Tennis player competing at Milton, Brisbane

Ça fait un peu plus d’un mois que je porte le Flex, coach électronique à porter au poignet de Fitbit, et je me suis dit qu’il était temps de faire mes retours sur ce produit que j’attendais depuis longtemps.

Je ne t’insulterai pas en te faisant subir le déballage de l’appareil ni le test circonstancié, cher lecteur, ici on n’est pas sur un blog High Tech qui suce les boules dit du bien des marques en échange de produits à tester (désolé les copains, je vous aime quand même). Au lieu de cela, tu apprendras pourquoi j’ai jeté mon dévolu sur le Flex, quel usage j’en ai, et pourquoi il t’ira bien mieux qu’à moi, ne serait-ce que pour la tache qu’il laissera sur mon bronzage estival. Heureusement, je l’enlève avant d’aller à l’eau, la différence n’est donc pas flagrante.

Fitbit Flex

Pourquoi avoir attendu le Flex au lieu de me la péter avec un Fuel Band en import ?

Le choix du Flex s’est fait par défaut. Avec 3 à 5 heures de tennis par semaine, il me fallait absolument un bracelet, les coachs à clipper tombant invariablement de mon short au bout de 5 minutes de jeu.

Au moment où j’ai choisi, la concurrence se composait principalement :

  • Du Jawbone Up. Fonctionnellement comparable au Flex, mais peu discret, et surtout avec une forte tendance à voler à chaque coup de raquette. Et comme j’ai un revers à deux mains (si vous l’voulez bien), le passer à mon autre poignet ne change rien au problème.
  • Du Nike Fuel Band, non commercialisé en France, et qui n’analyse pas le sommeil. Tant qu’à devoir attendre un peu – le Flex n’était pas encore sorti – pour aller le chercher à Londres, autant prendre le Fitbit.

C’est pas toi c’est moi (celle là, on ne me l’avait jamais faite)

Vous êtes-vous déjà fait plaquer avec l’excuse nº 351 c’est pas toi c’est moi ? C’est très exactement ce qui m’arrive avec le Flex : il est top mais… ne correspond ni à mes besoins ni à mon style de vie.

Le Flex s’était pourtant bien intégré dans le flow de mon existence, principalement grâce à sa légèreté : malgré plus de 20 ans sans montre, je ne me rends compte de sa présence ni quand je travaille, ni quand je dors, ce point étant particulièrement important quand on veut analyser la qualité de son sommeil. Le ballet des diodes quand je le passe en mode sommeil est suffisamment ludique pour que je ne l’oublie pas le soir avant de dormir, et le suivi des données suffisamment addictif pour que je pense à le réactiver le matin.

Alors, c’est quoi ton problème ?

Pour le tennis, le Flex n’est pas ce dont j’ai besoin. Impossible de remettre à zéro le compteur de pas en début de match pour le couper à la fin, et je ne peux pas différencier les courses / reprises d’appuis / replacement en fonction de l’intensité des pas : il n’est tout simplement pas fait pour ça. J’ai un peu regardé autour de moi, et le bracelet de mes rêves n’existe tout simplement pas : un mélange entre analyse fine des déplacements, du rythme cardiaque durant le jeu etc… Au final, il me faudrait un laboratoire de mesures complet et non un simple bracelet.

L’analyse du sommeil est intéressante, mais on reste un peu sur sa faim : si je sais désormais que j’ai un sommeil archi pourri – Captain Obvious à la rescousse, les données extraites du Flex ne me servent strictement à rien pour l’améliorer : en dehors de me conseiller de me coucher 2h30 plus tôt pour avoir 6 heures de vrai sommeil, l’écosystème des applications tierces ne m’apporte pas grand chose. C’est tout le problème du big data : collecter des données c’est bien, ne pas les utiliser, ça craint.

Le réveil vibrant est une bonne idée, au moins ne réveille-je plus ma femme quand je me lève avant elle. J’aurais simplement apprécié qu’il utilise les données d’analyse de mon sommeil pour choisir à quel moment me tirer des bras de Morphée.

Le décompte quotidien des pas ne me sert pas non-plus à grand chose : je fais près de 12.000 pas et 5km à pieds par jour depuis le collège, au début parce que j’en avais marre d’attendre le bus, puis par plaisir. Je ne ressens donc pas vraiment le besoin de me fixer des objectifs de marche.

Quant à toutes les fonctionnalités de suivi de régime : c’est bien simple, je n’en fais pas.

Mais alors, il est pour qui ce fit bite (cong) ?

Le Flex est probablement fait pour toi cher lecteur si :

  • Tu changes de rythme de vie et qu’il te faut un truc pour te motiver à marcher ou courir quotidiennement.
  • Tu es au régime et surveilles les calories absorbées / dépensées, ainsi que ta courbe de poids.
  • Tu es obsédé par tes propres données.

Quant à moi, je vais probablement lui trouver une nouvelle utilité en montant les seuils à 15.000 pas et 10km, juste histoire de voir.

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