Je rente tout juste de l’apéro communautaire de Paris Web, de loin la meilleur conférence francophone sur le développement Web, le design et l’accessibilité. Ne pouvant assister à l’événement cette année, je ne pouvais pas manquer la soirée, même si le terme communautaire me fait de plus en plus souvent grincer des dents.

Paris Web 2010

C’est pourtant de l’importance de cette notion de communauté que je veux parler ce soir.

Chaque année – et je sais que je ne suis pas le seul – je ressors de Paris Web gonflé à bloc pour l’année, ou presque. Cet événement est une formidable occasion de retrouver d’une part le gratin de la profession, et des gens qui pensent le Web comme moi, qui cherchent à mettre en place et diffuser certaines pratiques que j’ai faites miennes, et qui racontent comment ils les ont mises en place dans leur environnement professionnel, souvent à contre-courant des pratiques couramment admises.

Il y a deux ans, à peine sorti de Paris Web, je m’interrogeais sur les risques de sclérose liés à un noyau de gens qui se connaissent depuis des années, et à un univers de plus en plus inaccessible – un comble ! – pour les nouveaux, copinages et private jokes obligent. L’univers associatif me l’a largement montré, on se crée très facilement un cocon et des habitudes dont il est très difficile de se départir. Le renouvellement de la liste des orateurs d’une année sur l’autre, et la constatation que je connaissais de moins en moins de gens m’ont montré que le staff de Paris Web ne s’est pas laissé piéger par cette facilité.

Ce brassage montre également l’importance des communautés métier, surtout dans des domaines très spécialisés, pour lesquels les bonnes pratiques se transmettent de bouche à oreille. Ces métiers, parce qu’ils sont parfois jeunes et possèdent une culture et un jargon particulier entrainent souvent une forme d’incompréhension au sein d’entreprises dans lesquelles ils côtoient d’autres cultures souvent aux antipodes de la leur. L’existence de rendez-vous tels que Paris Web, ou à une autre échelle les W3Cafés sont fondamentaux et doivent être encouragés, si l’on veut que ces communautés de métiers – et par là la transmission de (bonnes) pratiques hors du silo de l’entreprise – perdurent. Les communautés en ligne sont un palliatif à l’absence, ou au moins la rareté de ces rendez-vous, elles ne sont cependant pas suffisantes.

Bref, Paris Web, c’est bon, mangez-en !

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