Startup what?

La plupart des startups que j’ai rencontrées ces dernières années mettent en avant l’importance de supporter la pression et l’imprévu dans leur processus de recrutement.

Je déteste l’imprévu, je supporte difficilement les surprises, mais je ne me vois pas travailler ailleurs que dans une startup. Et ça n’a rien d’incompatible.

Les changements dans le produit parce que les utilisateurs n’utilisent pas le produit de la manière dont il a été conçu ? Tellement prévisible que ce n’est même pas la peine de le mentionner. Tant que le produit n’a pas fait ses premiers pas dans le monde réel, il est impossible de savoir comment il sera accueilli par ceux à qui il est vraiment destiné.

Le changement de modèle économique du jour au lendemain ? Je ne connais que peu de startup qui aient trouvé leur business model du premier coup. Même si ses fondateurs l’ont créée pour changer le monde, le but premier d’une entreprise est de gagner de l’argent (ou alors je n’ai rien compris). Si un modèle économique ne fonctionne pas, il faut essayer autre chose, jusqu’à ce que ça marche.

L’annonce d’un rachat, d’une levée de fonds ou au contraire du licenciement économique de la moitié de la boite ? Prévisible dans la vie d’une entreprise. Je ne sais plus qui disait que, “une startup est une entreprise qui vit sur l’argent de ses investisseurs”. Il faut se rappeler que 2 entreprises sur 3 finissent par mettre la clé sous la porte, et que pour une success story, il y a peut-être 100 ou 1000 échecs critiques dont on n’entendra jamais parler.

Le pivot de service de vidéo vers un client Twitter, ou d’une application de recommandation vers une régie publicitaire ? Prévisible ! Une fois encore, si ce qu’on test ne fonctionne pas, ou qu’il est possible de faire mieux, il faut le faire ; ça fait partie de l’existence d’une startup.

Finalement, je crois que cet exigence d’imprévu commun au recrutement de la plupart des startups, c’est simplement une exigence d’aller de l’avant et de faire les choses. Si on y pense, laisser le monde dans l’état dans lequel il est est bien plus confortable que chercher à le changer, surtout si quelqu’un au dessus de nous que nous ne verrons jamais en dehors d’un organigramme décide à notre place de ne pas le faire. Pour les autres, il s’agit juste de positionner sa zone de confort au refus du statu-quo et d’une rassurante forme de stabilité.

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