis complètement d’accord, Apple attaque un marché qui n’avait besoin que de ça. Évidemment je ne vais pas m’acheter d’iPad, j’ai ce qu’il me faut pour accéder à Internet entre un iPhone et un Mac. Par contre, mes parents, qui n’ont jamais rien compris à Windows, qui ont peur de casser quelque chose dès qu’ils cliquent… Je suis déjà excité à l’idée de leur en parler.

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    Par Guillaume Desrat le 29 janvier 2010 à 07h38 :


    Pour ma part, après une première lecture de rattrapage, hier matin, sur le sujet, je me suis posé la question de savoir ce que ce produit m’apporterait.

    Si je n’ai pas encore passer en revue tout les usages domestiques que j’en ferais, je suis certain que c’est un appareil qui me serait utile sur le plan professionnel.

    Je suis régulièrement en réunion, et je souhaiterais pouvoir montrer les minutes de la précédente, les schémas d’infrastructure dont il est question, les emails échangés sur le sujet, les cahiers des charges, change requests et autres documents auxquels on fait référence.

    Le fait qu’il fasse tourner iWork me fait également penser qu’il pourrait accompagné des forces d’avant-vente chez des clients.

    J’attendais de voir ce qu’Apple allait sortir avant de me décider pour l’achat d’un lecteur d’eBook (Bookeen Cybook Opus ou Sony Reader PRS-600) et finalement, je ne sais pas. Je ne sais plus.

    Mais en tout cas, je suis terriblement tenté par l’iPad !

  12. Avatar

    Par Thomas Tourlourat le 29 janvier 2010 à 12h26 :


    Tu explique très bien ma manière de pensée. Merci ;)

    Je suis parfaitement d’accord que l’iPad va complètement changer notre manière de voir l’informatique au sein d’une maison. L’envie de voir la domotique devenir légion sera de plus en plus grande chez le consommateur.

    L’outil n’est pas révolutionnaire, c’est l’accès à l’information que l’on a avec cet outil qui est révolutionnaire !

    Les constructeurs vont se mettre à niveau rapidement, mais Microsoft va devoir revoir ses OS embarqués rapidement ! Google avait déjà commencé à adapter Android sur les tablettes PC.

    Maintenant, Apple à ouvert le barrage, est l’eau va couler bien plus vite. 2010 commence de manière croustillante.

    Armetiz.

  13. Avatar

    Par Fennec le 29 janvier 2010 à 14h47 :


    A mon avis la tablette d’Apple est dédiée à un marché de niche. Admettons que ce soit un produit de qualité (sans multitache, sans flash, sans port USB, 2 à 3 fois plus cher qu’un netbook, avec un clavier virtuel donc pas prévu pour réellement travailler, avec un écran trop grand pour être dans la poche et trop petit pour servir d’écran principal, sans webcam, sans réelle HD, etc.), breeeef, en admettant que ce soit quand même un super produit qui se démarque des autres tablettes, qu’est-ce que je vais en faire ??? A quoi ça sert ? Pas à lire un e-book ça nous péterait les yeux autant avoir recours à la technologie des Kindle et consors. Pas à jouer, ou alors ce ne seront que des jeux d’iPhone. Non vraiment, je ne vois pas quel usage on peut avoir d’une “passerelle entre l’iMac et l’iPhone”.

  14. Avatar

    Par Frédéric de Villamil le 30 janvier 2010 à 10h52 :


    @Got, @banux : je ne pense pas me tromper en fait. Le fait que tu mettes en avant les caractéristiques du netbook pour parler de maturité au lieu des usages que peut en faire le grand public montre bien que cela reste un truc de geeks. Mais je reste convaincu que le soufflé netbook est retombé. Et les tablettes domestiques sont une excellente alternative, si ce ne sont une meilleure.

    @banux : quand j’ai rédigé la partie domotique, j’ai effectivement pensé à ton appartement et aux discussions que l’on avait eues à l’époque où tu l’as acheté. Et j’espère que l’iPad en tant que tel sera rapidement dépassée, il lui manque clairement une interface neurale ;-)

    @Jean-Baptiste : sérieusement, qu’est-ce qu’elle en a à foutre de Flash madame Michu pour aller lire ses vidéos (sur Youtube) ? L’USB ne sert pas non-plus à grand-chose, puisque tout ou presque passera pas le réseau. J’ai un peu l’impression d’entendre les détracteurs du Macbook Air à propos de l’absence de lecteur de CD/DVD. Et en l’occurrence, s’il y a bien une chose que fait très bien l’iPhone, c’est jouer de la musique tout en faisant autre chose. Madame Michu n’est pas multi tâches, bien au contraire.

    @DtE : au contraire, je pense que le prix, plus l’acte social de posséder un produit Apple et les débouchés infinis de l’appareil en feront le nouvel iPhone. Qui, il y a deux ans, aurait prédit le succès de ce dernier ?

