Entre l’arrivée de mon nouveau jouet, les habituelles réunions de début de semaine, le surcroît de travail de dernière minute, les urgences pas si urgentes, les urgences vraiment urgentes et la nécessité tout à fait humaine de me sustenter, je n’ai pas vraiment eu le temps de me réjouir de la bonne nouvelle : j’ai remporté mon premier appel d’offre, le second auquel je répondais depuis que j’ai commencé ce travail. Le premier avait été purement et simplement annulé pour raisons politiques ; quand je vois le manque de respect pour le travail d’autrui que montrent certains de nos édiles, ça me rend positivement malade. Il n’est pas étonnant que les mairies communistes – il en reste – sous traitent leurs activités sensibles à des entreprises privées : elles ne travaillent pas forcément bien, mais au moins travaillent-t-elles.

Répondre à un appel d’offre ne présente pas en soi de grandes difficultés : je me borne à lire le règlement de consultation, à noter la liste des documents demandés, et à cocher chaque entrée de la liste à mesure que je les réunis. Toute la difficulté vient de la proposition technico-commerciale ; il faut proposer la meilleure solution, toujours, mais au prix le plus bas ; le prix rentre d’ailleurs d’avantage en considération que la solution proposée, ce qui peut parfois entraîner des surprises. La responsable des appels d’offre de la chambre de commerce de Reims avec qui je discutais l’autre jour me faisait part de sa consternation. Elle venait encore d’annuler les résultats d’un appel d’offre car aucun des candidats n’avaient rendu les documents indiqués dans l’ordre indiqué. On comprend maintenant le taux effarant d’analphabètisation en France.

Perry the Platypus wants you to subscribe now! Even if you don't visit my site on a regular basis, you can get the latest posts delivered to you for free via Email: