OS X, corbeille et vie privée
Dans les années 90, toute bonne attaque d’ingénierie sociale ne pouvait se passer d’une bonne séance de trashing. Cette visite méticuleuse – et même pas illégale – des poubelles de la future victime offrait une moisson gratuite et considérable de renseignements utiles voire confidentiels. Vous n’imaginez pas tout ce qu’on peut trouver dans une corbeille à papiers entre un trognon de pommes et un vieux chewing gum, au mépris de toutes les règles de sécurité des entreprises.
Mac OS X permet un peu le même genre de pratiques, comme j’ai pu m’en rendre compte ce matin.
Branchez une clé USB ou un disque dur externe sur un mac, effacez-en quelques fichiers, démontez, puis branchez-le sur une autre machine, un mac de préférence, et ouvrez la corbeille. Oh, miracle, tous les fichiers effacés sur la machine précédente sont là, prêts à être restaurés. OS X crée en fait une corbeille par système de fichier, et non par machine. Cela engendre deux problèmes :
- Effacer le contenu d’un système de fichiers mobile ne permet pas d’en récupérer l’espace sans un vidage préalable de la corbeille globale du système (pratique).
- Des documents sensibles ou confidentiels peuvent se promener dehors à l’insu du plein gré de leur propriétaire.
Je ne sais pas si c’est le cas sous d’autres plates-formes, mais l’exploitation de ce genre de choses peut être assez amusante. La solution : transférez vos données sur des supports cryptés, ne faites pas confiance aux ordinateurs pour garantir la confidentialité de vos documents, et d’une manière générale, ne faites confiance à personne agent Scully.

Afficher les fichiers cachés sous Mac OS X et Transmit
Mac OS X cache les fichiers système par défaut, ce qui n’est pas toujours pratique dès que l’on veut accéder à ses fichiers de configuration par un autre moyen que ce bon vieux Terminal.app. L’importation de mon répertoire .signatures hérité de Mutt vers mes différents comptes Thunderbird, puis Mail.app ne s’est ainsi pas fait sans mal.
Dur Comme Faire nous explique comment les afficher via une commande lancée dans Terminal :
powerbook58-de-frederic-de-villamil:~ neuro$ defaults write com.apple.Finder AppleShowAllFiles true
powerbook58-de-frederic-de-villamil:~ neuro$ sudo killall -HUP finder
Cela pose cependant deux problèmes :
D’abord, il faut effectuer l’opération inverse pour ne plus les afficher, mais en mettant la variable AppleShowAllFiles à false.
powerbook58-de-frederic-de-villamil:~ neuro$ defaults write com.apple.Finder AppleShowAllFiles false
powerbook58-de-frederic-de-villamil:~ neuro$ sudo killall -HUP finder
Ensuite, cela ne marche pas avec tous les clients graphiques. En effet, certains d’entre eux ne passent pas par le finder pour leur gestion des fichiers.
Transmit est de ceux-ci, et c’est bien dommage, dans le sens où il s’agit du meilleur client FTP graphique disponible sous Mac OS X. Pour lui faire afficher les fichiers caché, il faut aller dans Affichage -> Afficher les fichiers cachés.
Un easter egg dans Textmate
Les gens de Macromates sont de petits rigolos, et ils ont décidé de fêter halloween à leur manière.
Si vous installez la dernière mise à jour automatique, et que vous choisissez d’ouvrir un répertoire, l’habituel écran blanc est remplacé par un écran noir et une jolie toile d’araignée.

Sur ce, je me remets au boulot, j’ai un projet à boucler moi.
[edit]

En fait il semble qu’ils aient carrément mis en place un thème halloween… z’ont vraiment que ça à faire.
Plusieurs identités pour un même compte avec Mail.app
Je viens de quitter Thunderbird, premier mailer graphique que je trouvasse à mon goût depuis ma découverte de Mutt il y a sept ans de cela, pour Mail.app. La raison en est simple : il est impossible de forcer iCalendar à utiliser Thunderbird pour envoyer mes invitations aussi bien personnelles que professionnelles. Ma fréquence d’utilisation d’iCalendar atteignant quasiment celle de Thunderbird, de Flock, de Textmate ou de Terminal.app, impossible de me passer de cette fonction si utile.
Apple : une keynote bien décevante
La keynote d’Apple aura laissé un arrière goût de bâclé dans la bouche des aficionados.
Wireless Mighty Mouse : ne la cherchez pas ils sont en rupture de stock
Je dédicace ce billet à tous ceux qui sont obligés d’attendre la prochaine série pour pouvoir la tester. Ici ça va très bien.
Vos dix applications préférées
On m’a récemment redemandé quelles étaient les applications que j’utilisais le plus, aussi bien à la maison qu’au bureau.
J’utilise quotidiennement un portable sous Mac OS X et une station de travail sous Windows au bureau, et une autre sous Ubuntu à la maison, ce qui m’oblige à passer régulièrement d’un environnement complètement différent à un autre, pourtant, on retrouve dans tout les cas un certain nombre de similitudes :
Vous êtes sûrs qu'on est en 2006 ?
Je pensais que ce genre de message était une erreur historique et que je ne tomberai plus jamais dessus.
Bienvenue sur MCM ! Les navigateurs adaptés au surf sur ce site ne sont pas encore disponible pour le système d’exploitation que vous utilisez. Voici la liste des plate-formes permettant d’accéder à toutes les fonctionnalités du site :
- Plateforme Windows (98 SE et supérieur)
Sur les Mac Intel
Je ne sais pas trop quoi penser de la keynote d’avant hier soir en ouverture de l’exposition Mac World à San Francisco. D’un côté j’ai le sentiment que le passage effectif d’Apple aux processeurs Intel a tout d’une révolution, et qu’il faut le saluer comme telle. Les performances annoncées sont tout bonnement époustouflantes, et si tant est qu’elles tiennent leurs promesses, Apple risque fort de laisser la concurrence sur place, et pas seulement au niveau des prix. D’un autre côté j’ai le sentiment que tout ceci n’est qu’un énième coup de buzz pour booster encore les ventes de la firme de Cupertino tout en cachant une absence de réelle innovation. Certes, le passage aux puces Intel représente une évolution majeure, certes le fait qu’ils aient pu porter Mac OS X dessus, qu’ils aient développé Rosetta pour permettre au Mac Intel de faire tourner les anciens logiciels montre un énorme travail. Mais curieusement, je me serais attendu à quelque chose de plus marquant - pour le grand public.
Billets précédents :

Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.