Devrions-nous tronquer les flux RSS des articles trop longs ? C’est en substance la (très intéressante) discussion que j’ai eue l’autre soir avec Aymeric autour d’un délicieux millefeuille de foie gras au pain d’épices accompagné d’un gouleyant Saint Émilion. Il existe bien des raisons de ne fournir que l’introduction des articles dans les flux RSS des blogs, et parmi elles, une seule relève de l’ergonomie.

Il y a tout d’abord le référencement : tronquer les articles dans ses flux RSS vous permet d’éviter de vous faire voler votre contenu par des sites Made For Adsense peu scrupuleux. Incidemment, cela vous permet également d’éviter que Google ne considère le contenu publié sur votre blog comme ayant été volé ailleurs. Eh oui, il m’est plusieurs fois arrivé de voir mes propres articles remonter en première place chez les autres, et ça ne fait pas tellement plaisir. Au passage, faites attention à la licence sous laquelle vous publiez vos articles, cela peut avoir de sérieuses répercutions sur vos moyens de recours.

Il y a ensuite le trafic, notamment si vous monétisez votre contenu avec une régie publicitaire. Adsense est certes disponible pour les plus RSS, mais je ne suis pas certain de l’efficacité de la chose aujourd’hui. Cela dit, je n’ai pas encore testé cette solution, et je me pose toujours des questions quant à sa mise en place, non pas pour gagner de l’argent, mais simplement pour rentabiliser mon hébergement et pouvoir continuer à héberger gratuitement des amis.

Il y a enfin l’ergonomie, et plus particulièrement la lisibilité. Si les formats RSS et ATOM sont faits pour agréger et réutiliser du contenu, ils ignorent totalement, et c’est bien normal, la notion de mise en page. La majorité des ouvrages d’ergonomie recommandent des lignes de 78 caractères maximum pour un confort de lecture maximum. À titre d’exemple, Google Reader limite la largeur des lignes à 122 caractères quelle que soit votre résolution. Newsgator, Bloglines, Liferea ou NetNewsWire n’ont pas cette gentillesse. On obtient ainsi des lignes de 130 caractères en 1024x768, 200 caractères en 1440x960, et je n’ose pas regarder sur du 1680.

Évidemment, avec l’augmentation de la largeur des écrans, et l’abandon quasi général du format 4/3 au profit du format 16:10, de plus en plus de gens cessent de travailler en plein écran, et juxtaposent deux documents. Ce n’est malheureusement pas la majorité, et forcer la lecture dans un environnement dédié, avec une mise en page et une typographie pensée pour les articles longs semble la seule manière d’accroître le confort de lecture.

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