Twitter et le principe de réciprocité
Je n’ai jamais vu personne aborder le sujet du principe de réciprocité sur Twitter et les réseaux de micro blogging, au point de douter sérieusement que quelqu’un se soit posé la question de son existence. Elle est pourtant, je crois, fondamentale, si l’on veut déterminer quelle est la nature de Twitter, entre service social, et outil de communication top down.
Le principe de réciprocité dans les outils sociaux exige que, pour m’ajouter de manière effective à votre réseau, vous deviez attendre que je vous ajoute au mien en réponse, et vice versa. Autrement dit, vous ne pouvez pas être mon ami si je ne suis pas le vôtre. Cette clause sine qua non du lien social a d’ailleurs été supprimée de certains réseaux sociaux, ces derniers se transformant alors en simples annuaires en liste blanche, dans lesquels je peux piocher à discrétion la composition de mon nouveau carnet d’adresse.
À l'heure du web social, l'architecture de l'information a encore de beaux jours devant elle
Il y a un an ou deux, je lisais un article sur lequel je n’ai malheureusement pas réussi à remettre la main, mais que son auteur aurait pu appeler User generated content killed the information architecture stars s’il avait seulement eu un peu d’humour, ou simplement de culture musicale. Il y défendait la thèse de la mort de l’architecture de l’information, achevée par l’anarchie auto régulée du contenu généré par l’utilisateur.
L’information, créée et auto modérée par l’action aveugle et déterministe de la foule intelligente devait générer d’elle-même son architecture propre, adaptative, et perpétuellement changeante, stabilisée par le modèle de la longue traîne. Merci de bien vouloir me donner une autre grille de buzzword bingo, la mienne s’est remplie plus vite que prévue.
Du bon usage de Facebook et des réseaux sociaux en entreprise
Mashable France fait partie de ces nombreux blogs “web 2.0”, que je ne suis qu’à grand coup de “n” dans mon Google Reader, parce qu’ils me permettent de suivre la tendance du web rien qu’en lisant le titre de leurs billets, tout en m’assurant que je ne manquerai pas LE billet sur 1000 qui vaut de l’or. C’est le cas ce soir, et je ne peux que vous recommander de lire du bon usage de Facebook en entreprise qui vient d’égayer mon week-end par ailleurs passablement pourri.
Design for a Social Web, le livre
Joshua Porter, qui édite l’excellent Bokardo dont je ne peux que vous recommander la lecture vient de publier Design for a Social Web, chez New Riders, et bientôt dans ma boite à lettres grâce à Amazon.
Joshua a voulu écrire un livre orienté sur les aspects sociaux du web, c’est à dire des applications destinées à favoriser l’interaction entre leurs utilisateurs. Toute considération éditoriale mise à part, le succès d’un site basé sur de telles interactions dépend grandement de la manière dont ces dernières sont facilitées. Deosign for a Social Web vise donc à coupler psychologie des outils sociaux et grands principes du web design.
Diigo réinvente le surligneur et les notes dans la marge à la sauce sociale
Oui, je sais, je parle trop de Diigo ces derniers temps, mais ce service en vaut la peine, que ce soit pour la qualité du produit, la richesse des fonctionnalités proposées, ou les usages qu’on peut en faire, bien au delà des simples fonctions de bookmarking social. Un point que je n’ai pas abordé, à dessein, dans on billet d’introspection du service est celui de l’annotation. Bien que cette fonctionnalité représente une facette non négligeable du service, je souhaitais lui consacrer un billet à part.
Qui n’a pas un jour souligné une phrase ou un paragraphe d’un livre avant d’ajouter quelques annotations dans la marge, quand il ne s’agissait pas de polycopiés de fac abondamment barrés de surligneur. Diigo reprend cet usage et le transpose online, comblant ainsi un gros trou dans les pratiques du web. Là encore c’est très intuitif : une fois activé le bookmarklet ou la barre d’outils, il vous suffit de sélectionner le texte à mettre en valeur, puis clic droit, et highlight. Difficile de faire plus simple, et les options sont insérées dans le menu clic droit des navigateurs, ce qui évite d’avoir à surcharger ce dernier.
Diigo introduit le Social dans Bookmarking Social
Utilisateur de Delicious de la première heure, j’ai toujours été à la fois séduit par la simplicité de l’interface d’ajout des bookmarks, et déçu par le quasi abandon de l’application. Si le coté bookmarking y est omniprésent, et c’est parfait, le coté réseau social n’a jamais été développé à mon grand dam, et il m’avait jusqu’ici été impossible de trouver un quelconque service répondant à mes exigences. Jusqu’à il y a trois semaines quand, lors d’une discussion sur IRC, Eric Rice m’a envoyé sur Diigo, un tout nouveau service de bookmarking social dont je vous ai parlé à plusieurs reprises depuis quelques temps. Un de plus, peut être. Sauf que Diigo met enfin la dose de social dans le bookmarking social, et rentre dans le cercle très fermé des applications web qui me font faire des bonds dans tous les sens.
C’est la raison pour laquelle je vous propose un tour plein de superlatifs de ce service, placé sous les auspices de l’ergonomie, de l’expérience utilisateur et de ses fonctionnalités de bookmarking, de socialisation et d’import / export qui en font un service vraiment à part.
