Quelques nouvelles de Typo – Août 2007
L’adage pas de nouvelles, bonnes nouvelles n’a pas vraiment sa place dans l’univers open source, bien au contraire. Et malgré un nombre de commits particulièrement faible durant le mois d’août, ne croyez-pas que Typo, le blogware en Ruby on Rails soit mort, bien au contraire. Piers et moi continuons de travailler dessus durant notre temps libre, si tant-est qu’on daigne nous en laisser.
Un dernier week-end d’août plus chargé qu’une prévision Bison Futé nous apporte un lot de nouveautés comme on n’en avait pas vues sur le projet depuis bien longtemps. Je pense évidemment à la fermeture d’une quarantaine de tickets dont un bon nombre de bugs qui nous permet de passer sous la barre des 200 tickets ouverts pour la première fois depuis que j’ai repris le projet, mais pas seulement.
Comme je vous le disais vendredi, nous avons offert à l’administration de Typo une refonte graphique complète. Plus belle, plus propre, et aussi beaucoup plus simple à utiliser que l’ancienne, cette nouvelle version se trouve déjà dans la version de développement de l’application. Nous sommes toutefois conscients du travail qu’il nous reste à effectuer afin d’atteindre les standards d’utilisabilité et d’ergonomie auxquels nous aspirons à ce jour. Cette administration refondue est d’ors et déjà disponible sur notre plate-forme de démonstration.
Jordan Bracco travaille actuellement sur un portage du template Classicish vers un thème Typo. Le but de ce thème est de remplacer Scribbish, notre actuel thème secondaire, par quelque-chose d’un peu plus sexy. Jordan a déjà contribué à Typo par le passé, en portant notamment Hemingway et Kubrick à la version 4.1. Ces deux thèmes devraient rapidement rejoindre notre collection officielle. Dans la même veine, nous sommes également à la recherche d’un nouveau design afin de remplacer Azure, le thème par défaut, quelque peu démodé.

Et pour finir…
Je travaille toujours sur l’ajout d’un système de profils utilisateurs multiples (administrateur, rédacteur et contributeur) extensible. Je devrais mettre ma dernière semaine de vacances à profit afin de terminer cette importante fonctionnalité. On nous a rapporté des problèmes de performances importants survenus depuis la sortie de la 4.0. Il semble que le nouveau système de cache utilisé soit beaucoup plus lent et plus gourmand que l’ancien. Après quelques tests concluants (économies de 40% de mémoire et division par 3 des temps de réaction), nous sommes revenus à l’ancien système. La liste des convertisseurs s’allonge, et vous pouvez maintenant passer de Dotclear 1.2 à Typo. Jordan travaille également sur un convertisseur depuis Mephisto, qui devrait rapidement rejoindre le coeur de l’application (comment ça je te mets la pression ?).
Enfin, dernière nouvelle, mais pas la moindre, j’ai profité de mes insomnies afin d’offrir au projet un nouveau site officiel, en utilisant un Typo à peine modifié comme un CMS. Nous travaillons maintenant à transférer toute la documentation utilisateurs du Trac vers ce nouveau site dont je ne manquerai pas de parler au moment du lancement officiel.

Ceux qui se disent qu’une version majeure de l’application est sur le point de sortir ne sont pas forcément loin de la vérité.
Note : vous pouvez lire une version anglaise de ce billet sur le blog officiel de Typo.

Le back office de Typo fait peau neuve
Afin de fêter dignement la rentrée, Typo, le blogware open source développé en Ruby on Rails fait peau neuve et se dote d’une nouvelle interface d’administration beaucoup plus claire et au goût du jour. Ce design devrait équiper la version 5.0 qui devrait sortir d’ici quelques semaines et apporter de nombreuses nouveautés ainsi qu’un très grand nombre de correctifs.

L’interface de configuration.

Liste des billets en cours.

Zone de saisie d’un billet.
Cette nouvelle admin est d’ors et déjà disponible dans la version de développement de Typo, et vous pouvez la tester sur notre plate-forme de démonstration.
J’ai rejoint l’équipe de développement afin de m’occuper de l’utilisabilité de l’application, et beaucoup de progrès ont été faits malgré le chemin encore à parcourir. Nous devrions revenir très rapidement avec deux nouveaux design prévus pour remplacer les deux thèmes actuels un peu démodés. Stay tuned! comme ils disent.
Une apologie du big footer
Dans son article Reviving Anorexic Web Writing publié sur A List Apart et dont je vous recommande chaudement la lecture en entier, Amber Simmons s’intéresse au pied de page, ce parent pauvre, mal aimé, du design web. Elle y dénoncer le peu d’attention qui leur est accordé avant de terminer sur la qualité de l’expérience utilisateur connue avec le “big footer”.
