J’ai eu la chance de rencontrer Martin Böhringer, 26 ans, le fondateur de Hojoki, un service qui connecte l’ensemble de votre applications Web sur un mode collaboratif, mon coup de coeur de cette fin d’année. Petit jeu des questions réponses.

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Comment définirais-tu Hojoki en une seule phrase ?

Hojoki rassemble toutes tes applications dans le cloud en un seul endroit.

Pas mal comme pitch. Comment vous est venue l’idée de rassembler toute votre activité en un seul endroit ?

Nous sommes tous de gros utilisateurs d’applications Web, et j’ai toujours eu énormément d’onglets ouverts dans mon navigateur : un pour Dropbox, un pour Google Docs… Dans le même temps, nous avons commencé à utiliser du microblogging en équipe.

À l’époque, je faisais de la recherche sur l’entreprise 2.0, et j’ai constaté qu’il était très difficile de rassembler toute l’activité en un seul endroit. C’est quelque chose de très difficile, parce que cela ne revient pas à importer des flux RSS, dans le sens où les flux RSS n’ont rien de collaboratif : vous n’avez aucune idée de qui fait quoi. C’est comme ça que tout a commencé.

Est-ce que vous ciblez réellement les entreprises ? Parce que le papier peint Super Mario Bros n’est pas vraiment corporate. Les PME/TPE peut-être

Nous ne ciblons pas les entreprises, parce que nous ne voulons pas entendre parler de CIO, de budget etc… nous ciblons les étudiants, les gens qui travaillent en groupe, les 40 millions d’utilisateurs de Dropbox, les très petites équipes de moins d’une dizaine de personnes.

Quel est votre business model ?

Pour l’instant nous nous lançons, donc Hojoki est gratuit. Cependant nous visons le même business model que des services comme Dropbox : nous voulons que les gens utilisent Hojoki, qu’ils en comprennent la valeur, et qu’ils passent ensuite à la version premium.

Nous allons également faire des comptes pour des équipes, par exemples pour 5 personnes.

Nous travaillons également à un modèle au projet. Quand tu te connectes sur Hojoki, tu vois ce que tu publies dans le cloud, mais cela devient vraiment intéressant quand tu commences à collaborer. Tu invites tes amis à rejoindre des projets, tu choisis ce que tu veux partager, commentes… La version gratuite est également limitée à 3 projets, donc si voulez plus de projets, il faudra un compte premium.

Dans tous les cas, cela restera très abordable, car nous souhaitons vraiment faire de Hojoki un outil utilisé par le plus grand nombre.

Que ferez-vous le jour où Google Docs, Google Calendar fermeront leur API ?

Très bonne question. C’est vrai que Hojoki se base massivement les API des autres services, et nous pensons que la présence d’une API est un facteur différenciant entre un bon et un mauvais service.

Wunderlist, par exemple n’a pas (encore) d’API. Nous leur avons demandé il y a quelques mois, mais ils n’en ont toujours pas. Alors maintenant, c’est vrai que nous courrons un risque, mais le fait de fermer votre API sera un gros frein à votre écosystème, donc à votre croissance.

Mais oui, si les services sur lesquels se basent Hojoki ferment leur API, on est sérieusement dans la merde.

D’où vient le nom Hojoki ? C’est japonais n’est-ce pas ?

Oui, c’est le nom d’un livre très connu au Japon de 1212, qui explique que la vie est comme un flux, comment le flux des événements modèle notre vie.

Une dernière question : une application mobile est-elle prévue ?

Oui, tout à fait, mais nous nous lançons, et comme toute jeune entreprise, il est difficile pour l’instant de tout faire à la fois. Nous voulons d’abord démontrer que notre modèle est le bon en lançant Hojoki, puis nous ferons une version et des applications mobiles.

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