Achèteriez-vous une application professionnelle qui n’offre pas de version mobile ? Je me posais la question hier soir en lisant les commentaires de mon article sur le gestionnaire de tâches Doris, et en constatant deux tendances intéressantes : les utilisateurs mettant en avant la nécessité d’une interface Web, et les autres celle d’un accès depuis leur téléphone mobile.

L’évolution du Web mobile et des terminaux mobile a ceci d’intéressant que, depuis mes premières réflexions sur le Web mobile, les terminaux ont suffisamment évolué afin d’accepter deux alternatives :

  • Une version Web dédiée au mobile, et, dans les faits, plus souvent au seul iPhone.
  • Une application mobile riche se synchronisant à la version Web.

J’ai fait le tour des applications Web ou desktop que j’utilise quotidiennement, et j’en ai tiré les observations suivantes :

  • La très grande majorité d’entre-elles permet la synchronisation de mes données en ligne.
  • Toutes disposent d’une interface mobile ou d’une version iPhone.
  • Aujourd’hui, le choix d’un nouveau service est conditionné par la disponibilité d’une interface mobile.

Un rapide coup d’oeil à mon iPhone m’a permis de constater une tendance intéressante : quand, à qualité égale, j’ai le choix entre une application et une version Web, j’opte pour la première. Ce n’était pas le cas il y a deux ans, quand je considérais l’absence d’applications externes sur l’iPhone comme non bloquante, puisque tout devait se passer sur le Web. C’est la raison pour laquelle je suis passé de Google Reader à Netnewswire, qui se synchronise d’ailleurs sur ce dernier.

Il y a je crois trois raisons à cela, qui relèvent toutes de l’expérience utilisateur :

La couverture 3g en France laisse encore à désirer, particulièrement dans les transports. Je passe en moyenne une heure et demi à deux heures par jour en situation de mobilité. Dans le train, la couverture est parfois nulle – j’habite en banlieue parisienne – tandis que la couverture du métro est correcte, mais uniquement en Edge.

Le Web mobile en est encore à ses balbutiements. Comme mentionné plus haut, la très grande majorité des sites web dédiés au mobile a en fait été conçue pour l’iPhone, en tentant d’en plaquer l’interface et les contrôles, mais il faut l’avouer souvent de travers. Les autres sites web mobiles, conçus pour des terminaux moins modernes proposent également une expérience utilisateur catastrophique.

Au contraire, au moins sur l’iPhone, la volonté de contrôle de l’expérience utilisateur d’Apple apporte des interfaces généralement très agréables, et des contrôles très proches d’une application à une autre. Le passage obligé par l’App Store et les risques de rejet forcent les éditeurs d’applications à ne sortir que des versions proches de l’excellence.

Tout ceci correspond évidemment à des besoins d’ubiquité crées par mon cycle de vie : temps de trajet, et passage fréquent de mon Macbook Pro au Mac Mini de la maison et vice versa, mais pas uniquement. L’amélioration constante des terminaux mobiles et des applications passerelles vers mes services web favoris me poussent parfois à me contenter de l’interface mobile pour des opérations certes ponctuelles mais de plus en plus fréquentes quand bien même une de mes machines serait à portée de main. J’attends maintenant avec impatience de voir comment l’iPad viendra bouleverser ces usages.

Et vous ? Considérez-vous l’existence d’une version mobile comme un prérequis à l’acquisition d’un nouveau service ? Êtes-vous plutôt web mobile ou application native ? Et plus généralement, où en êtes-vous du passage à l’ubiquité ?

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