Les Open Source CMS Awards 2007, récompenses attribuées aux meilleurs outils de gestion de contenus libres viennent d’être attribués sur le site de l’éditeur britannique Pact Publishing, et j’avoue que certains résultats me laissent sans voix.

Meilleurs CMS de l’année 2007 :

  1. Drupal.
  2. Joomla.
  3. CMS Made Simple.

CMS les plus prometteurs :

  1. MODx.
  2. TYPOlight (rien à voir avec Typo).
  3. dotCMS.

Meilleur CMS développés en PHP :

  1. Joomla.
  2. Drupal.
  3. e107.

Meilleurs CMS n’ayant pas été développés en PHP :

  1. mojoPortal.
  2. Plone.
  3. Silva.

Meilleur CMS à vocation sociale.

  1. Wordpress.
  2. Drupal.
  3. Elgg.

La victoire de Drupal ne souffre à mon avis d’aucune contestation tant il est aujourd’hui abouti et solide, tout en reposant sur une communauté particulièrement active. Mais Joomla… là j’avoue avoir du mal à comprendre, malgré les raisons invoquées par les juges :

In fact, the judges noted a number of factors that helped Joomla! secure the Award. Most notably its good front-end for administrators and end-users, which gives users a simple and traditional company website straight out of the box. In full agreement with Janssens, the judges commented on the size and responsiveness of the community as a massive strength, noting that it can identify potential problems and deal with them quickly.

Je vais être clair, pour avoir travaillé sur Joomla dans le cadre professionnel : c’est une merde absolue, mais dans un bas de soie. Joomla n’est bon qu’à une seule chose, c’est à gagner des contrats en avant-vente, grâce au clinquant d’une interface d’administration certes particulièrement aboutie, mais inutilisable au quotidien. Il n’est ni respectueux des standards – essayez d’intégrer un design un tant soit peu complexe, vous deviendrez fou au cinquième tableau imbriqué – ni accessible, et épouvantable à étendre. Enfin, le nombre de failles de sécurité remontées par Securityfocus me rappelle la grande époque de PHPNuke.

Alors, certes, la communauté autour de Joomla est importante, le back office clinquant à souhait et les extensions particulièrement nombreuses bien que le plus souvent payantes et / ou impossibles à modifier pour utilisation dans un cadre un tant soit peu professionnel, mais la réalité du produit approche la catastrophe. Ce qui me fait honnêtement me demander si les juges du concours ont vraiment passé Joomla à la loupe avant de lui attribuer la seconde place du concours général et la première du trophée PHP. Dans le cas contraire, cela signifierait que la concurrence est tout simplement inexistante, et que nous avons du soucis à nous faire.

trouble d'une âme derrière sa vitrine

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