Après des années de bons et loyaux services, doublées d’un attachement quasi religieux – Science Pipeau oblige – à notre principal quotidien vespéral, j’ai fini par ne pas renouveler mon abonnement au journal Le Monde, ou, au moins, à sa version électronique.
Puisque cette vénérable institution semble plus pressée de vous faire mettre la main au portefeuille – au point que leurs mails de relance soient systématiquement bloqués par mon anti spam pourtant permissif – je vais rapidement expliquer pourquoi avant d’entrer au coeur du sujet. Depuis mon premier abonnement à sa version électronique, le 28 octobre 2007, la qualité du Monde n’a cessé de baisser. Les longues et intéressantes analyses font peu à peu place à un nombre grandissant de dépêches sans valeur ajoutée, de liens vers des billets de blogs – certes officiels – mais sans réelle valeur ajoutée non plus, et à des articles mêlant peoplisme, populisme, et une certaine dose de sensationnalisme. J’imagine qu’il faut vivre avec son temps, et que toutes ces mutations sont dues au lobby d’Internet, au real time web, à la crise de la presse et aux méchants pirates qui volent l’information de qualité pour la mettre aux choix sur leur blog / sur Google News / sur les réseaux pétoupé, cela n’empêche que Le Monde a quasiment atteint l’indigence éditoriale du Figaro. Bref, Le Monde, c’était mieux avant©

Et pour me punir, le site du Monde m’interdit maintenant de consulter sa version gratuite. À moi et à tous ceux qui auraient “oublié” de renouveler leur abonnement. J’explique.

  • Quand je veux me rendre sur le site du monde, celui-ci détecte le cookie de session utilisé pour m’authentifier chaque fois que je reviens.
  • Je suis alors redirigé vers la zone abonnés qui se trouve sur un sous-domaine. Tout à fait normalement, la zone abonnés détecte que mon abonnement n’est plus valide, et me renvoie vers leur landing page pleine de publicité.
  • Pénurie de récipient et manque de bol, la landing page détecte le cookie précédemment cité, et me renvoie sur la zone abonné…
  • Jusqu’au moment où le serveur ne comprend plus l’URL demandée (trop longue à force d’ajouter l’URI de provenance à chaque redirection) et me pond une jolie – tout est relatif – erreur 400.

Là où ça devient ballot, c’est que mes cookies “abonné” sont valables jusqu’au premier janvier 2020. Alors, je pourrais évidemment les supprimer d’un clic vengeur, mais, je n’en ai curieusement pas envie. Cette impossibilité technique prévient en effet toute tentation de retourner lire ce journal (en théorie, hein, parce qu’en pratique, j’ai 13 ou 14 navigateurs différents installés sur cette machine)

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