Le Rayon UX

La radiographie du Web en temps presque réel / thème en chantier (je m'appelle Teuse)

Le Barcamp Paris est-il mort ?

Je crois avoir participé à tous les Barcamp organisés à Paris, à l’exception des Barcamp Bank et des Cantine Camp, et bien qu’on y trouvât une dose de flan 2.0 ça et là, ils avaient tous été très riches et intéressants. Jusqu’à hier.

Loin de moi l’idée de critiquer l’organisation de Yahoo!, qui avait mis les petits plats dans les grands pour nous accueillir avec un open stand Ben and Jerry’s, des t-shirts personnalisés et des cerbères souriants,c’est si rare. Je parle des ateliers au contenu aussi indigent qu’un billet politique sur un Skyblog.

Pour rappel, les Foo/Bar Camps reposent sur un principe bien connu des congressistes : c’est en dehors des conférences que se discutent les sujets les plus intéressants, car, au lieu d’écouter passivement un orateur, chacun des participants apporte sa pierre à l’édifice. Le Barcamp propose donc de rassembler les passionnés (du web) autour de non conférences d’une heure sur des sujets pas forcément préparés à l’avance. Il n’y a ni orateur ni spectateur, mais uniquement des participant, et cette singularité rend les Barcamp si fascinants : on y fait émerger le contenu d’un chaos organisé. Ce onzième Barcamp Paris placé sous le signe de l’identité numérique n’avait rien de tout cela.

L’identité numérique est un thème très vaste : identification, authentification, relation de confiance, réputation, présence en ligne… sont autant de facettes d’un même roblème qui auraient pu déboucher sur tout autant de conversations passionnantes. Au lieu de cela, j’en suis ressorti avec le sentiment que quelques sociétés avaient récupéré l’événement afin de de présenter leur produit, exactement comme dans n’importe quelle conférence commerciale. En fait, l’ensemble des sujets proposés me faisaient royalement chier, pardon pour la vulgarité, et je n’étais visiblement pas le seul. Heureusement qu’il restait quelques personnes bon esprit pour troller discuter intelligemment sur les possibilités d’applications riches tournant autour d’Openoffice.org, la suite bureautique over bloated libre.

On pourra me rétorquer que c’est facile de critiquer quand on arrive les mains vides, et effectivement, je n’avais rien à présenter hier. J’aurais peut-être du ressortir ma présentation sur l’utilisation des Microformats dans les CV, et aborder OpenResume, un projet de normalisation d’architecture des CV en XHTML / XML prévu pour assurer l’interopérabilité entre les différentes plates-formes de CV en ligne qui traîne dans mes cartons depuis un moment, mais j’avoue à ma grande honte avoir eu la flemme de présenter quoi que ce soit.

Je ne sais pas si je suis le seul à avoir ressenti ça, mais pour la première fois, j’ai trouvé les conversations plus intéressantes à la cafétéria que dans les salles de discussion, le comble pour un Barcamp.

Le Louvre depuis la Seine

  • Par jf ruiz 13/05/2007 at 18h09

    Pour ma part, je n’ai pas pu assisté a toutes les sessions que j’aurai aimé mais je peux comprendre que les thèmes affichés ne t’ai pas plus inspiré que ça (te connaissant).

    Pour moi la meilleure session a été celle animé par Daniel Kaplan. Résumé ici : http://barcampparis11.viabloga.com/news/identites-actives-daniel-kaplan-hubert-guilland-fing

    Quand tu dis : “Ce onzième Barcamp Paris placé sous le signe de l’identité numérique n’avait rien de tout cela.” Je crois que tu as raison sur certaines présentations “commerciales” mais je pense qu’il ne faille pas généraliser et qu’il y a réellement eu des sessions si spécifiques à la recette “barcamp”.

    J’ai également constater des échanges très intéressants qui se sont naturellement déroulés en dehors des sessions officielles. Donc le contenu organisé à partir du chaos est pour moi sortit du pur cadre des sessions organisés.

    De là à se demander si le Barcamp Paris est mort, je ne crois pas. Au contraire je pense que de nombreuses personnes qui ne connaissais pas ce genre d’évènement ont pu le découvrir et on pu apporter une contribution personnelle au déroulement de la journée d’hier. Il y avait vraiment des gens intéressants et des connexions qui se sont faites dans le monde “réel”.


