revue de presse du 10 octobre 2008Les revues de presse mettent chaque vendredi en lumière les 3 meilleurs articles sur lesquels a porté ma veille quotidienne. Ils peuvent être récents, ou particulièrement vieux, et rentrent dans cette catégorie pour leur qualité ou leur intérêt. N’hésitez-pas à proposer les vôtres.

Cette semaine, on va parle de design d’applications, le vrai, celui qui pousse à l’utilisation, pas celui pour faire joli, mais aussi d’accessibilité, avant de terminer par un coup de gueule, parce que j’ai une réputation à tenir, et que je sais que certains d’entre-vous ne me lisent que pour ça.

Activity centered design, Joshua Porter

Joshua Porter est l’auteur de l’excellent Designing for a social web, dont je dois toujours vous faire la critique, un livre où l’on apprend à concevoir un site web en vue de favoriser les interactions entre utilisateurs. Il s’attaque cette fois à un pan important de la conception, qui est le design conduit par l’activité.

En reprenant la principale activité supposée des utilisateurs de telle ou telle application, Joshua met en avant l’importance d’une conception de l’application centrée non plus sur l’utilisateur, mais sur l’activité, et comment ce recentrage doit influer sur le wireframe.

Understanding progressive enhancement, Aaron Gustafson

Connaissez-vous le rapport entre l’accessibilité et un M&nM’s cacahuète ? Si ce n’est pas le cas, je vous recommande cet excellent article publié sur A List Apart, lequel pour ses 10 ans semble renoue avec ses fondamentaux que sont l’accessibilité et les standards du web.

Comme revoir les bases ne fait jamais de mal, vous commencerez par réviser la différence entre graceful degradation et progressive enhancement, avant d’apprendre comment mettre ce dernier en place à l’aide d’une parabole qui me parle tout à fait, celle de la fabrication d’un M&nM’s cacahuète.

Rions un peu avec le magazine advanced web, David Larlet

Je me méfie toujours des experts autoproclamés aussi bien que de ceux qui s’affirment professionnels de leur profession. J’ai trop souvent perdus du temps avec ceux là, que ce soit en entretien d’embauche ou en mission pour les croire encore sur parole ou sur leur bonne mine.

David Larlet s’est penché sur Advanced Web, le premier magazine entièrement dédié au web, ou, pour reprendre leur couverture, le magazine des professionnels du web, et les résultats ne sont pas tristes. Entre erreurs grossières et approximation, slogans dignes d’une couverture d’Infos du monde ou de L’examineur, il démonte point par point un magazine qui n’a d’avancé que le nom.

N’ayant pas 7.90€ à dépenser, je me suis contenté de faire un tour sur leur site web, et ce que j’y ai vu m’a affligé. Code tellement invalide qu’on ne pourrait même pas le soupçonner de sortir de Frontpage, pratiques de développement vieilles de 10 ans, à croire qu’Advanced Web est un projet de la première bulle Internet soudainement ressorti des cartons. Les bonnes pratiques de développement ou de mise en place d’un site web ont été totalement ignorées, et le résultat aurait été bien meilleur avec un Wordpress fraîchement installé.

Je n’aurais certainement pas pris la peine de rédiger un billet si je ne me sentais pas concernée par l’image du développement web et de l’expertise du web que ce magazine tente de véhiculer auprès du public, et dans laquelle aucune personne avec laquelle je suis amené à travailler ne saurait se reconnaître. Quand on se prétend le porte parole d’une profession, messieurs, il faut se montrer totalement irréprochable.