Sans les SMS, Twitter sert-il encore à quelque chose ?
Depuis deux jours, Twitter, le plus populaire des services de micro blogging, a cessé d’envoyer des SMS à ses utilisateurs hors des États-Unis, du Canada et de l’Inde. Selon leur blog officiel, les raisons en sont purement financières. L’envoi des 250 SMS hebdomadaires leur coûte environ 1000$ par utilisateur installés hors des pays sus mentionnés.
L'upgrade d'iPhone au firmware 2.0 avec jailbreak et desimlockage pour les nuls
Si comme moi vous possédez un iPhone première génération jailbreaké et désimlocké, que ce soit parce que vous ne pouviez pas attendre la sortie officielle ou pour profiter des applications tierces, peut-être êtes-vous frustré de ne pouvoir profiter des nouveautés de l’OS fourni avec l’iPhone 3G. Qu’à cela ne tienne, la dev team a travaillé pour vous et a sorti hier le Pwnage tool, qui permet de s’attaquer aux iPhones et iPhone 3G – malheureusement sans desimlockage – mais également aux iPod Touch.
Finie la ligne de commande et les manipulations compliquées, cette fois tout se fait nativement en graphique et en quelques étapes.
Le téléphone pleure, son répondeur est mort
Je suis tombé hier soir à la faveur de mes lectures vespérales et inter-plats sur Think Before You Voicemail, un intéressant – une fois n’est pas coutume – article publié sur Techcrunch US. Michael “Captain Obvious” Arrington y constate la mort du répondeur téléphonique, cette survivance de l’entreprise d’un autre âge, et y oppose deux alternatives que sont l’email et les services de transformation des messages vocaux en email.
Effectivement, hors d’un contexte émotionnel fort, le répondeur vocal est mort et bien mort, et j’irai jusqu’à dire que c’est tant mieux. En revanche, je crois, je suis même certain qu’Arrington est à coté de la plaque en ce qui concerne ses remplaçants ou successeurs.
Mettez votre téléphone mobile sous Acides
Le groupe de travail sur les terminaux mobiles du W3C vient de mettre en place une série de tests automatisés à la manière des tests ACID.
Les résultats des tests sont plutôt évidents à comprendre : un carré vert et ça passe, un carré rouge, et c’est l’échec.
Retrouvez-moi aussi sur Skype
Ceux qui me connaissent savent à quel point je déteste le téléphone au point de n’avoir jamais connu aucun des numéros de téléphone fixe que m’a attribué France Télécom depuis mon arrivée à Paris. J’ai pourtant fini par céder à la pression populaire et expatriée et ouvrir un compte Skype. Maintenant que c’est fait, vous pouvez aussi me joindre en ajoutant fdevillamil à vos amis.
Bye bye iPhone, mon prochain téléphone sera sous Openmoko
En février dernier, je lançais un sondage ouvert auprès des lecteurs de ce blog afin de déterminer quel téléphone pourrait bien remplacer mon vieux Nokia 6230. Depuis, le manque de temps et trop de projets m’avaient empêché de me pencher sérieusement sur le sujet, jusqu’à ce matin et la commercialisation du Néo 1973 de FIC, un smartphone basé sur OpenMoko. Openmoko est une distribution basée sur GNU/Linux spécialement développée pour les téléphones portables.
Une première fournée de Néo 1973 dédiée aux développeurs a été commercialisée ce matin, et voici les caractéristiques de la bête :
- Écran VGA TFT 2.8 pouces en 640 * 480.
- Écran tactile utilisable aux doigts, ou avec le stylet fourni.
- Samsung SOC à 266MHz.
- USB 1.1 utilisable aussi bien comme hôte qu’en tant que client.
- GPS intégré.
- Quadribande, GPRS, Edge.
- Bluetooth.
- Micro SD.
Il s’agit pour l’instant de la version pour développeurs, proposée à seulement 300$ (230 euros), plus frais de port, et limitée à 1000 exemplaires. Je l’ai commandé ce matin, et si je ne fais pas partie des heureux élus, il me faudra attendre le mois de novembre et la version grand public, dont les caractéristiques – et certainement le prix – seront quelque peu différentes :
- Écran VGA TFT 2.8 pouces en 640 * 480.