  • Par Christophe Ducamp 13/05/2007 at 18h34

    Bonjour Frédéric et Jean François,

    Merci Fred tout d’abord pour ce bon billet d’humeur. Cool de t’entendre, d’autant plus que j’ai eu un peu la même sensation.

    Manque de renouvellement de l’équipe organisatrice, peu de diversité, trop peu de codeurs, durée de la rencontre trop limitée pour favoriser les rencontres informelles, bref il nous manquait l’énergie stimulante et résonante des vrais barcamps avec de vrais “geek-leaders”.

    Pété de fatigue pour assister aux ateliers, je me suis senti également pour la première fois très peu enthousiaste pour me prêter au jeu de tenter quelque participation ;)

    En passant pour jean-françois, j’ai trouvé ta publisession ziki plutôt très ennuyeuse (tant pour les néophytes que les non-blogueurs ! j’ai des photos !).

    Je crois que nous avons des enseignements à tirer de nos amis à Londres, où les sponsors avaient su se faire discrets et s’écarter de tout atelier publirédactionnel.

    Bon rien de grave. Barcamp est une marque de communauté qui appartient à tous aussi à nous tous de jouer pour que le prochain puisse se retrouver dans la lignée de l’effervescence qui se déroule chez nos voisins. Un prochain barcamp chez ziki ?

    Pour finir Fred, je serais intéressé pour en savoir plus sur ce projet OpenResume ? Que dirais-tu que nous organisions une rencontre informelle (pas de CVCamp…. meci !) pour tous ceux que ça intéresse dans le cadre de http://events.eife-l.org/cv07/ à Paris qui semble très ouvert sur le sujet ?

    Bon dimanche à tous deux et à plus tard.


  • Par JF Ruiz 13/05/2007 at 19h27

    Salut Christophe, j’ai vu que tu t’étais ennuyé à ma session ;) Tu étais en face de moi, je crois même que tu avais le projecteur en pleine figure.

    Sachant que je ne m’attendais pas à avoir que des Zikinautes à ma session, j’ai demandé au début de faire un tour de table pour savoir qui étais là et ce que chacun attendait de la présentation/session. J’ai donc improvisé autour des usages de Ziki car c’est ce que souhaitai la majorité. Apparemment tu connaissais déjà tous les usages présenté vu que tu t’y es ennuyé. Comme tu viens de me l’envoyer par message Ziki, je pense en effet que l’on peut avoir des discutions qui t’intéresseront plus au niveau des microformats et de l’interopérabilité des CVs.

    Si tu as des photos ça m’intéresse de les voir ;)


  • Par Strass 13/05/2007 at 20h28

    Quelques petites réflexions par rapport à la façon dont ça se passe aux BarCampAlsace : - depuis le BarCampParis3 il y aura donc eu 9 BarCampParis et 3 BarCampAlsace. Une fréquence trop élevée n’est pas forcément une bonne chose (pas le temps de prendre du recul, pas le temps de se renouveler, etc). Sans compter le faire que la routine risque de s’installer. - lors des BarCampAlsace, comme durant la plupart des BarCamps, on parle beaucoup web, logiciels libres, etc, mais on parle aussi développement durable ou d’autres sujets encore. La diversité des sujets amènent donc une diversité de personnes ce qui amène naturellement les geeks à discuter avec d’autres personnes que d’autres geeks (j’en suis aussi un, c’est pour cela que je me permet de le dire comme ça) Assez naturellement donc, on trouve une population plutôt cosmopolite lors des BarCampAlsace. Un axe de réflexion pour les futurs BarCampParis ?


  • Par Nippotam 13/05/2007 at 21h56

    Assez d’accord avec l’analyse. J’ai pariticipé au premier Barcamp l’an dernier: j’ai toruvé cela riche et intéressant. Là j’ai trouvé que mis à part l’organisation plus “riche” le contenu était assez faible.

    J’ai assisté à la présentation de Netvibes widget et j’ai trouvé cela difficile à suivre pour un non geek.

    La conférence sur le coworking a été interessante mais on ne sais pas trop sur quoi cela va déboucher et ce qu’il faut faire.

