Hier soir avait lieu le 55ème (déjà) concours de l’Eurovision, événement planétaire que beaucoup d’ignorants considèrent comme le parangon du kitch et du mauvais goût.

Il n’en est rien, bien au contraire.

Je n’ai pas pu suivre la soirée en direct, ce qui signifie que vous avez pu éviter le retour du live tweet de l’an dernier, ce qui n’est pas forcément plus mal, et j’ai finalement regardé la soirée en différé histoire de m’assurer de ce que j’avais loupé.

Je ne reviendrai pas sur la piètre performance de la France, qui, en envoyant Jessy Matadore avait tout fait pour, une fois de plus, ne pas organiser l’édition 2011. Déléguer Patricia Kaas l’an dernier était politiquement une bonne idée, malheureusement, l’ESC est avant tout une question de show, et sa prestation de pseudo Edith Piaf n’était pas vraiment dans le ton. Les Fatals Picards il y a deux ans n’avaient pas fait un résultat exceptionnel, mais ils avaient au moins le mérite d’être un peu plus dans le ton.

Je ne sais pas vraiment qui de Lena Meyer Landrut ou de l’Allemagne a vraiment gagné le concours. La gagnante est certes fraiche, la chanson sautillante mais sans plus, mais rien à voir avec le Believe qui avait mené la Russie en tête du concours, numéro de patinage artistique à la clé.

L’Angleterre avait, comme chaque année, envoyé un bon artiste bien pop, et malheureusement, les bretons se sont ramassés, victimes de la haine ancestrale de leurs voisins européens. Je ne me rappelle pas que l’Angleterre se soit retrouvée dans le top 10 depuis Gina G et son Just A Little Bit de 1996 qui avait fait un gros carton à la radio malgré les omniprésentes Spice Girls. C’est con, j’aime bien la brit’ pop.

Au delà de nous permettre de découvrir des pépites comme Sophie et Magalie (Le Papa Pingouin) ou Kalomoira (My Secret Combination), ou Céline Dion (on aurait pu s’en passer) l’Eurovision est surtout un excellent miroir des relations entre les populations européennes. L’Angleterre se ramasse chaque année, le Portugal n’a pas d’amis, en dehors, et pas toujours, de l’Espagne, et la France est soutenue par l’Armnénie, la Roumanie – parfois – et c’est à peu près tout. Promis, un jour je prendrai le temps de vous prouver carte géopolitique de l’Europe à la clé que nous ne sommes pas prêts de gagner.

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