Plus que 10 jours pour répondre à l'enquête annuelle A List Apart sur les métiers du web
A List Apart, le site pour les gens qui font des sites web, organise pour la seconde année sa grande enquête sur les métiers du web. Que vous soyez designer, développeur, architecte de l’information, chefs de projets, concepteur rédacteur, responsables marketing, référenceur… et j’en oublie, vous avez jusqu’au 26 août pour répondre à ce questionnaire qui vous concerne tous.
Le mercato d'hiver, ça marche aussi sur le web
Il n’y a pas que dans le football qu’on trouve la période hivernale propice aux transferts, cela marche également pour le web en général, et pour moi en particulier. Et s’il faut parler de transfert, il se traduit physiquement par une translation de ma chaise à roulettes de 5 mètres dans l’open space. Et pourtant, quels changements…
Candidatures spontanées, renseignez-vous plutôt deux fois qu'une sur votre futur employeur
Se renseigner en détails sur sa potentielle future société avant même la première rencontre est à plus d’un titre une démarche fondamentale de la recherche d’emploi efficace. Cela montre à la fois votre intérêt pour votre interlocuteur, tout en vous prévenant contre les erreurs d’orientation dont on s’aperçoit parfois seulement après plusieurs mois de période d’essai. Vous évitez ainsi à votre interlocuteur de perdre son temps, tout en faisant de même pour vous. J’avais déjà abordé le sujet à plusieurs reprises dans mes billets consacrés à la recherche d’emploi et au recrutement.
Recrutement, recherche d'emploi et candidature 2.0
Si certains se demandent encore quel peut être le véritable retour sur investissement du temps passé à alimenter un blog comme celui ci quand on peut se contenter de poser son CV sur les sites de recherche d’emploi en ligne, je vous recommande la lecture de cette interview de votre serviteur parue la semaine dernière dans 01 Informatique (et dans laquelle le ton de la journaliste me donne définitivement l’image du dernier des connards prétentieux, pour ceux qui en doutaient encore).
En bonus si vous avez la version imprimée sous la main : une photo de moi en pur jeune cadre dynamique aux dents longues web 2.0, une pure merveille qui devrait vous fournir votre dose de rire pour le week-end (je ne peux pas la publier ici pour des questions de droits d’auteur réservés à 01 Informatique).
Mon prochain défi : Groupe Reflect
Comme cela avait été annoncé dans la presse, je vais rejoindre d’ici dix jours l’équipe du Groupe Reflect au sein de laquelle j’officierai en tant que project manager [1].
On se demande souvent pourquoi choisir telle société et pas telle autre, et les réponses ne sont pas toujours évidentes à trouver tant les contraintes alimentaires peuvent prendre le pas sur la passion. J’ai heureusement la chance de faire un métier que j’adore, et les raisons qui m’ont poussé à rejoindre Manuel Diaz et son équipe ne manquent pas. Citons entre autres :
De l'entretien d'embauche au déjeuner d'embauche, les prémices d'une mutation ?
Je ne sais pas si la tendance est propre aux NTIC, à Paris, ou aux NTIC à Paris, mais ces deux derniers mois passés à naviguer d’entretien en entretien à la recherche du job idéal me laissent avec le sentiment que les entretiens d’embauche subissent aujourd’hui une intéressante et profonde mutation.
Sur la forme, d’abord, avec l’apparition des déjeuners d’embauche, impensables il y a encore un an. Sur dix entretiens passés auprès de six sociétés, j’ai eu quatre déjeuners, un petit-déjeuner et cinq entretiens formels, sans compter une bière avec un recruteur. Le détail donne les chiffres suivants :
- Les quatre déjeuners, le petit déjeuner et un entretien formel ont été organisés par des sociétés ayant toutes en commun un maximum de 10 ans d’expérience, et une vraie culture web d’innovation inscrite dans leurs fondements. À une exception près, ces entretiens ont tous eu lieu avec le ou les dirigeants de l’entreprise.
- Les quatre autres entretiens ont été organisés par des éditeurs et des sociétés de services traditionnelles, arrivées au web dans le cadre d’une diversification de leur activité de base, sans véritable stratégie web en tant que telle.
Sur le fond, ensuite, avec l’apparition d’une question systématiquement posée durant les entretiens aussi bien techniques que de motivation : ”comment vous voyez-vous plus tard ?”, question inimaginable il y a seulement un an. Au point d’ailleurs de l’avoir plus souvent entendue que le plus traditionnel “pourquoi souhaitez-vous nous rejoindre” et tous ses dérivés. Cette question, symptomatique de la santé et du dynamisme du marché, signifie à mon avis deux choses.