Friendfeed, le réseau social inutile de plus
Dans la catégorie des trucs hyper addictifs qui ne servent à rien, j’ai demandé le lifelog, à propos du plus connu d’entre lesquels je m’étais déjà exprimé l’année dernière. Présenté par ses fanatiques comme la révolution du lien social online, voire comme celle de la collaboration professionnelle, Twitter, puisqu’il s’agit de lui, n’a jamais réussi à me convaincre ni de la nouveauté de la chose, ni de son utilité. 2414 tweets plus tard, je ne le considère pas plus qu’une mauvaise en alternative à tout un ensemble de services que j’utilisais déjà, et dont il reproduit bien imparfaitement les avantages, et précisément les erreurs, j’aurai bientôt l’occasion de m’exprimer sur le sujet.
Ziki me spam et ça me saoule
Je viens de fermer mon compte sur un certains nombre de sites sociaux “inutiles”, dont le point commun est d’afficher publiquement mes informations sur la toile. Ce point précis ne me gène pas plus que ça, une identité numérique implique des informations pertinentes, or j’ai franchement autre chose à faire de que passer mes journées à mettre mon profil à jour sur la cinquantaine de sites sur lesquels je me suis inscrit “pour voir” à une époque en sachant parfaitement que je n’allais pas les utiliser.
Un peu de Quechup dans votre jambon épicé ?
Tandis que David Larlet se pose la question d’une Déclaration des Droits des utilisateurs du web social comme réponse au problème du contrôle des données utilisateurs par les réseaux sociaux, d’autres n’hésitent pas à en abuser, à l’insu de ces mêmes utilisateurs.
Quechup fait partie de ces sites voyous, lesquels, sous prétexte de rassembler vos informations sur les différents réseaux sociaux, en profitent pour récupérer la liste de l’ensemble de leurs contacts afin de leur envoyer des invitations en votre nom. Depuis hier soir, ce ne sont pas moins d’une dizaine de mails que j’ai reçu de la part de contacts de réseaux sociaux m’enjoignant à les rejoindre sur Quechup. La manoeuvre semble maintenant connue, vu le nombre de billets en parlant sur Technorati, mais il semble que tout le monde, loin de là, ne soit pas encore au courant.
Mr Wong France ouvre en pré bêta privée
Mister Wong, un service de social bookmarking particulièrement populaire outre-rhin vient de lancer aujourd’hui sa pré bêta privée à destination du public français.
Utilisateur de Delicious de la première heure, j’ai répondu à l’invitation de leur équipe à participer au test de leur application francisée pour voir si cela pouvait valoir le coup de changer de crémerie.

Le service est intéressant et relativement classique. Aucune nouveauté fracassante, mais pas non plus d’absence choquante. Tout en proposant des fonctionnalités similaires à Delicious – autocomplétion des tags, toolbar Firefox et Internet Explorer fonctionnant même sous Flock – API, plugins et widgets pour vos blogs, il prend une orientation un peu plus sociale que son grand frère qui privilégie beaucoup plus largement le bookmarking, raison pour laquelle je l’ai adopté.
Le profil d’abord, est plus élaboré et permet de rentrer en contact avec les autres utilisateurs. Mr Wong vous permet de régler le degré de confidentialité de chacune des informations affichées – nom, prénom, messagerie instantanée, url. Tout en étant plus complet que ce que j’avais rempli sur Delicious, l’adepte des outils de mise en relation regrettera cependant qu’il ne soit pas plus fourni que ça.
La principale différence entre Delicious et Mr Wong réside principalement dans la notion de groupes d’utilisateurs, publics ou privés. Vous pouvez ainsi diffuser des listes de liens à un public restreint, ou créer des groupes autour de centres d’intérêts transverses là où les tags sont parfois trop précis.
Côté migration, tout s’est très bien passé, puisque Mr Wong a avalé en un instant tout mon export Delicous sans broncher, on peut donc très facilement passer de l’un à l’autre. Mr Wong a également l’avantage – et l’inconvénient – d’être plus beau malgré sa mascotte rapidement insupportable et plus soigné que Delicious, mais ce côté spartiate fait partie de ce qui m’a séduit là bas.

Bien que ne lui ayant pas trouvé de défauts majeurs, je ne quitterai cependant pas Delicious pour autant. La principale raison vient pour du cloisonnement linguistique de l’application. Je suis en effet un certain nombre de tags Delicious dans mon agrégateur RSS, et la grande majorité des contenus intéressants sont publiés par des anglophones, les francophones ayant, d expérience, tendance à ne publier que des contenus dans la langue de Molière. C’est un avantage que je ne retrouve pas dans une application franco-française, laquelle manque en plus cruellement d’utilisateurs à ce jour, et je ne souhaite pas me disperser pour l’instant.
[edit]
Il me reste quelques invitations, si vous les voulez, signalez vous dans les commentaires. Étant d’humeur joueuse, je les donnerai au hasard de /dev/urandom et non dans l’ordre d’arrivée, qu’on se le dise.
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Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.