Pas de budget ? Pas de site !
Qui d’entre-nous n’a jamais entendu un prospect – qui, généralement, avait initié le contact – répondre à la fatidique question du budget prévu pour une prestation :
Je ne souhaite pas vous donner de budget afin de ne pas vous influencer.
Ou encore :
Je ne peux pas vous donner de budget car je vous ai mis en compétition avec une autre société, et je choisirai en fonction du prix.
Je ne remettrai pas en cause le fait de mettre – ou non – des agences en compétition sur un projet, même s’il me semble que le choix devrait se faire sur la stratégie proposée plus que sur les tarifs. Jouer à tirer les prix vers le bas se fait toujours au détriment de la qualité, quoique puisse vous en dire certaines agences low costs ou autres adeptes du petit neveu de 15 ans qui fait des sites Internet. Mais sans un budget en face, il est difficile, voire impossible d’élaborer une offre satisfaisant vraiment les besoins du client, qui est finalement le grand perdant de l’histoire. C’est un débat sans fin presque aussi vieux que la première bulle Internet qu’il serait stupide et vain de relancer une énième fois.
Une de mes amies, qui tient une petite agence Web me confiait récemment qu’à un client qui avait refusé de lui donner un budget, elle avait répondu :
D’accord, je vous fais votre site pour 200.000 euros, signez ici. Mais je ne vous dis pas ce que vous aurez pour ce prix là.
L’histoire ne dit pas si elle a eu le contrat.
Publié le 15 mars 2010 à 22h05 Publié sous Humeurs
Mots clés web, humour, commercial
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7 commentaires sur Pas de budget ? Pas de site ! »
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Par derp le 15 mars 2010 à 22h53 :
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Par AtChA le 16 mars 2010 à 10h24 :
Ahah elle a bien eu raison. “Et pourquoi pas 100 balles et un mars aussi !” La bonne vieille réplique ^.
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Par Jeff le 16 mars 2010 à 10h35 :
Effectivement, c’est monnaie courante, je ne compte même plus les appels d’offre qui ne précisent pas les budgets disponibles. Donc il faut deviner, se projeter, essayer d’estimer l’importance stratégique du projet pour le client, mais c’est loin d’être évident. Le plus frustrant, c’est que ces gens là ont déjà une vision de leur budget annuel et savent évidemment combien ils peuvent consacrer à la refonte de leur site. Si j’étais annonceur, je fixerai le budget en mettant une réserve de 20% que je ne communiquerai pas dans mon appel d’offre. Cela me me permettrait de palier aux éventuels dépassements - dû à ma désorganisation en interne par exemple…;) - ou de garder un peu d’herbe sous le pieds pour les trucs super innovants (qui impliquent un dépassement budgétaire) que toute agence digne de ce nom est supposée proposer en phase d’appel d’offre..
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Par MrP. le 16 mars 2010 à 10h48 :
^ ç ^)—–(Pas de chocolat, pas de bras…)
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Par Alexis Perrier le 16 mars 2010 à 10h50 :
Frédéric, combien de fois ais je été confronté à ce problème lorsque je faisais des sites web.
Le resultat ? Je tirais mes prix vers le bas, je travaillais comme un fou pour des clopinettes, et au bout de quelques années j’ai simplement arreté de me battre sur ce type de projet.
Mon expérience de 10 ans de développement de sites web me fait penser qu’il n’y a pas de marché viable pour des développeurs web indépendants. Le neuveu de 15 ans pointe toujours le bout de son nez meme 25 ans apres la naissance du web. Quand ce n’est pas le neuveu, c’est le stagiaire. La qualité globale des petits et moyen sites en France s’en ressent fortement.
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Par Corre Erwan le 16 mars 2010 à 11h16 :
Dans mon cas, je proposais un double volet à mes prestations et j’insistais beaucoup sur l’implication du client sur la vie du site. Le budget, finalement, doit se penser sur la durée, pas besoin de sortir la grosse artillerie (98% des sites web pro réalisés en france sont “à petit budget” - marché donc à ne pas négliger). Mais d’emblé, un client qui ne fournirait pas une fourchette de pris, je ne lui répond pas ou alors je lui envoie un devis basique plus les extras en option… Il y a bien 2 choses : la création du site en lui-même (volet 1) et la maintenance-mise à jour-référencement (volet 2). Une fois lancé, le client est libre alors de changer de prestataire en cours de route, c’est “son” site, pas le mien. Au final, je n’assome pas le client avec un gros devis dès le départ mais je me rattrape dans le temps avec des contrats de maintenance durant généralement 6 mois. C’est alors l’occsion de faire le point, de renforcer certains aspect du site ou de rajouter des fonctionnalités. 6 mois, c’est aussi un bon délai pour avoir une bonne vision du positionnement du site et de son succès auprès des visiteurs. A partir de là, le client dissocie bien les enjeux de son projet et surtout prend conscience que le site ne se suffit pas à lui-même. Je vois par exemple une grosse poussée de la demande de référencement naturel et, en retour, les clients comprennent facilement qu’un site Full-Flash ou un site trop graphique deviennent finalement handicapant sur la durée. On en revient à des structures de site simples, et compatible W3C, qui restent facilement manipulables sans avoir besoin de tout refaire au bout de 2 ans. Mais je crois que l’on manque aussi l’essentiel dans ce billet : la majorité des agences web ont des tarifs consultables sur leur site, le client peut toujours s’y référer avant de conclure avec tel ou tel partenaire. Il connait toujours un concurrent ou un proche qui peut le briefer sur les prix pratiqués… Dans le cas des grosses agences, on sait très bien que ce n’est pas la prestation fournie qui prime mais bien le fait que c’est “une grosse agence” qui a raflé le budget… le client est rassuré, il est entre de bonnes mains. Ensuite… c’est un autre histoire…
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Par Oncle Tom le 16 mars 2010 à 15h45 :
Triptyque : fonctionnalités / temps / budget.
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je vous faiS ;)
Perso je signe tout de suite.