Les pieds de page sont une insulte au visiteur. La grande majorité d’entre eux est totalement inutile : ils contiennent généralement quelques liens en vrac, parfois des mentions légales, ou des informations de contact, mais rien d’autre. Personne ne les lit jamais pour la simple raison qu’il n’y a rien à y lire.
[…]
Un de mes pieds de pages favori est celui du blog d’Emily Gordon, un vrai pied de page d’écrivain. Il contient des informations vraiment intéressantes. Elle y parle d’elle-même, de ce qu’elle écrit et de ce qu’elle a écrit. Elle s’adresse directement à son lecteur. Quand j’arrive sur son pied de page et que je vois tout ce qu’elle y offre, j’ai le sentiment qu’elle s’attendait à ce que je vienne jusque là, et qu’elle y approuve ma visite. J’adore le fait qu’elle ait choisi de m’offrir bien plus d’informations que je n’imaginais à priori en trouver, à un endroit généralement laissé pour mort. Je me sens récompensée chaque fois que je finis de lire son blog, et je trouve que c’est une merveilleuse expérience utilisateur.
Je suis un grand adepte du “big footer” depuis la première fois que je l’ai vu, à l’époque où je servais de cobaye au thème Hemingway, et j’ai tendance à le placer dès que son utilisation semble s’imposer. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’est pas réservé aux seuls blogs, puisque le journal Le Monde l’utilise également.
En termes d’usages, le “big footer” introduit deux choses particulièrement intéressantes.
Comme le fait remarquer Amber Simmons, il redonne ses lettres de noblesse au pied de page, en y introduisant, enfin, des informations utiles. Après la lecture de son article, ou de sa page, l’utilisateur ne tombe plus sur un mur de liens qui ne lui seront d’aucune utilité. Je ne veux pas dire par là que ces liens sont inutiles, au contraire, mais plutôt qu’ils ne sont pas utiles à l’utilisateur, à qui est véritablement destiné le site.
Il permet surtout de regrouper en un seul lieu un nombre important d’informations pertinentes, autrefois placées dans le menu avec les éléments de navigation, tout en n’en faisant pas partie. Dans un monde idéal (sic), on trouverait en effet :
- Sur un layout à 2 colonnes : une colonne pour le contenu, et une colonne pour les éléments de navigation, et uniquement de la navigation. À titre d’exemple, la liste des catégories d’un site fait partie des éléments de navigation, pas les derniers commentaires ou les billets les plus populaires.
- Sur un layout à 3 colonnes : une colonne pour la navigation, une colonne pour le contenu et une colonne pour du contenu contextuel au contenu affiché.
Des variantes de ces deux principes existent bien sûr, et ils ne sont pas exhaustifs, évidemment. Ils permettent cependant de comprendre l’intérêt d’un “big footer”, ainsi que la typologie des éléments qu’on peut y trouver.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Pour ou contre le big footer sur les sites qui le justifient ?
Google Map ajoute le cliquer déplacer sur le calcul d'itinéraires
Google Map ne cesse de me surprendre de jour en jours, aussi bien par sa richesse fonctionnelle que par la rapidité de ses algorithmes qu’une gigantesque ferme de calcul ne suffit pas à expliquer.
Dernière fonctionnalité de malade en date, le “click and drag” proposé sur leur outil de calcul des itinéraires.
Mettons que je veuille me rendre de Lisieux à Hermival les Vaux…

Mais que je m’aperçoive soudain que j’ai oublié d’acheter un pot de beurre au supermarché de Glatigny (et puis la route de Glatigny est bien meilleure pour remonter à Hermival). Il me suffit de cliquer sur un point de la route et de déplacer celui-ci à Glatigny pour que mon itinéraire soit automatiquement recalculé en temps réel.

Cette vidéo est d’ailleurs beaucoup plus parlante que ces captures d’écran.
Au delà de la prouesse technique qui n’est pas sans me rappeler le jeu Click and Play de l’éditeur Maxis (Sim City) en son temps, je me demande si, malgré son extrême simplicité – je clique, je déplace et ça marche – ce genre d’interface super intuitive est aujourd’hui réellement à la portée d’utilisateurs grand public habitués à des outils beaucoup plus austères, complexes et directifs.
Aujourd’hui, l’ensemble des applications de calcul d’itinéraires existantes nécessitent un nombre important d’étapes bien délimitées : adresse, code postal, ville, pays de départ, d’arrivée et pour chaque étape. Ces dernières sont à préciser en amont de la recherche, et ne peuvent pas être changées sans effectuer une nouvelle recherche, là où Google Map demande simplement une ligne de départ, une d’arrivée, et suggère des alternatives quand il ne trouve pas directement ce qu’il cherche.
