Quand Adsense peut rapporter de gros... ennuis

Ségolène Royal, femme politique la plus detestée de France

Si Adsense est une régie publicitaire extrêmement performante en termes de suggestion de contenus – excepté peut-être dans ma capture d’écran – cette fonctionnalité peut également se retourner contre les auteurs du site qui les affichent quand des lecteurs un peu bas de plafond en viennent à confondre publicité et contenu et que l’affaire est relayée par des sites de news plus intéressés par le sensationnalisme de caniveau qu’un contenu de qualité.

Délits d’opinion est un site collaboratif d’analyse politique et économique. Il est tenu par d’anciens employé d’instituts de sondages et d’opinion aussi bien de gauche que de droite, ce pluralisme garantissant une certaine neutralité politique. Et pourtant…

Le 16 octobre dernier, Mayeul l’Huillier (disclosure : mon cousin germain), publie chiffre à l’appui un article intitulé Ségolène Royal, la femme politique la plus détestée de France ?, quelques jours avant le documentaire qui lui est consacré. Le Poste se saisit de l’article et traîne Délits d’Opinion dans la boue, affirmant que le site n’est qu’une émanation haineuse du Figaro.

En effet, Délits d’Opinion affiche des bannières Adsense reprenant les mêmes couleurs que ses titres, et l’une d’entre elles contenait… une publicité pour le Figaro. De là à faire un amalgame, il n’y a qu’un pas, que Le Poste n’a pas hésité à franchir. La suite de l’affaire est relativement classique, avec une demande de retrait de l’article, mais elle a montré que même une bannière publicitaire pouvait se montrer risquée quand a une ligne éditoriale parfois polémique. Heureusement, Adsense permet de bloquer les annonces de certains sites, mais quand le lien est vraiment pertinent, cela pose de sérieux cas de conscience.

Centre Pompidou

Publié le 25 octobre 2009 à 21h46 Publié sous et Labels politique, référencement, google, adsense, adwords, seo, sem

À propos

Frédéric de Villamil

Je m'appelle Frédéric de Villamil, et quand je ne déploie pas ma mauvaise humeur et ma mauvaise foi sur le Web, je suis un super héros chargé de sauver le monde. Vous pouvez me suivre sur Twitter.

  1. Mathieu le 25 octobre 2009 à 23h32

    “Le Poste”, http://www.leposte.fr ?!?

    J’imagine que tu veux parler du Post.fr … Ou bien il y a erreur manifeste et un poil grossière (ça prend 2 secondes de vérifier l’URL), ou bien… tu as peur d’une attaque en diffamation, et tu préfères mettre un faux nom ?? :p

    Article pertinent quoi qu’il en soit.

  2. françois le 26 octobre 2009 à 22h14

    ça confirme que lorsqu’on veut suivre aveuglément un incompétent, on est prêt à raconter n’importer quoi, y compris diffamer des articles sérieux…

  3. xethorn le 27 octobre 2009 à 15h49

    Dans cette situation, je ne comprends pas vraiment le sens de la legalite. Le script adsense n’est pas controle, il s’agit de donneees dynamiques automatisees et qui plus est, gerees par le geant americain: Google. Peut-on vraiment demander a quelqu’un de retirer l’article? Alors qu’il suffirait de desactiver la publicite en question pour la page dite? J’ai vraiment un peu de mal a voir le raisonnement sur le fond.

    Sinon l’article est tres bien. Merci pour ce partage!

    Twitter: http://twitter.com/xethorn

  4. Moteur Nature le 03 novembre 2009 à 00h36

    Le jeu politique utilise toutes les armes possibles, il en est toujours ainsi. Il y a aussi la technique du google-bombing pour associer une personnalité connue au truc le moins glorieux qu’on puisse trouver, mais je découvre qu’il est possible de tromper Adsense. Et je vois surtout une manoeuvre assez minable du Post pour discréditer le site Délits d’opinion.

    S’il y en a qui ne la connaissaient pas, voilà qui est utile pour situer l’orientation politique du Post. J’innocente ensuite totalement Délit d’opinion, c’est plutot l’annonceur Royal Canin qui devrait écarter les pages contenant le mot-clé Ségolène.

Réagir à Quand Adsense peut rapporter de gros... ennuis

Afin de maintenir le niveau global de ce site, les commentaires font l'objet d'une politique de modération qualitative basée sur des critères non écrits et totalement subjectifs, donc injustes.

Les commentaires écrits en langage SMS, inutiles, déplacés, injurieux ou relevant du spam seront systématiquement supprimés sans avertissement préalable.

Les trackbacks sont fermés pour cause de spam.