    Selon moi il n’y a pas de sujets assez clairement définis pour qu’il y ait un vrai travail d’équipe autour d’un projet.

    Les personnes présentant un projet, n’attendent rien de la salle et la salle ne propose pas grand chose car elle ne connait pas assez le sujet.

    C’est donc une impasse actuellement mais je suis prêt à donner un coup de main si nécessaire.


  • Par jlb 13/05/2007 at 22h12

    Personnellement, je n’ai pas été déçu parce que c’était prévisible. Telle qu’elle était présentée, il était évident que cette manifestation n’avait plus grand chose à voir avec un BarCamp : une entité qui s’approprie l’organisation, des sponsors qui s’affichent (cf. barcamp yahoo ziki !), des “ateliers” programmés, des présentations préparées… tout cela ne me semblait plus avoir grand chose à voir avec l’esprit des BarCamps où chacun doit pouvoir présenter un projet ou une initiative “sur le feu”, où ce sont les participants qui décident, parmi les sujets proposés par les présents, ce qu’ils veulent découvrir et ce dont ils veulent débattre, à ce moment là, entre eux, et de passer à un autre sujet quand ils le souhaitent. D’où les présentations initiales de chacun, d’où ce fameux tableau des propositions d’ateliers, conduits parallèlement si les centres d’intérêts sont partagés et que les locaux le permettent. Tout cela ne peut être anticipé ni fixé d’avance. Dans l’esprit BarCamp, il me semble que c’est effectivement l’improvisation qui prévaut, en fonction de la disposition des participants présents (et des lieux) - ce qui n’interdit pas de préparer, ni une organisation. Le chaos ne signifie pas n’importe quoi !

    Cela étant, j’y étais présent aussi et je me range aux divers avis modérés qui se sont exprimés avant moi : cela reste toujours une occasion de rencontres et d’échanges, au sein ou en dehors des ateliers, une façon aussi de ne pas abandonner le terrain et de préparer d’autres manifestations de ce type, plus ou moins dans l’esprit, plus ou moins ouvertes, plus ou moins thématiques. Je trouve plutôt bon signe qu’elles se multiplient, il nous appartient de ne pas les laisser se multiplier que dans un seul sens, ou ce sera aussi de notre responsabilité.


  • Par Stéphane 13/05/2007 at 22h56

    “Le Barcamp propose donc de rassembler les passionnés (du web) autour de non conférences d’une heure sur des sujets pas forcément préparés à l’avance. Il n’y a ni orateur ni spectateur, mais uniquement des participants”

    Pour ma part, les quatre sessions auxquelles j’ai participé (dont une dernière que j’ai proposée) étaient de ce type là : des échanges très intéressants autour de BarCampBank / P2PVenture avec Frédéric Baud, beaucoup de questions soulevées (trop de questions en fait, pas assez de réponses concrètes à mon avis) sur la Finance Solidaire ensuite, la session initiée par Daniel Kaplan était exactement celà : il a parlé 5 minutes, et la parole a ensuite rebondi dans la salle pendant tout le temps suivant. Quand à la session que j’ai proposé, c’était très peu préparé, et comme c’était la dernière sans doute, les sujets ont énormément déviés entre très techniques, très sociologiques etc.

    Tu as participé à quelles discussions à part celle au sujet d’OpenOffice ?

    Note : je travaille pour Yahoo, j’ai participé à l’organisation du barcamp, je n’ai pas beaucoup de points de comparaison à part quelques CantineCamp ou autres WikiSchools, et cet avis est tout à fait personnel et n’engage que moi. :-)


  • Par Fetard 14/05/2007 at 00h29

    Pour OpenResume, je suis intéressé par les docs que tu aurais dessus :)


  • Par leafar 14/05/2007 at 10h35

    Je partage cette analyse. J’ai fait un peu de pub pour U-lik mais car j’avais beaucoup bossé sur une présentation ;-) Mais j’ai trouvé les gens plus intéressé par ma société que par le sujet de l’identité … impossible de resister car c’est mon bébé, mais en meme temps je suis parti avec une certaine frustration identitaire.

    Mais bon c’était loin d’etre mort ! People Inside too !