Comme rien ne vaut les retours d’expériences, je viens de faire essayer le service de calculs d’itinéraires de Google à une habituée de Mappy. Elle devait se rendre de Rouffiac (17) à Saint Sauveur d’Aunis (17) en passant par Parançay (17). Sa première réaction fut : “c’est nul, on ne peut pas indiquer par où on veut passer”.
Le changement d’usages est là évident : à une habitude consistant à indiquer par où l’on souhaite transiter en amont de la recherche vient se substituer le calcul d’un itinéraire idéal (se prendre les embouteillages à Tonnay-Charente n’est clairement pas ce que j’appelle un itinéraire idéal) que l’utilisateur peut altérer de manière visuelle, simple et avec le calcul du nouvel itinéraire en temps réel, en fonction de ses goûts ou de ses besoins. Sauf qu’aujourd’hui, l’utilisateur ne le sait pas encore, et qu’il n’est pas forcément prêt à une telle mutation.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Croyez-vous que ces nouveaux usages pourront facilement convertir une masse d’utilisateurs non geeks, ou sont-ils destinés pour un temps au moins à une communauté d’early adopters ?
Via Ogle Earth et Nicolas
Comment forcer les utilisateurs d'un produit à en lire la notice ?
Bien que la loi oblige les fabricants à traduire les notices de traduction en 8 à 11 langues différentes, selon le type de produit, on peut légitimement se demander à quoi elles servent tant les utilisateurs les ignorent royalement. On fera cependant une exception pour les notices de montage des meubles de la marque suédoise Ikéa, dont la simplicité est connue dans le monde entier. Il n’en est semble-t-il pas de même avec l’informatique, comme le montre cette tranche d’histoire de l’Internet français dans laquelle on voit un opérateur se battre pour faire comprendre le bon fonctionnement de ses équipements à des clients pourtant supposés technophiles.
Au milieu des années 90, lorsque apparurent les tous premiers modem ADSL USB, la notice d’utilisation de ces derniers spécifiait en toutes lettres que l’installation des outils fournis sur un CDROM était le préalable obligatoire au branchement du modem. Dans le cas contraire, une corruption de la base de registre Windows invitait le contrevenant à réinstaller son poste, avec la perte des données qui résultait.
Après une période de plusieurs mois durant lesquels son service d’assistance technique croulait sous les appels de clients enragés – et on les comprend – un opérateur de l’époque décida de pallier au problème. Dans ce but, il ajouta sur le dessus du carton contenant le kit de connexion un papier sur lequel était écrit en rouge sur fond blanc : “installez les outils présents sur le CDROM avant de brancher le modem”. Le nombre d’appels pour cause de réinstallation forcée diminua d’environ 5%, ce qui est bien, mais pas top.
Afin de faire passer l’information, il fut décidé de placer un autocollant affichant le message d’avertissement en blanc sur fond rouge sur le corps même du modem USB. Il fallait forcer les utilisateurs à prendre connaissance du message au moment du déballage de l’engin. Peine perdu, le nombre d’appels quotidien chuta à nouveau de 5%.
Puisque la notice, la partie supérieure de l’emballage et le modem ne suffisaient pas, il fallait aller au devant des utilisateurs les plus bornés. L’opérateur fit donc appel au bon sens de sa R&D, qui, une fois n’est pas coutume, n’en manquait pas. Il fut donc décidé de mettre un cache sur les prises USB du modem, scellé par l’autocollant sus-cité, pour voir enfin les utilisateurs prendre connaissance des consignes d’utilisation. La quatrième tentative fut la bonne, et les appels à la hotline pour ce motif diminuèrent de plus de 80%.
En guise de conclusion, je rappellerai deux points fondamentaux pour tout concepteur de site web – et concepteur tout court d’ailleurs :
- N’imaginez pas un seul instant que votre application puisse être un jour utilisée de la manière dont vous l’avez conçue.
- Si vous devez placer un garde-fou quelque-part, faites le toujours le plus tard possible, et de la manière la plus bloquante possible.
Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit. Si vous êtes sages, demain, nous parlerons des manières de concevoir une application web idiotproof.

Quel crédit accorder aux menus déroulants ?
Intéressante discussion la semaine dernière avec le responsable du service clientèle d’un fournisseur de télécommunications sur l’emploi fait par les utilisateurs des formulaires web de demande d’aide à la hotline.
En substance, il s’avère que, concernant les menus déroulants servant à qualifier les problèmes rencontrés par ses clients, cet opérateur m’a fourni les chiffres suivants :
- 90% choisissent la première option, quelle qu’elle soit.
- 5% choisissent l’option autres si elle est présente.
- 5% choisissent une option plus ou moins en rapport avec leur problème.
