Women in the water at Qualicum Beach, Vancouver Island, 1958

Les vacances d’été sont le meilleur moment de l’année pour prendre les bonnes habitudes qu’on n’abandonnera pas une semaine avant la rentrée (contrairement aux bonnes résolutions éponymes aussi vite oubliées que prises).

J’ai toujours eu plus de mal à prendre de bonnes habitudes qu’à quitter les mauvaises. J’ai complètement arrêté de fumer du jour au lendemain en 1997 alors que je cramais une trentaine de roulées par jour. Il y a quatre ans, j’ai arrêté de manger de la merde, je me suis remis au sport et j’ai perdu 20 kilos. Et là, ça fait deux ans que je n’ai pas bu une goutte d’alcool malgré une consommation des plus régulières. Les choses se compliquent quand il s’agit de prendre de bonnes habitudes, puisque je tiens généralement une à deux semaines, parfois moins, alors qu’il est communément admis qu’il faut au moins 21 jour de pratique continue pour parler d’habitude.

Inutile de vouloir réécrire toute ça vie sur une feuille blanche, ça ne fonctionne pratiquement jamais. C’est ce dont je me suis aperçu chaque fois que j’ai tenté de prendre de nouvelles habitudes. J’ai donc changé de tactique, et j’ai décidé de travailler sur des choses que je pratiquais de temps en temps, mais sans m’y mettre vraiment.

Pour ne pas faire ça tout seul, j’ai commencé à utiliser Lift, une application Web et iPhone (sans business model visible même si j’en vois une demi douzaine) qui aide ses utilisateurs à prendre de bonnes habitudes. Si je vous propose de prendre l’habitude d’utiliser une nouvelle application simplement pour vous aider à prendre de nouvelles habitudes, vous me sortirez probablement la photo d’Xzibit et un petit Yo dawg! des familles.

Le fonctionnement de Lift est très simple : on fait une liste des habitudes que l’on souhaite prendre, soit en piochant dans les listes suggérées, soit en en saisissant de nouvelles. Puis chaque jour, on fait un check in des habitudes suivies, et on suit sa progression. Chaque jour, Lift envoie un petit rappel ou des encouragements histoire de ne pas perdre pied, et l’application a sa dose de social, histoire de ne pas souffrir seul.

Cet été, j’ai deux piles de taches.

La première est composée des choses que je pratique plus ou moins régulièrement, et que je voudrais systématiser, comme écrire des TODO. Ça fait un moment que, au bureau, je note toutes les tâches que je n’ai pas le temps de boucler sur le moment, histoire de ne pas oublier de les faire une fois le temps dégagé. J’ai étendu cette habitude au reste de mes activités quotidiennes, histoire de ne plus oublier de prendre ma cravatte alors que je vais à un mariage. Dans le prolongement de cette TODO, j’ai ajouté une autre habitude : définir des priorités en début de journée.

Il y en a d’autres, évidemment :

  • l’INBOX zero
  • Me coucher avant 23h et me lever avant 6h30 (OK, pas pendant les vacances)
  • prendre des vitamines
  • dire non au moins une fois par jour (celle là, j’y reviendrai un peu plus tard)
  • écrire – et surtout publier – plus…

La seconde liste est composée des choses beaucoup moins évidentes pour moi, parce qu’elles m’obligent à partir de zéro. Parmi elles, il y a ne plus consulter compulsivement mes mails (ou le blueKiwi interne) entre 21h et 9h le matin, ne plus faire qu’une seule chose à la fois, ranger mon iPhone quand je suis avec des gens ou écouter plus que je ne parle (et là, croyez moi, c’est vraiment tendu).

Mine de rien, pour l’instant, ça ne march pas trop mal, parce que plusieurs éléments sont réunis :

  • Pas de révolution dans mon existence. Je ne décide pas de courir un semi Marathon par jour alors que je n’avais jamais fait de sport de ma vie.
  • Un ratio existant / nouveauté raisonnable, avec 4 nouvelles habitudes contre 9 choses que je veux faire plus régulièrement.
  • Une application qui me permet de suivre mes progrès.

Ce dernier point peut sembler anecdotique, mais il est particulièrement important, parce qu’aucun de ces efforts n’a de deadline concrète. Quand j’ai arrêté de fumer, mes parents m’avaient promis un lecteur de CDROM x4 (une tuerie à l’époque) au bout de deux mois. Sans objectif concret, prendre (ou perdre) une habitude devient beaucoup plus difficile. Disposer d’une application pour en faire le suivi, et savoir que l’on n’est pas seul est donc un atout appréciable.

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