  • Par Bastien 14/05/2007 at 11h59

    Je suis d’accord avec toi fred. Pas vraiment de truc phenomenaux. Mais on ne peut pas reprocher quoique ce soit aux sponsors. Yahoo ou ziki qui ont fait les choses bien pour moi et ne se sont pas mis en avant

    Ziki a présenté sa solution mais todeka aussi donc bon… Et ca ne me derange pas plus que ca meme si on s’ecarte du but d’origine.

    Je viens aux barcamp mais je n’ai encore rien presenté mais je viens pour echanger et essayer de faire avancer le débat a ma minuscule echelle !! je pense être dans mon droit !!

    Mais l’identité numerique, on en a pas causé trois mots reelement. Peut etre il faudrait se mettre autour d’une table et de réécrire un concept de reunion différents. Peut etre qu’un concept qui marche aux états-unis ne marche pas en france ?

    Peut etre faudrait t-il ne pas faire differentes reunions mais faire une grande reunion où tous le monde interagirai ensemble sur un theme vraiment precis et qu’il y ait moins de presentations. Quand c’est identité numerique, c’est pas barcampbank ou autres (euh, je n’ai rien contre le barcamp bank hein :)


  • Par S/. 14/05/2007 at 17h32

    Le barcamp est vivant ! Tellement vivant qu’il n’est pas toujours le même, que des personnes différentes se l’approprient… Avec Silicon Sentier, nous avons “mouillé” dans l’organisation de presque tous les barcamps parisiens et je prends donc de façon très positive le fait que nous ne soyons pas cités comme assassin ou même pollueur ! J’espère qu’il y aura d’autres Barcamps et que nous nous y verrons… le prochain devrait être très différent et n’hésitez pas si vous voulez participer. Et oui Christophe, tu devais être fatigué parce qu’il y avait à dire et à faire, excellente conf de Chris Heilmann samedi ici par exemple…


  • Par Frédéric de Villamil 14/05/2007 at 22h23

    Jean-François : Ziki avait un joli coup à jouer et vous êtes un peu passés à côté : vous aviez une équipe nombreuse, aussi bien marketing / commerciale que technique. Au lieu de faire une présentation traditionnelle, il ne tenait qu’à vous de faire des ateliers thématiques sur des choses plus ou moins techniques amenant à promouvoir l’utilisation de Ziki. Vous avez fait le contraire, et c’est dommage. J’ai regretté de ne pas avoir participé à l’atelier de Denis, qui, rétrospectivement, avait l’air bien, mais dont l’intitulé sentait le flan à plein nez. Dommage.

    Christophe : je ne cherchais pas justement de trucs de geeks, juste des sujets non vides de substance, sur des thématiques autour de l’identité numérique. Du geek / technique j’en bouffe toute la journée au bureau, ça me suffit.

    Strass : je ne pense pas que la répétition soit un facteur de lassitude, surtout dans un environnement aussi stimulant et avec un panel d’intervenants aussi large. Et je me souviens d’un barcamp où l’on a passé plus de la moitié de la journée à parler organisation du travail en espace collaboratif. Tous autour d’une table, ça faisait très réunion de collectif d’extrême gauche, c’était mignon (et très intéressant)

    Nippotam : le but du Barcamp n’est pas de lancer des projets, c’est une conséquence. Et à toi d’orienter la conversation vers ce qu’il te semble le plus pertinent.

    JLB : C’était certes prévisible, et je m’y attendais un peu, même si Ziki avait une certaine légitimité à organiser un événement autour de l’identité numérique. Ce qui m’a vraiment choqué est l’indigence du contenu par rapport à la quantité et la qualité des participants d’une part, et à la richesse du sujet de base d’autre part.

    Stéphane : non, les autres sentaient vraiment trop le flan, je suis resté à la cafet à me gaver de Ben and Jerry’s tout en discutant avec plein de gens qui, visiblement, pensaient la même chose que moi. En tout cas, merci pour cette excellente organisation.

    Fétard : j’ai quelques trucs oui, mais avant de publier quoi que ce soit, il faudrait que je complète et surtout trie mes notes.

    S/: Oui, effectivement, merci à vous d’avoir pris en charge l’organisation des camps depuis le début, sans vous, on n’en serait certainement pas là. Mais il n’empêche qu’il y a eu une déviation, et qu’elle a nuit à la qualité de l’événement.