Cette constatation introduit deux problèmes évidents :
Les problèmes étant répartis entre les différentes équipes en fonction de leur typologie, un travail de requalification de l’affaire doit être effectué systématiquement avant traitement, avec une retransmission à l’équipe concernée. Outre l’allongement des délais de traitement, cela implique aussi une charge de travail supplémentaire, qui passe par l’analyse de diatribes rédigées dans un français généralement douteux par Madame Michu, dont je vous reparlerai très bientôt.
Vus ces chiffres, quel crédit accorder aux données émises via un menu déroulant, et par extension, par toute zone de formulaire à choix multiples ? Dès lors, on doit classer ces données en trois catégories :
- Celles qui impliquent une dépense ou un investissement du client, par exemple la durée d’un abonnement. On peut raisonnablement tabler sur la fiabilité d’une telle donnée puisqu’elle implique une variation du paiement à l’arrivée.
- Celles qui sont absolument indispensables au traitement du formulaire et qu’une intervention humaine ne peut permettre de recouper à partir d’autres renseignements.
- Les données purement statistiques.
Quant à notre opérateur, afin de mieux répartir le travail entre les équipes chargées des différentes typologies de problèmes, il a tout simplement décidé de générer ses menus déroulants dans un ordre aléatoire.

Conception de la navigation d'un site web
Ensemble d’éléments me permettant de savoir d’un coup d’oeil où je me trouve, où je suis allé, où je peux aller et comment m’y rendre, la navigation est une composante majeure d’un site web qu’il ne faut en aucun cas négliger. D’une navigation adéquate dépendent aussi bien la fidélisation de vos visiteurs que la transformation d’une visite en vente. Car ne vous y trompez pas, qu’il s’agisse d’un billet sur votre blog, du remplissage d’un formulaire de contact par un futur prospect ou d’un troupeau de zébus malgaches, si vous exposez sur le web, c’est que vous avez forcément quelque-chose à vendre.
Quelques principes simples
Comme vous l’avez vu plus haut, la navigation est :
Un ensemble d’éléments : la navigation ne se compose pas uniquement du menu, mais de tous les éléments permettant de… naviguer et de se retrouver sur le site. Nous reverrons cela en détails plus loin, mais on peut citer des éléments aussi divers que :
- Le menu.
- Le chemin de fer.
- Les liens d’évitement.
- Les titres de parties et sous parties dans un texte.
- Les éléments contextuels.
- Le pied de page.
- Le plan du site (bien qu’on ne puisse pas vraiment parler de navigation à proprement parler).
- Le titre de la page.
Me permettant de savoir où je me trouve : idéalement, l’arrivée sur une page d’un site devrait immédiatement me permettre de savoir où je me trouve, sans rien connaître du site, et surtout sans jamais avoir à réfléchir. Idéalement, si je me suis profondément enfoncé dans l’arborescence du site, je dois également pouvoir en visualiser les différentes étapes.
Me permettant de savoir où je suis allé : lorsque je tombe sur des éléments de navigation, je dois pouvoir reconnaître d’un seul coup d’oeil si je m’y suis déjà rendu ou non, et évidemment sans réfléchir. Pratiquement, cela passe le plus souvent par de la mise en forme. On pourra choisir de modifier la couleur de la police de caractères, traditionnellement en la rendant plus foncée. Pour des raisons d’accessibilité, il n’est cependant pas recommandé de supprimer le soulignement des liens afin de toujours les reconnaître pour ce qu’ils sont. En fonction de la typologie du site, on pourra également afficher la liste des derniers produits visualisés ou des derniers billets lus dans un encart contextuel.
Me permettant de savoir où je peux aller : l’ensemble des grandes rubriques du site doivent être clairement affichées, et cela passe notamment par :
- Montrer de manière explicite qu’il s’agit d’un élément de navigation. En 1996, le menu de mon premier site web arborait crânement la mention “menu”. Quelques semaines plus tard, je me rendais compte à quel point c’était évident, et j’éliminais la mention menu au profit d’indications quant aux rubriques : Cyberpunk, Jeux de Rôles, Roller, Contact.
- Séparer clairement la navigation du contenu.
- Utiliser une nomenclature claire, unifiée et adéquate. Des deux listes suivantes, l’une est bien, l’autre moins :
- Écrire, Gestion, Discussion, Personnaliser, Configuration.
- Écrire, Gérer, Discuter, Personnaliser, Configurer.
Les niveaux de navigation
On distingue deux niveaux de navigation : la navigation globale et la navigation contextuelle.
Navigation globale
La navigation globale est présente sur l’ensemble du site. Elle ne change pas quel que soit la page du site sur laquelle l’utilisateur se trouve, qu’il soit authentifié ou non.
En ce qui concerne ce dernier point, j’avais la semaine dernière le cas de la conception d’un site dont la partie “espace authentifié” devait être particulièrement mise en avant, et notamment apparaître dans la navigation global. Afin de résoudre ce point, nous avons placé le formulaire d’inscription et d’authentification derrière l’onglet “mon espace personnel” quand l’utilisateur n’est pas authentifié. Cela nous a permis de libérer de l’espace dans la têtière en n’ajoutant pas de lien “identification” / “inscription”
On trouvera habituellement la navigation dite “globale” sur la têtière, à gauche, ou à droite, et sur le pied de page qui regroupe généralement l’ensemble des liens utilitaires :
- Mentions légales.
- Licence sous laquelle est publiée le contenu.
- Contact.
- Plan du site.
Navigation contextuelle
On voit souvent la confusion entre navigation contextuelle et contenus contextuels, l’un et l’autre étant relativement semblables.
La navigation contextuelle, comme son nom l’indique, se compose d’éléments de navigation contextuels à la partie du site visitée. Le contenu contextuel, lui, est un ensemble de contenus en rapport avec le contenu affiché.
Dans le contenu contextuel, on trouvera notamment :
- Articles de la même famille que celui visité.
- Articles achetés par les visiteurs ayant acheté l’article en cours de consultation.
- Articles complémentaires de l’article consulté (des chaussettes si je regarde une paire de bottes en caoutchouc…).
- …
Nomenclature
La nomenclature, aussi appelée wording est fondamentale en termes de navigation. Elle est d’autant plus délicate à mettre en place que celui qui la choisit est généralement profondément immergée dans le site. Ce qui lui semblera limpide comme de l’eau de roche pourra sembler parfaitement obscure pour le visiteur.
Une fois le problème de clarté des libellés bien compris, reste le problème de l’efficacité. La navigation doit en effet inciter le visiteur à acheter cliquer, et pour cela, une seule solution : lui donner envie.
Autre point à prendre en compte, les codes et standards généralement admis sur le web. Ces codes peuvent être aussi bien écrits que visuels (oui, je sais, on parle de nomenclature). Si ces codes peuvent sembler clairs pour les spécialistes, il n’en est pas forcément de même pour le grand public.
Exemple :
- Syndiquer ce site.

- Fil RSS.
Ces trois libellés veulent dire exactement la même chose, mais ne seront pas perçus du tout de la même manière par un non spécialiste :
- Syndicat ? Syndicat ? Qu’est-ce que ça vient faire là, j’ai déjà ma carte à la CGT moi.
- …
- Fil RSS, j’ai lu ça dans le dernier Vieille et Moche, ça sert à suivre un blog sans avoir à revenir dessus tous les jours.
Ce site étant destiné à des spécialistes, le choix d’une icône colorée et mise en valeur, reconnue par les gens du sérail, s’imposait d’elle-même.
Pour résumer, le nomenclature de la navigation doit être :
- Très claire : je dois comprendre où je me trouve, et où je peux aller.
- Incitative : je dois avoir envie de cliquer.
- Adaptée aux us et coutumes du public auquel mon site est destiné.
Typologie des sites étudiés
Bien qu’il existe un très grand nombre de sites différents, nous étudierons dans la seconde partie de cet article des mode de navigations en rapport avec 5 typologies de site qui m’ont semblé les plus pertinents :
- Le site portail institutionnel.
- Le site marchand.
- Le site marketing produit.
- Le blog.
- L’application web.
À suivre…

Nouvelles de Typo du 25 mars 2007
You can read an English version of this post under the photo.
La version 4.1 de Typo est sortie depuis maintenant 15 jours, et quelques bugs nous ont été rapportés. À une exception près, ils ont été corrigés dans la version de développement. Une version intermédiaire corrigeant ces bugs devait initialement sortir ce week-end, mais je me suis quelque-peu laissé emporter dans mon élan, et celle-ci devrait être beaucoup plus conséquente que prévue :
Fonctionnalités
Éditeurs de texte
Ajout du support de trois éditeurs de texte différent pour l’écriture / édition de billets, pages et commentaire. Les utilisateurs peuvent maintenant choisir entre :
- Un éditeur visuel riche (TinyMCE).
- Un éditeur simple avec la pré visualisation (par défaut).
- Un éditeur simple sans pré visualisation. L’actuelle pré visualisation permet d’afficher le rendu des greffons de Typo, mais effectue des requêtes constantes sur le serveur, ce qui peut provoquer des surcharges ou ralentissements importants.
Pour l’instant, la configuration de l’éditeur se fait au niveau global, mais elle sera rapidement rajoutée dans les profils des utilisateurs. De même, TinyMCE utilise pour l’instant le thème simple, mais je prévois de rajouter quelques options, et de laisser les utilisateurs choisir entre un thème minimal et des fonctionnalités un peu plus riches.
