Sans les SMS, Twitter sert-il encore à quelque chose ?

Le 15 Aug 2008 à 10h04 | 5 commentaires

TwitterDepuis deux jours, Twitter, le plus populaire des services de micro blogging, a cessé d’envoyer des SMS à ses utilisateurs hors des États-Unis, du Canada et de l’Inde. Selon leur blog officiel, les raisons en sont purement financières. L’envoi des 250 SMS hebdomadaires leur coûte environ 1000$ par utilisateur installés hors des pays sus mentionnés.

TextoPint, offrez une bière par SMS

Le 13 Apr 2007 à 22h10 | 3 commentaires

textopintEn prenant un verre réparateur au Frog de la rue Saint Denis, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer l’énigmatique mention “TextoPint” qui barrait la poitrine généreuse de serveuses tout aussi accortes. Micropaiement des boissons par SMS ou commande au bar depuis mon téléphone portable, qu’en était-il vraiment ?

Renseignements pris, TextoPint représente l’exemple parfait d’une alliance entre Internet, téléphonie mobile, et soirées web 2.0, je parle bien sûre de l’User Generated Binouze, ou UGB.

Le principe est on ne peut plus simple. Vous commandez votre boissons en ligne sur le site TextoPint à l’aide du wifi gracieusement mis à votre disposition par le bar, en indiquant le numéro de portable de la personne à qui vous souhaitez l’offrir, au hasard +33662191337. Vous réglez en ligne par paiement sécurisé tout en profitant de la pinte offerte pour chaque boisson achetée. L’heureux destinataire reçoit un SMS au +33662191337 avec un code unique qui lui permet d’aller au bar retirer son dû. Sympa non (surtout la pinte gratuite pour chaque boisson offerte au +33662191337) ?

le site textopint

Évidemment, malgré la pinte gratuite (offerte pour chaque SMS envoyée via TextoPint au +33662191337), le système reste très largement perfectible. Il lui manque notamment cet aspect social sooooo web2.0. Le pub pourrait ainsi proposer à tous ses clients d’afficher leur numéro de portable sur eux afin de pouvoir se faire offrir des verres par de charmants inconnus. La petite brune à la table d’à côté aurait ainsi pu savourer un sex on the beach pendant que je m’enfilais la pinte offerte pour tout râteau acheté.

Ce billet du vendredi soir était sponsorisé par la ligue de tempéHIC… rance

saint louis saint paul

Twitter, la branlette 2.0

Le 21 Mar 2007 à 09h41 | 16 commentaires

twitterOn aura beau dire, même si la principale fonction du web 2.0 semble être d’exacerber l’ego par ailleurs démesuré de ceux qui s’y affichent, certains services à première vue gadgets ont fini grâce aux mashups à trouver une certaine utilité. Jusqu’à l’arrivée de Twitter.

– Sortis de l’espace d’expression pour adolescents en mal de rébellion, les blogs ont permis l’éclosion d’éditorialistes particulièrement intéressants. L’occupation d’espaces de niches et une très grande spécialisation leur ont permis de connaître une audience qu’ils n’auraient jamais pu avoir en dehors du web. L’instantanéité du mode de publication a fait naître des discussions parfois houleuses, souvent enrichissantes une fois le signal isolé du bruit. Même chez les plus assidus des diaristes se trouvent quelques perles qui permettent d’oublier un instant la médiocrité ambiante. Dans un cas comme dans l’autre, le nombre de commentaires par billet sert d’indice Médiamétrie de l’ego du blogueur bien plus que le nombre de visiteurs uniques par jour, beaucoup moins voyant.

– Les services de partage de vidéos en ligne ont au moins pour mérite d’offrir aux employés de certaines de nos entreprises publiques une agréable alternative à la préparation de grèves et manifestations durant leurs sept heures de supposé travail quotidiennes. Dailymotion aurait-il tué la CGT ? Quand aux “producteurs de contenus”, lorsqu’ils ne proposent pas des vidéos retirées quelques minutes plus tard pour copyright infringement, ils se contentent généralement de les détourner devant leur webcam. Il n’y a qu’à voir le nombre de parodies de Gunther que l’on retrouve sur Youtube.

– Même les réseaux sociaux peuvent se vanter d’une certaine utilité. Professionnels, ils vous permettent de rentrer facilement en contact avec vos futurs employés, partenaires et clients. Hyper spécialisés, ils offrent à des passionnés éloignés géographiquement d’échanger sur une agora virtuelle en dehors des trop rares et trop coûteuses conventions. On peu certes légitimement douter de l’utilité d’un réseau social réservé aux Amish, ce ne serait pourtant pas la chose la plus stupide qu’on ait vue sur la toile. Là, l’ego de tout un chacun se mesure au nombre d’amis présent dans sa liste, et des témoignages et autres étoiles reçus de la part de ces derniers.

– Second Life… J’avoue que je n’en vois pas vraiment l’intérêt, même si je suis fan du principe. Il faut dire qu’en bon fan de Neil Sephenson (Snowcrash, Cryptonomicon), j’attends avec impatience le jour où l’on pourra interconnecter des serveurs indépendants et utiliser ces fameux casques qui transforment les pensées en action, histoire de développer quelques drogues virtuelles convi.

Mais avec Twitter, j’ai vraiment du mal à comprendre.

À moins d’avoir passé les six derniers mois dans une caverne coupés de toute connexion à internet, il est peu probable que vous soyez passés à côté de Twitter, la nouvelle coqueluche des amateurs de web social. Twitter est un service qui vous permet d’envoyer ce que vous êtes en train de faire sur votre page via SMS ou votre client de messagerie instantanée favori. Et les personnes qui ont décidé de suivre vos aventures peuvent recevoir vos mises à jour par SMS ou messagerie instantanée. Passionnant non ? Cela nous donne donc :

  • Je fais caca (il y a 20 minutes)
  • Je me cure le nez (il y a 25 minutes)
  • Je mange un carré de chocolat Milka tout en buvant un coca bien frais – le pied (il y a une heure)

Les messages limités à 140 caractères, et les mode de transmission ne favorisent pas particulièrement la qualité du français.

Et le pire, c’est qu’il semble que le partage de son statut MSN soit devenu le nouveau truc à la mode. Il suffit de voir la quantité de billets à ce sujet dans la blogosphère francophone, y compris chez des gens que j’estime pour s’en rendre compte.

and we would never being boring