- Écran tactile utilisable aux doigts, ou avec le stylet fourni.
- Samsung SOC à 400MHz.
- USB 1.1 utilisable aussi bien comme hôte qu’en tant que client.
- GPS intégré.
- Quadribande, GPRS, Edge.
- Bluetooth.
- Micro SD.
- 802.11 b/g WiFi.
- SMedia 3362 Graphics Accelerator.
- 256MB Flash.
J’entends déjà certains dire que c’est l’iPhone du pauvre. Je crois plutôt qu’il s’agit d’un téléphone de bidouilleur, offrant la possibilité de développer aussi bien des applications dédiées, grâce au couple Python / GTK2 ou des applications web mobiles, sans contraintes spécifiques autres que les règles de bonne conduite émises par le W3C.
Et en attendant de le recevoir, je vous laisse avec quelques images de la bête.
Le Néo 1973 en action.
La liste des contacts et le petit clavier.
Détails d’un contact.
Message de confirmation du système.
Quel téléphone pour remplacer mon Nokia 6230 ?
Je ne vais pas tarder à remplacer mon Nokia 6230 qui arrive doucement en fin de vie, et je ne suis pas vraiment à la page niveau téléphones mobiles.
Idéalement, je voudrais un smartphone me permettant de faire tourner un Opéra Mini pour le développement web, et si possible du wifi, afin de ne pas exploser mon forfait chaque fois que je teste un site. Pas besoin d’un appareil photo, ni de baladeur MP3, en revanche, un clavier pour l’envoi de mails et une bonne cohabitation avec mon Mac seraient un plus appréciable. Ah, et évidemment, il faut qu’il puisse téléphoner sur le réseau GSM français, ce qui exclut de facto le Nokia N800.
Alors, des conseils, des retours d’expérience ou des idées ?

Séminaire Web Mobile du W3C
L’initiative WMI W3C organisait aujourd’hui un séminaire d’une demi journée consacré au web sur les appareils mobiles, PDA et téléphone portables. Au programme, état des lieux, bonnes pratiques de création de sites à destination de ces outils, problèmes à résoudre à perspectives.
Quelques chiffres sur le web mobile.
- 28% des téléphones mobiles ont accès à Internet.
- 10% d’entre eux l’utilisent vraiment régulièrement.
- 41% des utilisateurs se déclarent insatisfaits par les sites à leur disposition.
- 3,2 millions de personnes ont utilisé leur téléphone mobile ou leur PDA afin d’accéder au web lors du mois de juillet 2006.
- Plus de 80% de la population mondiale est sous couverture GSM.
- 2 milliards d’êtres humains disposent aujourd’hui d’un téléphone mobile, ce nombre aura doublé dans 4 ans.
Selon Bango, durant les 18 derniers mois :
- Le nombre d’utilisateurs identifiables a été multiplié par 2,6.
- La durée moyenne des visites sur le web a été multiplié par 1.38.
- Le nombre d’utilisateurs redirigés d’un site web “normal” vers un site web pour mobile a été multiplié par 45.
- Le nombre d’utilisateurs étant arrivé sur un site mobile par SMS a crû de 140%. Ceci est du au fait que les claviers des appareils existants se prêtent mal à la saisie d’une URL.
- Le nombre de terminaux différents a décru de 58%.
De bonnes pratiques de développement sur mobiles.
- Concevez vos sites pour une résolution de 120*120 pixels.
- Limitez vos pages à 20ko, images comprises.
- Utilisez de préférence des images au format .gif et .jpg.
- Préférez un encodage en UTF-8.
- Utilisez du XHTML basic.
Et retenez ces 10 principes de développement, qui résument les 60 points des “best practices” émises par le W3C :
- Faites vos sites pour un web unique (mobile et non mobile).
- Conformez-vous aux standards du web.