Statistiques
Typo embarque maintenant le greffon de statistiques Sitealizer, accessible depuis l’interface d’administration. Sitealizer est un greffon encore jeune, mais prometteur, et il est prévu que nous participions à son évolution, notamment en fiabilisant la reconnaissance des systèmes d’exploitation et des navigateurs. Je suis entré en contact avec le développeur du greffon, et nous avons décidé de travailler ensemble.
Ergonomie
Il est enfin possible d’éditer et de pré visualiser les commentaires depuis l’interface “Discussion”. Cette fonctionnalité nous avait été demandée par plusieurs personnes, et elle est maintenant pleinement opérationnelle. De même, pas mal de liens d’évitement, de raccourcis de navigation et autres grigris toujours pratiques ont été rajoutés. Il ne nous manque plus qu’un design convenable pour disposer d’une administration agréable.
Internationalisation et localisation
L’effort d’internationalisation se poursuit. Plusieurs personnes m’ont contacté, et la prochaine version de Typo devrait être disponible en :
- Allemand.
- Anglais.
- Espagnol.
- Français.
- Japonais.
- Portugais brésilien.
Correction de bugs
Pas mal de petits et gros bugs corrigés, comme la notification des utilisateurs via Jabber. D’autres sont en cours d’étude et devraient être corrigés pour la version 4.1.1.
Et où peut-on tester tout ça ?
La plate-forme de test a été mise à jour avec les dernières fonctionnalités, n’hésitez pas à passer voir.

Typo 4.1 has been around for 15 days now, and only a few bugs have been reported. Almost all of them have been fixed in the trunk. A bugfix release was planned this week-end, bug I’ve been playing around too much and it will be bigger than expected.
Functionnalities
Text Editors
Users can now choose amongst three text editors for writing / editing articles, pages and comments. Avaliable options are :
- Rich Visual Editor (TinyMCE)
- Simple editor with live preview (by default).
- Simple editor without live preview. Current live preview renders plugins effects but sometimes overloads the servers with constant requests. And it’s as damn slow as it is nice.
The editor configuration is a global option, but it’s soon going to be added to the users profiles. TinyMCE uses the simple theme, but I may add some more functionnalities, and maybe 2 different editors to let users choose between simple and advanced features.
Statistics
Typo now embeds the statistics plugin Sitealizer, which is avaliable through the admin interface. Sitealizer is a young but promising plugin, and we’ve planned to contribute by correcting OS and browsers recognition. I’ve been in contact with its developper, and we’ve decided to work together to improve it.
Ergonomics
You can edit and preview comments through the “Discussion” page. many people have asked for such a functionnality, and it’s now fully operationnal. I’ve also added some navigation shortcuts, and icons here and there. We still lack a correct design to be really happy.
l10n and i18n
I18n effort is still going on. A few people have offered to translate, and Typo next version should be avaliable in :
- German..
- English.
- Spanish.
- French.
- Japanese.
- Brasilian Portuguese.
Bug Fixing
A few bugs fixed here and there. Jabber notification works at least. Some other bugfix will be done for 4.1.1.
Looks promising, any place to test?
The testing platform is now up to date. Just come and have a try, it’s worth it.
Ergonomie d'un blog en 16 réponses
À l’occasion de la refonte de son blog, David se pose 16 questions sur la manière d’agencer son site afin d’offrir à ses visiteurs une ergonomie optimale. Ses interrogations pouvant s’appliquer à n’importe quel site, j’ai décidé d’y consacrer un billet, plutôt que répondre dans les commentaires comme il invite ses visiteurs à le faire.
Découverte d’un blog
1. Quelle est la porte d’entrée d’un nouveau blog ? Arrivez-vous le plus souvent sur la page d’accueil ou via un lien direct/une recherche ou autre ?
J’arrive généralement sur un nouveau blog via un médium externe : billet sur un blog déjà lu, ou résultat de recherche. J’arrive donc très rarement sur la page d’accueil. Cependant, quel que soit mon point de chute, je m’attends à y voir un certain nombre d’éléments bien précis (que l’on retrouve – oh surprise – sur celui-ci) :
- Un titre.
- Un descriptif de ce dont traite le blog (autrement appelé tagline).
- Un ou plusieurs billets.
- L’endroit où je me trouve (un chemin de fer est parfois un plus, mais pas toujours adapté).
- Une navigation générale simple et concise, comprenant un lien vers le flux RSS visible et standard.
- Une navigation thématique claire, complète et très facilement accessible (typiquement en première position de la sidebar).
2. Quelle est la page suivante, celle que vous visitez juste après avoir lu celle que vous venez de découvrir ? Les liens généralement fournis sont-ils adaptés ?
Je ne lis généralement pas d’autre page que celle sur laquelle je suis tombé, puisque mon arrivée sur ce blog répond à un besoin précis. Je peux cependant faire une entorse à la règle si la page visitée réunit des conditions précises :
- Que tous les titres des billets soient parfaitement pertinents.
