Internationaliser son javascript, c'est possible !
Ce billet est nue traduction du très intéressant Javascript Internationalisation initialement écrit par Matthew Sommerville pour le site 24 ways to impress your friends. Il m’a semblé intéressant de le traduire car l’internationalisation (i18n) et la localisation (l10n) sont des sujets complexes qui posent encore beaucoup de problèmes.
Dunder était assis, regardant tristement son écran.
– Quoi de neuf Dunder ? demanda Rudolph en secouant la neige de ses bois à l’entrée de l’étable.
– Je viens de terminer de développer le nouvel intranet des rennes demandé par le Père Noël. Tu sais comme il aime avoir l’air à la page, et comme il nous rabâche constamment les oreilles avec le web 2.0, l’AJAX, les bords arrondis ; il nous a même parlé de Comet en nous le présentant comme le nouveau serveur web à la mode.
– Et alors ?
– Jusqu’ici, ce que j’ai fait lui plaît bien, et c’est en plus utilisable, accessible et joli. Cependant, comme les elfes seront les principaux utilisateurs du site, et qu’ils viennent de partout, le site doit fonctionner en plusieurs langues. C’est très bien, sauf pour la preview en javascript que j’ai écrite pour le formulaire de commandes des rennes. Regarde…
Tout en m’expliquant cela, il afficha le formulaire de commande en français.
Contrairement aux apparences, le monde entier ne travaille pas en AZERTY
Contrairement à la très majorité de mes compatriotes, j’utilise un clavier QWERTY américain. Plus exactement, un clavier américain accentué qui me permet d’écrire les caractères accentués, y compris les majuscules, et ce au prix d’une petite gymnastique mentale, du moins au début, à laquelle je ne fais plus attention depuis des années. J’ai commencé à utiliser un clavier américain dans les années 80, quand les limitations de mémoire de mon 8086 m’empêchaient de charger en même temps le clavier français et l’éditeur de Quick Basic 4.5. Je me suis rapidement rendu compte combien accéder à des touches indispensables comme [], {}, \ ou () sans devoir effectuer des acrobaties à rendre jalouses les contorsionnistes du Grand Cirque de Pékin pouvait être agréable.
Aujourd’hui, la très grande majorité des gestionnaires de session proposent une liste graphique des utilisateurs pouvant accéder à la machine afin que ceux-ci n’aient plus besoin de taper leur identifiant. Cet effort louable en matière de confort d’utilisation n’est certes pas exempt de soucis de sécurité, mais dans un environnement familial, il rajoute une touche de convivialité non négligeable. On retrouve ces fonctionnalités sous Windows XP, KDM, GDM, et probablement bien d’autres.
L’effort d’utilisabilité aurait pu être poussé un peu plus avant, notamment en permettant de choisir son clavier dès l’identification. La raison à cela ? Taper son mot de passe à deux à l’heure en cherchant fiévreusement ses touches sur un clavier totalement étranger a quelque chose de particulièrement pénible.
Edit :
Une feature request a été ouverte pour GDM et quelqu’un y avait déjà pensé sous KDM.
Less is more
Je ne trouve pas vraiment le temps d’écrire ici ces derniers jours, et les billets en cours de rédaction ne manquent pourtant pas ; je me suis tout simplement lancé récemment dans tout un tas de projets qui cette fois ne resteront pas à l’état d’entrée dans mon interminable TODO list. Moins de temps, mais plus de projets intéressants.
Billets précédents :

Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.