facebookJe viens de fermer mon compte Facebook. Première action d’éclat de l’année 2008, il ne s’agit absolument pas d’une résolution, mais plutôt une décision franche et ferme, prise à la suite d’un constat : sur Facebook, le social n’a justement plus rien de… social.

Pour faire simple, le propre d’un réseau social est de favoriser les interactions sociales entre les gens. L’accès aux tous premiers réseaux sociaux se faisait d’ailleurs, il y a longtemps, sur cooptation, afin d’être certain que le lien social soit bien respecté. De même, et ceci est encore plus ou moins valable sur les réseaux sociaux professionnels, on ne pouvait rentrer directement en contact qu’avec ses contacts de second niveau, l’entremise d’un de ceux-ci étant nécessaire pour contacter les personnes de troisièmes niveau. Ce qui impliquait globalement deux choses :

  1. Les amis de mes amis étaient (souvent) mes amis.
  2. Ne pas avoir d’ami était structurellement impossible.

Aujourd’hui, le social a disparu, puisqu’il est possible de s’inscrire sans avoir d’amis, et d’ajouter à ses amis tout le monde et n’importe qui. Cela provoque un certain nombre d’abus parmi lesquels des collectionneurs aux 1500 ou 2000 amis qu’ils ne connaissent ni d’Ève ni d’Adam.

Ce n’est pourtant pas ma principale motivation. Quand on parle de réseau, on parle de lien, et le réseau social implique donc le lien social (logique). Pour tout un tas de bonnes (ou de mauvaises raisons), on peut vouloir rompre le lien avec des gens, des groupes de gens, ou des écosystèmes entiers.

En moins de 5 jours, ce sont une douzaine de “cadavres” qui remontent à la surface (c’est une métaphore), et que j’aurais préféré ne pas voir réapparaître, des gens avec qui j’avais coupé les ponts depuis 6, 7 ou 8 ans, pour tout un tas d’excellentes raisons et qui se permettent de redébarquer sans crier gare et sans se demander si oui ou non j’ai envie d’entendre parler d’eux. Avec, comme toujours, de vieux dossiers façon Santa Barbara, comme une ex qui se trouve être copine avec la soeur jumelle de la fille pour laquelle je l’avais larguée (et donc probablement aussi avec la fille en question). Et si il est particulièrement facile de me trouver quand on me cherche (je fais ce qu’il faut pour), le système Facebook permet aussi de retrouver par un hasard total des gens dont on n’avait plus du tout d’entendre parler.

Je garde cependant mes comptes sur les réseaux sociaux professionnels, qui sont finalement les principaux. Les amis, je n’ai pas besoin de ça pour les voir.

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