  • Par Gregoire 15/05/2007 at 12h12

    Je cherche dans quelle catégorie de critique classer celle-là… Comme je crois commencer à cerner un peu l’auteur :) et que je me souviens d’un post il y a quelques mois qui avait un ton un peu semblable (“Les Microformats, plus ça va, moins j’y crois”), je vais le mettre dans la catégorie “critique provocatrice et constructive”. Il manque quand même quelque chose dans la tournure de cet article-critique pour qu’il puisse s’approcher du roi de la catégorie des critiques provocatrices et constructives qui est le tout récent “Thoughts on Mozilla” de Chris-factoryjoe-Messina.

    N’ayant malheureusement participé à ce barcamp que jusqu’à 18h pour des raisons familiales mon avis vaut ce qu’il vaut, mais la session concernant le coworking était salle comble (j’étais assis par terre, comme durant ta session microformats au barcamp chez google) et on avait encore pas mal de choses à dire quand on a dû libérer la salle. La seconde session à laquelle j’ai participé concernait la Finance Solidaire et je partage l’avis mitigé de Stéphane concernant cette session où ça partait un peu trop dans tous les sens pour être vraiment productif, mais où la théorie du “chaos barcampesque” a malgré tout opéré puisque cela m’a donné l’occasion de me connecter avec quelqu’un qui a des projets très proches des miens en matière d’humanitaire et technologies. J’ai bien repéré quelques attitudes de VRP du web2.0, mais ça m’a plutôt fait sourire et je me suis contenté de ne pas assister à ce genre de session en étant curieux du feedback qui remonterait des barcampers qui étaient présents : je ne suis pas déçu sur le feedback concernant le non-succès de la VRP attitude durant les barcamps à la lecture de ce post et autres réactions ! Je crois que les barcampers qui se sont laissés prendre dans une session comme ça en choisiront une autre la prochaine fois, ou en proposeront une eux-mêmes, ou amèneront la dose de chaos nécessaire à ce genre de session pour qu’elle soit à la hauteur de ce qu’on attend dans un barcamp.

    Pour en revenir à “Le Barcamp Paris est-il mort ?”, je ne le pense pas une seconde, et, combien même cela m’effleurerait l’esprit, je m’empresserais de proposer les options pour redonner un peu de vie (et je pense que Fred tu participes à ça via ce post et ces réactions). J’ai confiance dans le modèle community-driven des barcamps en général et je pense que Paris ne déroge pas à la règle. Mais comme tout mouvement de ce type à une manière assez organique d’évoluer, il y a nécessairement des situations de ce type qui s’auto-régulent naturellement dès l’instant où l’on cultive cette dimension communautaire… et qu’on ne laisse pas non-plus tout se faire tout seul en se disant “c’est magique la communauté, tout le monde fait tout !” Non, il y a aussi des gens qui font un peu plus pour que les évènements puissent se faire en faisant en sorte que l’initiative des Barcamps en France trouvent sa place et ses synergies avec le mouvement international (entretient du wiki, participation aux groupes de discussions, postage de photos sur flickr…), et, last but not least, il faut aussi penser à l’aspect bassement matériel mais qui est un sacré boulot : chercher les endroits, les partenaires, les sponsors, organiser la sécurité, le wifi etc. Je pense à Silicon Sentier, Silicon Valois, Philippe Schoen en Alsace, et-moi même avec l’organisation de winecamps. C’est beaucoup de boulot et de temps passé, et si chacun en tire des satisfactions qui peuvent être de nature différente, je persiste et signe : les valeurs fondatrices et l’influence de la communauté nationale et internationale sont des gardes-fous bien plus solides qu’ils n’en ont l’air pour garantir la non-dérive de l’esprit Barcamp. Une saine lecture pour renforcer sa confiance dans “the unstoppable power of leaderless organizations” est le livre “The Starfish and the Spider”.

    Encore merci pour cette tribune Fred et on était déçu de ne pas t’avoir avec nous pour le geeks’ dinner spécial microformats d’hier à Paris avec Brian Suda, Jeremy Keith et d’autres personnes de bonne compagnie. On a même discuté de microformats et humanitaire ! J’espère avoir l’occasion de t’en reprler lors du prochain winecamp à coté d’Evian mi-juin :-)


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