- Banissez les frames, les layouts basés sur les tables et les gifs transparents.
- Optimisez la navigation.
- Pensez aux utilisateurs en déplacement.
- Faites attention aux éléments graphiques et aux couleurs utilisées. Préférez un contraste important entre le fond et les couleurs.
- Faites de petites pages, utilisez de petites images.
- Aidez les input utilisateurs.
- Économisez la bande passante.
- Ne vous reposez pas sur le javascript et les cookies.
Notez que ces recommandations se basent sur les critères d’accessibilité du WAI. Cela ne garantit pas pour autant que les contenus produits sur les mobiles seront 100% accessibles aux déficients visuels ou aux aveugles.
Le navigateur mobile idéal
Michael Smith nous présente la vision d’un navigateur mobile idéal selon Opéra.
Un bon navigateur mobile devrait pouvoir :
- Reformater un texte (même disposé sur plusieurs colonnes) en une seule afin d’éviter le scrolling horizontal.
- Redimensionner une image à la taille de l’écran utilisé, pour les mêmes raisons qu’évoquées ci-dessous.
- Proposer un mode “desktop”, c’est à afficher le site tel qu’il apparaîtrait sur un navigateur traditionnel.
Michael considère ces critères comme minimaux et souhaiterait aussi voir les navigateurs mobiles pouvoir :
- Réduire, ou faire disparaître (expand / collapse) les longues listes de liens généralement utilisées pour la navigation, et qui empêchent un accès rapide au contenu.
- Découper les grosses pages en pages de taille plus raisonnable (autour de 10ko) en suivant leur sémantique structurelle afin de s’adapter à la fois aux écrans et aux limitations de mémoire de ces outils.
Et là encore, il considère que c’est le minimum.
Je rejoins tout à fait la position de Mike. La très grande majorité des sites web n’offriront jamais de version dédiée aux mobiles. L’adaptation des contenus doit donc se faire coté navigateurs quand la feuille de style “handhelds” n’est pas disponible. En supprimant la feuille de style normale et appliquant une découpe aux pages trop longues, on obtient des sites utilisables.
Et Michael d’en rajouter une couche à propos du navigateur idéal qu’il verrait bien :
- Avoir une API de scripting permettant de détecter et utiliser les fonctionnalités des appareils (comme le GPS).
- Ce qui permettrait de créer des applications web pour les services géo localisés.
Problèmes à résoudre
- Il existe plus de 200 outils mobiles différents.
- Certains utilisent du XHTML 1.1, d’autres du XHTML basique, d’autres du xHTML…
- Aucun n’a le même support de CSS que le voisin.
- Certains supportent le javascript et les cookies, d’autres non.
Aujourd’hui, la solution utilisée est de formater la page en fonction du device utilisé : menu déroulant ou cases à cocher ? Puis d’envoyer des pages générées dans le bon langage. Autant dire que seuls les plus gros peuvent se l’offrir, et le contenu créé par les utilisateurs est fort peu disponible sur le web mobile.
On voit pourtant apparaître des outils de blogging, de partage de photos… les réseaux sociaux sont très actifs dans la téléphonie mobile, et on les comprends. Quoi de plus communiquant qu’un téléphone ou un PDA ?
Perspectives
Le web mobile est probablement l’avenir des pays en voie de développement, principalement pour les services comme :
- Les services gouvernementaux.
- L’éducation.
- La santé.
- La banque.
- Les affaires.
Quelques chiffres :
- Inde : taux de pénétration des PC : 2%, stable, contre 11% pour les téléphones mobiles, avec une croissance de 47% par an.
- Chine : taux de pénétration des PC : 8%, contre 30% pour les téléphones mobiles.
- Maroc : 4 lignes fixes pour 100 habitants (chiffre inchangé depuis 1995), contre 24 téléphones mobiles.
L’utilisation des SMS pour accéder à tous ces services explose dans les pays en développement.
Conclusion
Les présentations des intervenants sont accesibles sur le site du séminaire.
La pente est forte, mais la route est longue, alors au travail !
Billets précédents :

Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.