La première, c’est que l’obtention d’un emploi n’est plus vue comme un besoin immédiat, alimentaire, et urgent. Les entreprises recrutent, et elles ont du mal à trouver des éléments correspondants à leurs besoins (des éléments compétents diront certaines mauvaises langues). Les gens compétents sont déjà en poste, et nombreux sont ceux, timides, qui n’ont pas encore osé se remettre à l’écoute du marché. Les employeurs réfléchissent à nouveau en termes de longue durée et de perspective de carrière. Cela fait un moment que je n’ai pas entendu un “oui, j’ai besoin de recruter, mais une fois le projet terminé, je ne sais pas si je pourrai en faire quelque-chose”. C’est vrai dans les agences web, mais également chez les éditeurs plus traditionnels ou dans les sociétés de services.
La seconde, c’est la prise en compte, intuitive ou réelle, de l’apparition de la génération Y dont on entend parler depuis quelques mois, jeune, et qui recherche un travail pour s’épanouir, et non pas pour se nourrir. Ou, sans aller aussi loin, et corollaire de mon point précédent, d’une remise en valeur de l’employé – du collaborateur diront certains – dans la société, après près de six ans de crise et de menaces de délocalisations. Après avoir entendu un jour “tu as de la chance que je te garde, pour le même prix, je pourrais avoir sept stagiaires ou dix indiens”, ce n’est pas forcément un mal.
Si les entretiens d’embauche tendent à changer et à se détendre, faisant moins passer le candidat pour un futur condamné devant le tribunal de l’inquisition, les exigences des entreprises, elles, ont tendance à augmenter, les profils recherchés étant de plus en plus pointus et polyvalents à la fois, s’approchant par moment du mouton à cinq pattes. Le modèle de collaborateur recherché tend à se rapprocher du modèle des indépendants “very quick and clean”, aussi bien chez les développeurs ou les spécialistes que dans les postes d’encadrement. Le domaine du web est extrêmement compétitif, et si les contrats reviennent, les questions budgétaires représentent une part non négligeable des causes d’obtention d’un budget.

À nouveau sur le marché du travail
La nouvelle est maintenant officielle, même si certains lecteurs de ce blog ont pu en avoir la primeur il y a un peu plus d’un mois : j’ai démissionné de mon poste de chef de projets chez Actualys à la fin du mois de mai. Me voilà donc à nouveau “à l’écoute du marché”, comme ils disent dans les cabinets de recrutement.
Je recherche donc un poste dans la direction technique ou le consulting en région parisienne. Je souhaite intervenir sur des problématiques techniques, fonctionnelles et ergonomiques aussi bien en avant-vente qu’en conception ou en après-vente (problèmes de dimensionnement, ou refonte d’existant). Je ne suis pas contre travailler dans une agence, un cabinet de conseil, une société de services ou un éditeur, dès lors que les conditions de travail sont bonnes et les projets intéressants.
Bien préparer ses entretiens d'embauche
La très grande majorité des gens que j’ai vu arriver en entretien d’embauche sans préparation se sont plantés dans les grandes largeurs, et je ne fais pas exception à la règle. Si la plupart d’entre eux n’ont pas obtenu ce qu’ils voulaient faute d’avoir su le formaliser de manière convaincante, d’autres ont tout simplement été recalés à la porte d’un emploi pour lequel ils étaient probablement faits. La préparation d’un entretien d’embauche relève à la fois de l’entraînement du coureur de fond et des essais libres d’un grand prix : il s’agit d’un travail de longue haleine très général ponctué de phases très spécifiques au moment de rencontrer le recrutement d’une entreprise.
Sachez pourquoi vous êtes là
Lao Tseu a dit : “il faut trouver la voie”.
Contrairement à une idée reçue malheureusement bien établie, l’entretien d’embauche sert moins à valider l’adéquation entre ce que votre CV prétend et la dure réalité du monde réel qu’à s’assurer que OUI, vous correspondez bien au profil recherché, et que NON, vous ne dépareillerez pas au sein de l’entreprise. Ainsi, un des pires candidats qu’il m’ait été donné de voir fut celui qui, ne sachant pas ce qu’il cherchait, attendait que nous lui proposions un poste intéressant, motivant et bien payé. Malgré un profil technique sans reproches, son absence de réactions et de motivation flagrant oblitéraient à tout jamais la perspective d’un poste dans l’entreprise et nous conduisit à la limite de la dépression.
