Ruby on rails passe à la vitesse supérieure
Ce n’est pas encore annoncé sur le site officiel, mais Ruby on Rails, le meilleur framework qu’il m’ait été donné de tester à ce jour vient de passer en version 1.2. Mettez votre paquetage à jour, et vous verrez.
powerbook58-de-frederic-de-villamil:~ neuro$ sudo gem update -y
[...]
powerbook58-de-frederic-de-villamil:~ neuro$ rails -v
Rails 1.2.0
Concrètement, qu’est-ce que ça va changer ? Beaucoup de choses, à commencer par l’intégration du greffon Simply RESTful dans le noyau du framework, et cette seule nouvelle valait une note, moi qui suis si peu prompt à relayer les nouvelles. Si vous ne savez pas ce qu’est REST, regardez tout de suite cette excellente vidéo de David Heinemeier Hansson lui-même, il l’explique mieux que personne.
Quant à moi, je vous laisse lire le reste des nouveautés, j’ai des mises à jour à faire un peu partout, mais j’en profite pour vous signaler que la version de développement de Typo s’appuie sur Rails 1.2 depuis plusieurs mois maintenant.
Typo toujours sur les rails... 1.2
Contrairement à ce que pourraientt laisser penser un site à l’abandon, et un manque particulièrement remarquable de communications, Typo, le moteur de blog basé sur Ruby on Rails qui fait tourner ce blog n’est pas mort et enterré au cimetière des projets open source malchanceux. Ses développeurs développent, ses testeurs testent et sa communauté d’utilisateurs… l’utilise quotidiennement.
Que ceux qui souhaitent installer Typo se rassurent, la mort temporaire du site projet – suite à un bug de Trac faisant monter le serveur en charge au point de le rendre inutilisable – n’empêche en rien sa mise en place. Des procédures adaptées existent pour ceux qui souhaiteraient l’utiliser au quotidien ou tester la version de développement afin d’en rapporter les bugs et lacunes.
Version stable :
La dernière version stable de typo est la 4.0.3. Basée sur Ruby on Rails 1.1.6, elle s’installe à partir de la gem éponyme :
$ sudo gem -y install typo
$ typo install chemin/vers/typo
Et le tour est joué.
Version de développement
Ce billet n’aurait probablement pas lieu d’être si Piers ne m’avait pas annoncé hier le passage de la version de développement de Typo sous Rails 1.2RC1 à l’occasion de la révision 1300. Rails 1.2, autrement nommé Rails Edge contient en standard le merveilleux SimplyRestful, et cela seul justifie la migration.
Le passage à Ruby on Rails 1.2 rend le trunk de Typo incompatible avec la branche 1.1 du framework, dont la version de développement se trouve néanmoins dans /vendor/rails. Ceci permettra d’éviter les problèmes de compatibilité.
Pour télécharger la version de développement de typo, il vous faut juste taper :
$ svn co svn://typosphere.org/typo/trunk typo
Et maintenant ?
Beaucoup de choses restent à faire sur Typo, et la TODO se remplit quotidiennement. Piers m’a annoncé hier vouloir travailler en priorité sur la refonte totale du système de feedback pour l’instant couplé au système de publication. Bien que ce changement demande de repenser l’architecture de la base, la souplesse de Rails limitera les temps de développement à deux ou trois heures. Je considère cette refonte comme capitale, car elle permettra la création de greffons autorisant la modération à priori des commentaires, l’ajout d’un système de capchas, ou d’outils de lutte contre les commentaires indésirables proches dans leur architecture de Spam Karma utilisé sous Wordpress.
Ce remaniement en entraînant d’autres, c’est toute une partie du système de publication qui s’en trouvera changé, particulièrement le content state qui gagnera en souplesse. On peut espérer à court terme l’arrivée d’un environnement véritablement multiutilisateurs dans lequel des directeurs de publication valideraient le contenu de multiples rédacteurs, ceci étant proposé sous la forme d’un greffon afin de ne pas surcharger le noyau de l’application.
Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.