J’utilise assez quotidiennement des traitements de textes libres et open source, et j’en suis généralement satisfait. La liste des outils que j’utilise, classée par ordre de fréquence d’utilisation comprend :

  • TextMate, un éditeur de textes évolué (shareware) sous Mac OS X.
  • Emacs, un éditeur de textes évolué sous toutes architectures et tous systèmes d’exploitation.
  • OpenOffice.org writer, une suite bureautique basée sur StarOffice de Sun.
  • Abiword, le traitement de textes du projet Gnome.
  • Koffice, la suite bureautique de KDE.
  • Gedit, éditeur de textes du projet Gnome.

Mélanger éditeurs de textes et traitements de textes peut sembler curieux, mais je fais énormément de X(HT)ML, qui n’est finalement rien d’autre qu’une forme de traitement de texte. C’est pour cette raison que je considère qu’ils ont leur place dans cette liste, d’autant qu’ils disposent tous d’un correcteur orthographique.

Chacun de ces outils présente des défauts qui peuvent parfois devenir rédhibitoires dès lors que l’on parle de confort d’utilisation. La principale réside dans l’interface utilisateur (UI), calquée au plus près sur celle de Microsoft Word. Ce travers s’explique facilement. Ces suites bureautiques ont toutes été crées dans l’espoir de pousser le grand public vers le libre en proposant une alternative crédible à Microsoft Office. Il fallait donc éviter les dépaysements liés à la migration et permettre à l’utilisateur de conserver ses habitudes.

Concrètement, on se retrouve face à deux problèmes :

  • L’UI de Microsoft Word est peu pratique, obsolète, et son modèle nécessiterait une refonte complète. Koffice tente justement ce pari de rendre le pouvoir à l’utilisateur dans sa prochaine version majeure.
  • Aussi médiocre soit-elle, l’UI de Microsoft Word reste cependant très largement supérieure à ses clones.

Mais ce n’est pas vraiment de ça dont je voulais parler.

De gros efforts d’internationalisation ont été faits ces dernières années pour rendre tes traitements de texte open source accessibles à tous. Cela passe par un certain nombre d’étapes :

  • La création de sites officiels en diverses langues, avec la communauté d’utilisateurs associés. On préférera cette solution à une traduction pure et simple du site originale afin d’adapter le site local à la fois aux spécificités culturelles et aux habitudes de sa communauté.
  • La traduction plus ou moins complète et plus ou moins réussie de l’interface utilisateur.
  • L’intégration de dictionnaires dans toutes les langues possibles, avec la prise en compte des tournures de phrases susceptibles d’être rencontrées. L’exemple de qu + ’ + verbe ou pronom commençant par une voyelle n’est pris en compte ni par openoffice ni par abiword.
  • L’intégration de correcteurs grammaticaux, de dictionnaires des synonymes et de thésaurus.

Il manque malheureusement un gros point à ces traitements de texte : la prise en compte de certaines particularités syntaxiques propres à certaines langues, et, comme par hasard, au français, comme les guillemets à la française, les single quote censées devenir des apostrophes, et surtout les espaces insécables avant les doubles ponctuations (: / ; / ? / !). Ce simple point rend Microsoft Word 10 fois supérieur à ses concurrents.

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