Contrairement à ce que je pensais, le grand débat de la rentrée ne concerne pas les nouveautés, mais bien ces grands anciens que sont les blogs, dont la mort, annoncée par les Cassandre de tout poil semble donc inéluctable. Comme le titre de ce billet l’indique sans ambages, je suis profondément convaincu qu’il n’en est rien, bien au contraire.

Le phénomène du blogging ne tient plus le haut du pavé dans les média, quoi de plus normal ? Cela prouve simplement qu’ils ont quitté la phase de l’early majority sur la courbe d’adoption de l’innovation de Rogers. En d’autres termes, bloguer est maintenant suffisamment rentré dans les moeurs pour qu’on ne se soucie plus d’en parler comme d’un phénomène, au grand dam de ceux qui avaient monté leur business autour du métablogging. On ne compte plus le nombre de blogs fermés ou à l’abandon, y compris chez les plus acharnés des early adopters ? Et alors ? Des gens meurent chaque jour sans qu’on nous annonce pour autant la fin de l’humanité.

Courbe d'innovation de Rogers

Comme je l’expliquais récemment à une journaliste de 01 Informatique, le blogging est, plus qu’une activité, une démarche de publication longue et exigeante dans laquelle existe le même darwinisme qu’ailleurs. Des comètes apparaissent quotidiennement, attirent tous les regards, et meurent aussi vite, incapables de survivre dans la durée, et qualité rime le plus facilement avec longévité (mais pas toujours avec succès, il suffit de voir le peu d’abonnés à ce blog pour s’en rendre compte…)

Le blogging n’a jamais été une fin en soi, ou, s’il l’a été pour certains, il est évident qu’il n’aurait jamais du l’être. Pour beaucoup porte d’entrée la plus accessible, il n’est qu’une infime partie d’un ensemble que l’on appelle le web participatif, mais que j’appellerai simplement le web.

RER sur le pont de Bir Hakeim

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