- Que les billets disposent de liens “précédent” et “suivant” affichés en haut de page et affichant le titre des articles vers lesquels ils pointent.
- Ou, mieux, que sous chaque billet se trouve un encadré comprenant un ou plusieurs liens pointant vers des billets connexes.
3. Lorsque vous découvrez un blog intéressant, quel est votre type d’exploration ? Via les tags, les favoris, les archives ?
Quand je ne passe pas par les média explicités ci-dessus, j’utilise généralement la navigation thématique large, autrement appelée catégories, à moins que je ne cherche que des billets traitant d’un sujet vraiment particulier pouvant se définir par un simple mot clé.
Souscription à son flux RSS
4. Quel est le facteur déclenchant la souscription ? Quels sont vos critères de sélection ?
Le premier facteur, c’est la visibilité du flux RSS. Le bouton RSS fait partie des premières choses que je m’attends à voir sur un blog, avec le titre et la tagline. Si je dois me demander où chercher la souscription ne serait-ce qu’une seconde, je n’irai pas plus loin.
Il faut ensuite que le contenu soit vraiment intéressant pour que je rajoute un flux aux quelques centaines qui encombrent déjà mon agrégateur, et là aussi, cela implique des critères tout à fait subjectifs :
- Si c’est un blog personnel, il faut impérativement que je connaisse la personne au moins en ligne.
- Il faut qu’il soit en bon français.
- S’il s’agit d’un blog professionnel ou technique, il faut que sa ligne éditoriale aille dans le sens de mes centres d’intérêt (elle doit donc être clairement définie, notamment à travers la navigation thématique simplifiées).
- Les contenus doivent être pertinents, de qualité, et ne pas être de simple relais des billets à la mode sur les autres blogs. J’ai les favoris populaires de Delicious pour ça.
5. Vous abonnez-vous au flux général ou à une sous-partie (lorsque c’est possible) ?
Le flux général, toujours, mais je ne lis que ce qui m’intéresse (d’où l’utilité de donner des titres pertinents à ses billets).
6. Qu’est ce qui vous pousse à supprimer un fil RSS de votre agrégateur ?
Cette question rejoint celle du facteur déclencheur de la souscription, mais dans le sens inverse :
- Perte de la qualité rédactionnelle.
- Perte durable d’intérêt des billets.
- Transformation du blog en relais de Digg.
Recherche d’un billet particulier
7. Passez-vous par une recherche externe ? interne ?
Arrivant le plus souvent sur un blog par un moteur de recherche, je passe assez peu par la recherche interne. Je m’attends cependant à en trouver une accessible immédiatement à un endroit pertinent : à droite de l’en-tête, ou bien placée dans la sidebar. Il faudra d’ailleurs que je la remette ici quand j’aurai refait la CSS des résultats.
8. Utilisez-vous les archives d’un blog ?
Je n’utilise pas les archives temporelles, qui ne valent finalement que dans le cadre du diarisme (journal intime pas intime). J’utilise en revanche beaucoup les catégories, qui sont une méthode d’archivage thématique.
9. Pour vous rappeler d’un billet, le titre est-il primordial ? Faut-il qu’il soit choquant/spécial ?
Pourquoi me rappeler le titre d’un billet si je sais de quoi il parle et que je dispose d’une recherche locale ? En revanche, utilisant un agrégateur RSS particulièrement peuplé, je m’attends à ce que les titres soient pertinents, sinon je ne lis pas le contenu.
Contenu et disposition
10. Préférez-vous le classique deux colonnes ou le nouveau big footer pour tout ce qui est « annexe » (liens, archives, derniers *, etc) ? ou autre (par exemple ici c’est un peu hybride) ?
Je préfère une solution hybride qui me permette de :
- Embrasser d’un seul coup d’oeil navigation thématique et contenu du billet sur lequel j’arrive.
- Affiche le reste des éléments de navigation à part, de manière bien détachée, claire, et surtout sans interférer avec le contenu, donc de préférence en dessous.
11. Un bon billet de blog, c’est le point de départ vers de nombreuses pages intéressantes à lire ou une impasse car vous n’avez bien souvent pas le temps de lire d’autres ressources ?
Un bon billet de blog, c’est généralement un aller simple dans mes bookmarks Delicious, avec très peu de chances pour que je lise autre chose, à moins que les options de navigation décrites plus haut ne me soient offertes.
12. Quelle importance accordez-vous à la régularité de publication d’un blog ?
La généralisation des agrégateurs RSS a profondément changé notre mode de consultation d’un contenu web : d’actifs – nous allions vers l’information – nous sommes devenus passifs – l’information vient à nous. Dès lors, la fréquence de publication n’a plus grand intérêt : nous ne nous lassons plus à force de nous heurter quotidiennement à un mur de non nouveauté tous les matins à l’heure du petit déjeuner.
