Collision entre deux trains

En attendant que je retrouve l’inspiration qui me fait défaut dans l’achèvement des quelque 150 brouillons qui se languissent attendent dans mon éditeur – je reviendrai plus tard sur cet état de schizophrénie linguistique qui m’habite depuis quelques mois – j’ai apporté quelques changements non négligeables au site. À pierre Desproges qui clamait si bien bonjour ma colère, salut ma hargne et mon courroux… coucou, je répondrai plus sobrement ciao les commentaires, bye bye le dofollow, et les trackers sociaux adios.

Vous l’ignorez probablement, mais chaque fois qu’un référenceur poste un spamco, un bébé nait quelque part dans le monde. Afin d’endiguer une invasion mondiale de chatons aussi inévitable que la boite de Ferrero Rocher à une soirée de l’ambassadeur, j’ai décidé dans un grand élan d’altruisme de fermer ma gueule les commentaires de manière à-priori aussi définitive que puissent l’être un truncate table comments et un mkreiserfs sur mon /var/backups.

Les raisons de cet acte à première vue aussi stupide que désespéré - pensez un peu au temps perdu par tous ces experts en stratégie marketing pour s’offrir un backlink de qualité à peu de frais, mais trop la teuhon quoi, remboursez nos invitations quoi (oui je sais cette phrase contient une répétition quoi, mais tu vois pas que c’est exprès quoi ?) - ne tiennent pas seulement à mes pulsions phélinicides (d’ailleurs, connaissez-vous l’histoire du zoophile, du nécrophile, du scatophile, du sadiquem, du masochiste et du chat ? Non ? C’est dommage, elle est très drôle, mais je m’égare et pas seulement du nord, on n’est pas aux Grosses Têtes ici).

Sur les 14504 commentaires validés par maître Enfoiros, huissier de justice à Montcuq sur la Commode, cachet de la poste faisant foi, seule une vingtaine aurait valu le coup d’être conservée (je fais l’accord avec vingtaine, pas avec les commentaire, merci de garder les vôtres pour vous). Tout le reste n’était que suivisme primaire, discussion à faire passer le café du commerce pour l’antichambre du Goncourt, personal branling outrageux, spam même pas déguisé et injures en tout genre chaque fois que j’abordais un sujet sensible.

Tout ça, c’est fini.

Finis les backlinks grattés l’air de ne pas y toucher, d’autant que la majorité des référenceurs passés par ici semble avoir du fromage blanc à la place du cerveau : personne ne vous a appris à ne pas bousiller un plan dofollow avec des liens pointant sur des sites dont la thématique n’a absolument rien à voir avec la choucroute ? Sérieux, venir spammer un blog technique avec des liens pour des salles de bains pas chères, c’est aussi pertinent qu’essayer de vendre un voyage à Mykonos à Christine Boutin.

Finies les opérations personnal branling à base de pompage éhonté d’un des paragraphes de l’article pour dire “je suis tout à fait d’accord avec ce que tu viens de dire, d’ailleurs je te paraphrase, sans gêne ni vergogne – mais en moins bien – parce que si j’avais un tant soit peu la classe, c’est chez moi que les gens viendraient ; je n’aurais donc pas besoin d’aller spammer chez les autres pour donner l’illusion d’avoir quelque chose à dire (et là, vous ne le voyez pas, mais je me touche intellectuellement les tétons… hmmm que c’est bon, mais surtout pas d’utilisation prolongée sans avis médical).

Finies enfin les injures à répétition sur MES articles, dans MES commentaires sous le douillet confort de l’anonymat. Si vous avez quelque chose à dire, assumez et faites le chez vous, mais ne profitez plus de mes soirées champagne pour venir chier sur ma moquette.

Finis aussi les trackers sociaux, à l’exception de Google Analytics (pour combien de temps encore ?) seul catalyseur in fine de mes instants de touchage de tétons sus mentionnés.

Pourquoi ? Parce que (merci Captain Obvious).

Parce qu’ils sont moches comme des consanguins de troisième génération (non ceci n’est pas une métaphore enfilée sur Christine Boutin, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit bande de malappris), et que si ce thème n’est pas un must en matière de design, je suis loin d’en être mécontent, suffisamment en tout cas pour ne pas avoir envie d’y ajouter des verrues.

Parce que ce Jabbascript téléchargé depuis Dieu sait quelle hutte installée sur le nuage ralentit le chargement des pages, fait monter les navigateurs en RAM et participe à la prolifération des bébés chats sur terre (là non plus pas de référence à madame Boutin, je vous vois venir avec vos gros sabots).

Parce que je me contrefous d’afficher le nombre de fois où un de mes articles a été partagé sur les rézosociaux, ma frénésie du touchage de tétons a ses limites. En revanche, si vous y tenez vraiment, les boutons de partage ont migré à gauche sous les tags, et ce sont de simples liens hypertextes à l’ancienne.

Parce que, last but not least comme disait très certainement Shakespeare, je ne vois pas pourquoi je donnerais des informations sur mes visiteurs qui n’ont rien demandé à des sociétés qui ne m’ont pas payé pour les avoir (le tout dans le strict respect de la loi du 6 janvier 1978 sur le droit à vendre tout et n’importe quoi à n’importe qui dès lors que ça ne tombe pas sous le coup de la loi sus mentionnée). Ce site n’a pas de publicités, il y a - vous vous en doutez parce que je ne m’imagine pas être lu par des imbéciles - de très bonnes raisons à cela, mais j’ai la flemme de les expliquer.

Alors tout ça pour ça ? Eh oui, mais comme je le faisais remarquer plus haut, en tant que petit fils d’Uhlan, et en tant qu’Uhlan moi-même, je fais ce que je veux. Et vu les difficultés que j’ai à écrire en français ces temps-ci, ce n’est pas ci mal.

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