    @Raphaël : en fait, je parlais de la réaction des marchés pendant la keynote, pas après. Lors de la présentation d’iPad, le cours de l’action Apple a baissé, il est ensuite remonté au moment de l’annonce du prix.

    @Jofrey : je ne pense pas que l’absence de webcam ne soit un handicap. La visioconférence telle qu’on l’imaginait dans les années 80, et telle qu’on a tenté de la mettre en place dans les années 90 et 2000 a été un échec, et je pense que les gens ne sont pas encore prêts.

    @Neovov : je pense que tu as raison sur la cible. iPad est clairement un truc 25-80 ans, et c’est ça qui est excitant : à vous d’inventer la vie qui va avec.

    @Guillaume : tout à fait, c’est d’ailleurs également comme cela que je l’envisage, même si je pense que ce n’est pas le coeur de cible.

    @Fennec : parce que tu as des usages de geek :-) Et perso, je vois très bien ce que le geek que je suis en fera.

  15. Avatar

    Par Jyaire le 30 janvier 2010 à 23h22 :


    Je pense aussi que l’iPad a un gros potentiel auprès du grand public, et cela passera (peut-être) par les plus jeunes et par l’éducation. Je suis instit, et ça fait plusieurs mois que je rêve d’avoir en classe des dispositifs tactiles et multimedias genre tables de salon “Microsoft Surface”. Apple m’offre la solution intermédiaire et individuelle en éducation : un ipad par élève, qui remplace le cartable, et qui fait le lien entre l’école et la maison.

    Y’a plus qu’à trouver comment virtualiser le goûter à prendre pour la récré ^^

  16. Avatar

    Par mazux le 30 janvier 2010 à 23h53 :


    Pas d’accord du tout. D’abord un écran netbook est dit comme trop petit à 10.1 pouces pour voir un film, lire, etc, ensuite on dit qu’un ipad est parfait pour ça. C’est quoi encore la taille écran de l’ipad ? 10 pouces. L’ipad ne va rien révolutionner, et est pour moi le premier signe qu’Apple est devenu un dinosaure beaucoup trop gros, et qu’à force de jouer les cash machines, on commence à perdre le core business d’Apple. Madame Michu, ça pourrait être ma mère, clair qu’elle s’en fout de flash ou de l’usb, et le mieux c’est qu’elle s’en tape tout autant de l’ipad ! Vous encensez beaucoup trop, vous rêvez de choses dont personne n’a besoin. Ni le mass market, ni les geeks n’utiliseront l’ipad. Pour moi c’est le premier pas vers l’échec. Bel enthousiasme mais beaucoup trop loin de la réalité, je dirais même un poil infantile.

  17. Avatar

    Par Tanguy le 31 janvier 2010 à 00h08 :


    Tout comme le produit, cet article (tout en étant très juste) prête à discussion. Car Apple s’est toujours positionné comme le tabernacle de l’excellence des solutions jumelée à la simplicité et à la usability. Un sanctuaire où l’on respectait l’utilisateur et où ce dernier n’était pas sacrifié sur l’autel de la R&D. (Ce qui n’était que moyennement vrai mais Apple a réussi le tour de force de faire de ses clients des fans invétérés qui préfèreraient qu’on leur arrache un membre plutôt que d’admettre que ce qui ne plante jamais, plante quand même…)

    Depuis des années, les « geeks » envient cette noblesse d’âme en secret et, fulminant à souhait, fustigent publiquement l’hautaine attitude de la firme pommée. Mais avec l’apparition de l’Iphone, ne faut-il pas admettre qu’Apple est rentré dans le jeu – cynique ? réaliste ? – d’ouvertement sortir des produits visionnaires mais non-finis ; « sacrifiez-vous, achetez-les chers pour que nous puissions les perfectionner dans les trois mois qui suivront».

    Je pense que les geeks sont déchirés entre la délectation de voir se compromettre le Père et la déception de le voir se soumettre à la loi du marché de ses fils, marché que ces derniers endurent et, paradoxalement, fomentent aussi. C’est un peu freudien tout ça, non ?

  18. Avatar

    Par Frédéric de Villamil le 31 janvier 2010 à 09h59 :


    @Jyaire : intéressant, c’est très exactement ce que j’imagine aussi, et le contraire de la vision de mon épouse, également institutrice.

    @mazux : ici les commentaires agressifs et non argumentés, ça dégage. Et je parle d’une vraie argumentation. Dernier avertissement.

    @Tanguy : point de vue intéressant, mais pas complètement vrai. Et sortir un iPhone “incomplet” était nécessaire s’ils voulaient être innovants sans tomber dans le révolutionnaire.

  19. Avatar

    Par Jerome le 31 janvier 2010 à 10h42 :


    “sérieusement, qu’est-ce qu’elle en a à foutre de Flash madame Michu (…) ?”

    Bé je sais pas, moi dans mon entourage, quand j’observe les non-geeks qui m’entourent, que ce soit ma femme, ma belle-mère, les enfants des voisins etc… Qu’est-ce que ces gens font sur le web, à facile 90% du temps?

    • Ils matent des vidéos sur facebook, koreus, etc
    • Ils passent des heures sur farmville
    • Ils jouent à toutes sortes de jeux, casual ou éducatifs

    Que ceci soit positif ou non, c’est la réalité d’aujourd’hui dans mon entourage. Alors, qu’on aime ou qu’on aime pas Flash, force est de reconnaitre que pour ces gens là, le web sur l’ipad 1.0 sera “cassé”.

    Alors bien sur, il y a plein de jeux qui claquent (et l’ipad promet d’être une putain de plateforme de gaming) et de vidéos jolies sur itunes, mais de 1. il n’y a aucune chance qu’on y retrouve rapidement tout le contenu aujourd’hui disponible sur le web, et surtout de 2., est-ce positif que de devoir passer par l’apple store pour à la fois le diffuser et y accéder? Es-ce vraiment l’expérience web dont nous voulons, un web où Apple décide seule de ce que l’on peut et ne pas voir, et impose que l’on passe par le prisme de sa boutique pour diffuser et accéder à certains types de contenus? Bof quoi.

    Les limitations technologiques c’est une chose (même si je suis certain que ma mère sera très déçue par l’absence de webcam ^), mais l’absence de Flash témoigne surtout d’une volonté stratégique de contrôle qui me met très mal à l’aise.

    Au delà de tout ça, je suis personnellement très excité par l’ipad en tant qu’interface, j’y vois énormément de potentiel et je suis à peu près certain d’en acheter un, mais ça c’est précisément parce que je suis un geek :)

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    Par Christophe le 31 janvier 2010 à 18h59 :


    A l’heure actuel je ne pense pas que quelqu’un à utilité d’un tel appareil. J’ai vu ce week-end une personne utilisé pour la première fois une tablette et c’était pour afficher des partitions durant un concert.

    Donc avant de me prononcer sur la qualité, les spécifités technique et l’avenir du projet, j’attend de voir les utilisations possible d’une tablette et dans quel cas cela peut être utile. Comme tu le dit, ils sont en avance sur leurs temps, maintenant voyont si le monde arrive à faire le pas.

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    Par Pastekos le 01 février 2010 à 19h21 :


    Si je comprend bien ce que vous reprochez aux Netbook c’est de n’être “pas assez cher, mon fils”. Je suppose que vous n’aimez pas non plus la Clio ni le Mac Do qui comme chacun sait sont des hits commerciaux….

    has been peut-être pour certains milieux, mais la plèbe n’a que faire des états d’âme milieux branchouilles qui fréquentent le Fouquets.

    Quant aux netbook ce n’est en aucun cas un échec, c’est une niche une GROSSE niche qui enfle de plus en plus, et qui occupe désormais un (grosse) part minoritaire dans les ventes globales de laptops.

    Ca ouvre l’accès au laptops pour des gens qui n’y avaient pas forcément accès avant. Ca donne également une seconde jeunesse aux PC de salon puisque le surcout du netbook est minime et que moults usages proposés par le gros portable sont possibles également (ce qui n’est pas le cas avec l’Ipad).

    Finalement ce qui devient has been c’est le notebook classique de 15 pouces, qui voit d’ailleurs ses prix fondre au point d’être à peine un chouillas plus cher qu’un bon netbook. Il faut( dire qu’entre les netbook les ultra-portables et les portables classiques la concurrence est très féroce puisque c’est la même famille.

    L’Ipad ce n’est pas la même famille. Je dirai que c’est de la famille des “futurs mort-nés”.

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    Par Tanguy le 02 février 2010 à 10h14 :


    Autre point de vue intéressant : http://speirs.org/blog/2010/1/29/future-shock.html

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    Par Fabien MW le 02 février 2010 à 12h30 :


    Bonjour Frédéric, je suis assez d’accord avec toi sur le fait que l’iPad soit une pierre angulaire, pas une révolution. Le terme est bien trouvé, bravo! Dans mon blog ( www.macarieweb.com ;o)), je dis aussi que je crois bcp à son usage domestique. Par contre, je pense que les netbooks ont encore quelques belles années devant eux, notamment en usage pro/semi-pro, en déplacement, c’est qd même mieux qu’une tablette. En terme de saisie clavier, il faudra pas mal de temps avant que les tablettes soient préférées aux netbooks. a+ Continue à écrire des choses intéressantes Fabien

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