B2B rocks, les startups d'entreprise aussi sont sexy

Le B2B souffre d’une image de vilain petit canard ennuyeux et passéiste dans l’écosystème des startups. Il est paradoxal de voir combien elles attirent moins les projecteurs que tout en étant souvent beaucoup plus viable économiquement et tout aussi disruptives que leurs soeurs du B2C ou du C2C (qui n’est pas qu’un groupe de MCs soit dit en passant).

Je travaille dans une (ex) startup B2B depuis plus de 5 ans ; les discussions avec d’autres personnes travaillant dans des startup B2C tournent toujours autour des 3 mêmes contre vérités :

  • On ne peut pas s’adresser aux entreprises et être sexy.
  • Le B2B ne changera pas le monde.
  • S’adresser aux entreprises nécessite des technologies du passé : J2EE, SAP, Oracle…
  • Ce n’est pas en s’adressant aux entreprises qu’on deviendra le prochain Facebook.

C’est faux, et c’est ce que veut démontrer Alexandre Delivet en organisant B2B Rocks, une conférence d’une demi journée consacrée aux startups B2B qui se tiendra le 27 mars prochain dans les locaux de Microsoft.

On peut être sexy, fun, riche et célèbre en faisant du B2B, et j’espère vous convaincre avec ce qui suit.

1. Les startups B2B sont économiquement plus viables

Rejoindre dans une startup B2B est moins risqué que de travailler pour une feature sexy qui devra un jour se transformer en entreprise. Aucune société n’investira dans un produit ou un service sans un minimum de garanties aussi bien financières que légales. Les risques de pertes financières ou industrielles sont trop importantes. Elles sont soit clientes, soit fournisseurs, ce qui oblige les startups B2B à avoir un modèle de revenu dès le départ.

2. Les startups B2B changent profondément nos manières de travailler

Je suis entré chez blueKiwi parce que j’avais envie de voir comment le Web 2.0 (c’est comme ça que l’on disait à l’époque) pouvait changer notre manière de travailler tout comme il était en train de changer la manière dont on gérait les relations interpersonnelles.

  • En transformant des silos verticaux dans lesquels tout se joue de haut en bas en des choses beaucoup plus horizontales dans lesquelles la base devient force de proposition, fait entendre son implication, même la hiérarchie conserve la décision finale.
  • En résolvant les problématiques de perte de la mémoire de l’entreprise dues à la trop grande volatilité de l’email.

En un mot ? Je voulais changer le monde, pas en révolutionnant la manière dont on partage des vidéos de chatons, mais en améliorant en profondeur la manière dont les gens travaillent.

3. La clientèle des startups B2B est moins volatile

Il existe deux types de services : les gadgets et les outils. En entreprise, on utilise les outils et délaisse les gadgets : ils ne font pas avancer le travail.

Pendant plusieurs années, les réseaux sociaux d’entreprise ont été considérés comme des gadgets, parce vus comme “un endroit où discuter”, ou “un intranet de plus”. Ils ont quitté cette classification quand leurs impacts réels sur le business et la productivité ont été constatés.

Le grand public est particulièrement volatile, les entreprises ont besoin de stabilité. L’exemple de Friendster, qui a perdu 2 millions d’utilisateurs au profit de MySpace en moins de 3 semaines, en est un exemple criant. Au contraire, une fois un outil implanté dans l’entreprise, il y est généralement pour longtemps.

4. Le B2B utilise aussi des technos sexy

Même si avoir une vache à lait est toujours agréable (et dangereux), faire du B2B ne signifie pas s’adresser aux grands comptes. Le marché des petites et moyennes entreprises est au contraire une cible de choix pour les startups, qui ne rentrent pas en concurrence avec des Microsoft / IBM…

B2B ou pas, les startups créent de nouveaux marchés et innovent continuellement. On ne parle pas de J2EE / SAP / Oracle, mais de Scala, Hadoop, Mahout, ElasticSearch, cloud… difficile de faire plus sexy.

5. Une conférence par des entrepreneurs, pour des entrepreneurs

Je voulais finir avec B2B Rocks, “La conférence dédiée aux startups moins sexy [et encore,] mais… qui gagnent de l’argent” puisque c’est l’annonce de cette conférence qui m’a donné l’idée de ce billet.

Quand on demande à un entrepreneur de quoi il manque, il répond quasi invariablement “d’argent et de temps”. Même avec la meilleure volonté du monde, les journées ne durent que 24 heures, et tout ce que dépense un entrepreneur, c’est son propre argent (ou celui de ses investisseurs, mais dans ce cas il a un problème en plus).

C’est donc en connaissance de cause qu’Alexandre a organisé une conférence sur une demi journée, et avec un tarif early birds plus que raisonnable : 29,00 €, pas un centime en plus. Deux bonnes raisons supplémentaires d’y aller.

En tout cas, moi, j’y serai, et vous ?

B2B Rocks,
le 27 mars 2013 de 14h à 19h
Microsoft France, 39 quai du Président Wilson 92130 Issy-les-Moulineaux.

Perry the Platypus wants you to subscribe now! Even if you don't visit my site on a regular basis, you can get the latest posts delivered to you for free via Email: