Pour la troisième fois, j’ai la chance de pouvoir me rendre à la conférence LeWeb en tant que blogueur invité. Cette année décidé de me concentrer tout particulièrement sur les startups présentes, avec une approche à la fois problem centric. Autrement dit : quels problèmes ces startups ont elles-voulu résoudre en créant leur produit, ont-elles réussi à le résoudre – de mon point de vue – et si oui comment ? J’en ai rencontré une dizaine jusqu’ici, et je prévois d’en rencontrer au moins autant d’ici la fin de la conférence. Chacune d’entre-elles fera l’objet d’un article dédié évidemment centré autour de l’ergonomie et de l’expérience utilisateur.

Leweb

Cette année, LeWeb a déménagé aux Docks de Paris. Fini le 104, semble-t-il, un lieu que je trouve à la fois particulièrement pratique – tout est réuni en un seul endroit, et l’on passe d’un espace à l’autre très rapidement – et un peu pénible car la salle de conférence principale n’est pas séparée du hall, et l’amphithéâtre secondaire est limite introuvable. Arrivé Porte de La Chapelle, la navette qui doit m’emmener aux Docks de Paris est là, à l’heure, et il y a de la place. J’y retrouve Axel Cateland que je n’avais pas croisé depuis plus d’un an, et Ronan d’Haese. En quelques minutes, nous arrivons aux docks, il est l’heure pour moi de retirer le précieux sésame, n’ayant pu me rendre à la visite du site la veille.

À ce niveau de l’histoire, je vais pousser mon seul coup de gueule concernant l’excellente organisation de l’événement (je ne suis pas français pour rien). Les vigiles à l’entrée exigeaient la présentation du ticket Amiando, ou au moins du mail prouvant que nous avions bien réservé notre place. Ça a obligé pas mal de monde à sortir qui son iPhone, qui son Mac afin de montrer patte blanche, ce qui a ralenti voire bloqué la queue. Pas grave, mais un peu pénible tout de même. Une fois passé le cerbère de la porte (non je ne suis pas le maître des clés) un comptoir presse et blogueurs m’a permis de très rapidement retirer mon badge et l’invitation au cocktail à la mairie de Paris sans avoir à faire la queue au comptoir TUV en me demandant si je n’allais pas devoir refaire la queue parce que mis dans la file DEF. La joie de porter un nom à particule.

Sitôt arrivé, je file droit au blogger lounge, cette année sponsorisé par Yahoo!, à la fois plus cosy et beaucoup plus petit que l’année dernière, prendre mes marques et un petit déjeuner bien mérité. Je retrouve ensuite Korben et Axel pour un premier tour des startups, et la série des interviews commence.

Cette année, LeWeb est séparé en trois bâtiments. Ça a du bon, et du moins bon. Le bon, c’est que nous avons de la place pour nous déplacer et nous entendre. Chaque bâtiment dispose d’espaces assis où les gens peuvent discuter tranquillement autour d’un café, et c’est franchement agréable. Le moins bon, c’est que les conditions climatiques nous obligent à faire des aller retours sous la neige, ce qui fait que la majorité des gens ont passé leur journée dans le dock principal.

Si l’an dernier la majorité des startups que j’avais pu rencontrer étaient centrées sur le Web temps réel, c’est à dire finalement sur les flux d’information, 2010 est définitivement l’année du local – voire de l’hyper local – des app stores, et de la personnalisation de masse. Deux de ces trois tendances me font particulièrement plaisir, car elles recentrent le Web autour de l’individu – et non de l’utilisateur – et de son usage dans la vie quotidienne.

Sans vouloir me lancer dans une analyse poussée du phénomène – je suis dans le RER en route pour la seconde journée et manque de documents pour étayer mon propos – la démocratisation des terminaux mobiles au moins dans les pays occidentaux a entraîné la démocratisation d’une certaine idée du Web mobile. Une première série d’applications centrées sur la technologies ont vu le jour cette année, Foursquare en tête, permettant de valider le postulat technologique. Il ne restait plus qu’à l’appliquer à des besoins déjà existants pour faciliter la vie de l’early majority, et c’est ce que tentent de faire un certain nombre des sociétés rencontrées, à commencer par les français de Super Marmite (dont Cyril Mougel, mon co mainteneur sur Typo est le développeur).

Il semble que le principal sujet de conversation ce matin soit la neige, et le “manque d’informations” dont certains blogueurs officiels qui ont mis plusieurs heures pour rentrer à leur hôtel se sont plaints. J’ai moi-même hier eu pas mal d’informations contradictoires sur la mise à disposition – ou non de navettes hier soir pour rentrer des Docks. Je viens de discuter un moment avec Geraldine Lemeur – qui est également rentrée cette nuit pieds nus dans la neige – et les informations qui nous ont été délivrées l’ont été en temps réel, à mesure qu’elles étaient disponibles. Pour rappel, hier, l’ensemble des lignes de bus de la capitale ont été purement et simplement supprimées, ainsi que 90% des taxis qui ont préféré rentrer chez eux. Ça m’amuse que l’on traite les français de râleurs, et que ces blogueurs – invités à LeWeb soit dit en passant – en soient limite à poursuivre les organisateurs pour le mauvais temps comme si le fait qu’il neige était un affront personnel. Bordel, mais qui vous prenez-vous ?

Ce matin, j’ai pu retourner à la conférence sans aucun problème, une fois réglé les problèmes de trains annulés en direction de Saint-Lazare, et je profite d’un blogger lounge quasi vide pour terminer ce compte-rendu de mes premières impressions. Et c’est là que je m’aperçois que j’ai oublié d’uploader la moitié de mes photos… À vous les studios.

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