Commentaires
13. Souhaitez-vous être tenu au courant des réponses à votre commentaire ? Si oui, comment ?
Il existe deux manières de se tenir au courant des réponses à un commentaire :
- Par courrier électronique.
- Par un flux RSS associé à la discussion.
Pour moi, le premier médium n’est pas envisageable. La plupart des gens ne ferment pas leurs commentaires au bout d’une durée déterminée, et recevoir des mails à propos d’une discussion vieille de deux ans, totalement dépassée et sortie de son contexte est relativement fatiguant.
Le flux RSS, au contraire, me semble présenter des avantages indéniables. Il évite de sortir de l’agrégateur (pour rejoindre le client mail), il se fait oublier tant qu’il n’y a plus de réponse, et il ne vient pas polluer ma boite à lettres.
14. Préférez-vous que la réponse soit incluse à votre propre commentaire ou dans un commentaire suivant ?
Un commentaire suivant.
15. Quelle importance accordez-vous à la qualité de vos commentaires ?
Idéalement, tout blog modérerait les commentaires à priori. Bien que plus contraignante pour l’auteur, cette solution présenterait au moins un avantage : prévenus des risques de modération, les commentateurs ne publieraient que des commentaires pertinents, et éviteraient les missives du genre “ouah, j’adore ce que tu fais, kikooolol”.
16. Avez-vous déjà hésité à répondre après avoir identifié les liens sortants en « nofollow » ?
J’ai une double position vis à vis des liens sortants en « nofollow » :
- Dans les commentaires, ils ne posent pas de problèmes, car ils ne risquent pas d’empêcher les moteurs de recherche de perdre le fil de la discussion.
- Dans les pingbacks ou trackbacks, il me semble qu’ils arrêtent la discussion, au moins virtuellement.
Ma réponse à la question sera “non”, car je ne fais pas attention à la politique du blog avant de poster un commentaire, et je ne le fais pas pour profiter du pagerank de l’auteur du billet mais parce que j’ai quelque chose à dire.
Remarque :
En rédigeant ce billet, je me suis rendu compte que de nombreuses réponses aux questions de David étaient redondantes, et je vous prie de m’en excuser.
Cela révèle un premier problème : en rédigeant son questionnaire, David a pensé de manière thématique, en mettant en avant les éléments que l’on s’attend à trouver sur un blog, et non transverse en isolant les problèmes posés. J’ai songé un moment à reformuler mes réponses afin de supprimer l’ensemble des répétitions, mais cela impliquait de ne plus suivre le jeu des questions réponses (un peu comme, en milieu de troisième, le jour où j’ai regroupé les questions posées autour d’un texte en trois thématiques et rédigé mon premier commentaire composé un an trop tôt au lieu de répondre bêtement comme on me l’avait demandé).
Mon conseil à David serait donc : lorsque tu t’occuperas de ta refonte effective, essaie de réfléchir de manière transverse de manière à ne pas imposer d’éléments redondants à ton visiteur afin de lui offrir un parcours agréable sur un blog par ailleurs de qualité.
[edit]
David a mis en ligne l’ensemble des réponses et un résumé de celles-ci sur son blog.
Journées mondiales de l'utilisabilité
Je rentre tout juste de l’apéro organisé à l’occasion des Journées Mondiales de l’Utilisabilité, organisé par Frédéric Cavazza. Excellente occasion de rencontrer des spécialistes d’une discipline à laquelle je m’intéresse et que j’ai la chance de côtoyer quotidiennement dans mon travail. Proposer des outils simples, pratiques, intuitifs, rapides (et qui marchent) est particulièrement important si l’on veut attirer et fidéliser une clientèle grand public sur le web.
Frédéric en profitait pour lancer les cafés de l’ergonomie à Paris, une initiative des plus intéressante : les ergonomes (badges oranges) se font payer à boire par les non ergonomes (badges verts dont je faisais partie) en échange d’une analyse de leur site.
Ce site étant en pleine restructuration, je venais simplement nouer de nouveaux contacts autour d’une bière. J’ai toutefois pu exposer des idées qui me travaillent depuis quelques semaines, et il semble que je sois sur la bonne voie. Il me reste cependant énormément de travail pour formaliser la chose et aboutir à quelque chose de concret, et les journées ne durent que 24 heures.
Si l’événement vous intéressait mais que vous n’avez pas pu vous y rendre, vous pouvez en lire un rapide compte rendu chez Frédéric, en attendant l’arrivée des vidéos des conférences. D’ailleurs, si je ne devais garder qu’un seul usage des services de partage de vidéos en ligne, je crois que ce serait le partage de la connaissance.
Billets précédents :


Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.