Il vous faut donc commencer par savoir ce que vous voulez, ce qui est tout sauf évident : il vous faut en effet arriver à faire la part des choses entre ce que vous avez envie de faire à première vue, ce que vous souhaitez vraiment faire, et ce dont vous êtes capable. Autrement dit, connaître vos atouts, vos faiblesses, avec clairvoyance et humilité mais sans non plus fausse modestie. Difficile de faire ce travail seul, n’hésitez donc pas à vous faire aider : coach personnel, chef d’équipe, ou toute autre personne de votre entourage professionnel qui vous connaisse assez tout en disposant du recul minimum. Dans la plupart des cas, vous aurez l’intuition de ce qui vous conviendra, tout le travail étant de parvenir à le formaliser.
Pour la petite histoire, j’avais conscience depuis plusieurs mois que je n’étais pas fait pour le poste que j’occupais, mais sans parvenir à concevoir ce que je souhaitais réellement faire, et c’est mon employeur qui l’a parfaitement formalisé pour moi durant une pause café. Merci à lui.
Je vais donc vous couper la tête !
Maintenant que vous savez ce que vous voulez, il va vous falloir apprendre à l’exprimer durant les entretiens dans tous les langages possibles, en fonction de la personne en face de laquelle vous vous trouverez : on n’explique pas les choses de la même manière à un chef de projets technique, un directeur des ressources humaines, un chef d’entreprise…
- Que voulez-vous faire ?
- Pourquoi voulez-vous le faire ?
- Comment allez-vous le faire ?
J’ai connu il fut un temps deux commerciaux de SSII totalement opposés et pourtant très efficaces : le premier ne connaissait strictement rien à ce dont il parlait mais plaçait ses mots clé avec un aplomb assez déconcertant, quand son collègue maîtrisait parfaitement son sujet mais avait moins d’aisance à l’oral. Vous allez devoir combiner les deux afin de convaincre votre interlocuteur : parfaitement maîtriser le produit que vous cherchez à vendre – c’est à dire vous – en ayant l’air parfaitement sûr de vous, sans non plus avoir l’air hautain.
Comblez les points faibles de votre CV
Quand je parle des points faibles de votre CV, je ne parle pas de vos points faibles – maîtrise du PHP mais javascript hésitant par exemple – mais bien de ce qui pourrait inquiéter votre futur employeur quant à votre stabilité ou votre fiabilité.
Là, les choses sont simples : dites la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, dans la mesure du possible, et si vous choisissez de mentir, faites le en ayant à l’esprit la loi des 30 secondes. Expliquez les choses simplement, sans en rajouter, mais surtout :
- N’en faites pas trop, c’est suspect.
- Ne dites jamais de mal de vos précédents employeurs, c’est très mal vu.
- Ayez l’air crédible.
Encore une fois, l’idée ici n’est pas de montrer que vous êtes le petit frère de Lee Majors, l’homme valait trois milliards qui tombe à pic, mais simplement de rassurer la personne en face de vous : non, vous n’allez ni lui claquer dans les doigts au bout de trois mois, ni découper la moitié de vos collègues en rondelle parce que vous mentionnez “ceinture noire de iaido” dans vos hobbies.
Societes.com n’est pas suffisant
On quitte la partie coureur de fond pour rentrer dans les essais du grand prix : avant l’entretien, renseignez vous de manière poussée sur votre potentiellement future société. Les services donnant les chiffres clé des entreprises sont pratiques, mais bien trop limités :
- Les chiffres sont souvent trop anciens, ou approximatifs.
- Ils ne parlent pas de ce que fait vraiment la société.
- Ils ne vous permettent pas de dire pourquoi vous avez choisi de postuler ou d’accepter un entretien là bas.
Si comme moi vous êtes dans le web, renseignez vous à fond : technologies utilisées, clients, positionnement, orientation, réalisations… Tout ce que vous trouverez pourra être utilisé afin d’expliquer pourquoi VOUS et pas un autre. Attention : il ne s’agit pas de passer la brosse à reluire à votre interlocuteur, mais plutôt de construire une argumentation basée sur l’entreprise et vous. Si vous postulez chez un éditeur de logiciels, utilisez l’outil sur lequel vous développerez afin de pouvoir pointer du doigt ses forces et ses faiblesses si la conversation vous y amène.
Et dans tous les cas, si votre interlocuteur commence à vous raconter des choses que vous savez déjà, laissez le finir !

Recrutement 2.0, français 2.0 et politesse 2.0
Je ne sais pas si c’est le printemps qui fait ça, ou simplement une conjoncture exceptionnellement favorable aux NTIC, mais je reçois quotidiennement quatre ou cinq “propositions de collaboration” de la part d’entreprises ou de SSII oeuvrant dans le nouveau web, comme elles aiment se définir.
Bien qu’actuellement en poste, j’aime bien recevoir ce genre de sollicitations : c’est bon pour l’ego, et, si ça se trouve, le job de ma vie va me tomber dessus, pouf, comme ça, sans prévenir. Malheureusement, tout n’est pas rose au pays du 2.0, et comme le montrent ces quelques chiffres pris sur les 20 dernières offres reçues :
- 15 admettent avoir trouvé mon profil sur ce blog mais 3 seulement affirment le lire régulièrement.
- 17 présentent plus de 5 fautes d’orthographe et de grammaire dans le corps du mail.
- 4 ont plus de 10 fautes de grammaire et d’orthographe.
- 11 oublient de me dire bonjour.
- 2 omettent de mettre un sujet à leur mail.
- 4 ont visiblement oublié qu’une phrase commençait par une majuscule et pouvait éventuellement contenir des signes de ponctuation.
- 9 font moins de 7 lignes signature comprise.
- 12 ne présentent pas leur société.
- 6 me disent travailler sur un projet faramineux qui va les emmener aux sommets du NASDAQ, mais une seule m’a vaguement dévoilé le sujet général du projet.
- 3 ont envoyé leur mail à eux même et à un certain “undisclosed recipients”.
- Une s’est prise une fin de non recevoir de ma part, et est tout de même revenue à la charge’
- Et j’en oublie certainement.
Que seraient des statistiques sans remarques ni interprétation ?
La première chose qui me vient à l’esprit est évidemment que ces gens là ont, pour la très grande majorité, appris le français sur Skyblog. Je sais bien que c’est un peu facile, mais cela pourrait expliquer pourquoi ils n’ont pas activé la correction orthographique de leur logiciel de courrier.
La seconde, qui pourrait expliquer pas mal de choses, est que, persuadés de devenir les futurs maîtres du monde, ils se permettent de prendre leurs futurs valets pour de la merde. Quand je vois l’attention que portent aujourd’hui les sociétés à la qualité orthographique et rédactionnelle des CV, je me dis que les offres d’emploi pourraient bien en faire autant.
Ma troisième pensée est quelque part un peu plus inquiétante. Il semblerait que la majorité des entreprises du web 2.0 amenées à me contacter aient été montées par des adolescents de 16 ans dans leur garage persuadés de se revendre quelques centaines de millions d’euros à Google dans quelques mois. Il risque d’y avoir des pleurs et des grincements de dents, sans compter une bulle 2.0 que je vois pointer à termes, encore que…
Et la quatrième va à I2BP. Vous avez un projet qui va révolutionner le web ? Vous pensez pouvoir faire fortune et voulez que nous collaborions ? Soit, mais dites m’en un peu plus alors. Si vous voulez que nous travaillions ensemble c’est que vous souhaitez nouer une relation de confiance avec moi. À vous de faire le premier pas pour que je vois qu’on peut vous faire confiance. Comme je le disais à un chef d’entreprise pas plus tard qu’aujourd’hui, je ne tiens pas à mettre le futur de ma famille entre les mains du premier abruti venu.
D’une manière plus générale, j’ai l’impression que les entrepreneurs 2.0 (en italique, pour ne pas choquer les entrepreneurs sérieux) confondent détente et je m’en foutisme, convivialité et impolitesse. Si vous souhaitez qu’on vous prenne au sérieux, et qu’on ne vous impute pas les erreurs de vos prédécesseurs, il serait bon, messieurs, que vous songiez à faire montre d’un peu de rigueur dans votre communication.
Sur ce, je vous laisse, j’ai des specs à terminer si je veux les rendre dans les temps.
À bon entendeur…

Ma présentation CV et Microformats citée sur 01net
Merci à Mathieu qui vient de me signaler que ma présentation du 16 septembre dernier sur les CV et les Microformats venait d’être citée dans un article de 01net sur le recrutement via le web : Le web n’exclut pas une relation candidat-recruteur plus humaine.
Voilà un article, par ailleurs très pertinent, qui fait bien plaisir. Jacques, puisque je vois ton nom dans le billet, est-ce à toi que je dois cette citation ?
Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.