Quel est le point commun entre Facebook, Foursquare, Groupon et Twitter ? Où, plus précisément, qu’est-ce qui a permis à ces quatre startups de se démarquer de leurs concurrents au point de devenir des services connus et appréciés du grand public.

En mettant de côté Groupon qui vous permet d’économiser de l’argent sur des choses que vous n’auriez jamais achetées sans 70% de réductions, j’étais tenté, en bon élève de Guy Kawazaki de répondre par la sainte trinité de l’entrepreneuriat : idée / exécution / timing : une bonne idée, bien réalisée au bon moment.

C’est d’ailleurs ce que j’ai répondu sur le moment, mais ça ne me satisfaisait pas, c’était trop facile. Non seulement ce triplet s’applique à des milliers de services qui ne sortent jamais du lot, mais encore est-il faux dans certains cas.

Prenez le Twitter des premiers temps. L’idée n’était pas mauvaise, mais la réalisation était déplorable : le service était buggé, ne tenait pas la charge, les messages disparaissaient sans prévenir… Les fail whale à répétition ont sans doutes paradoxalement beaucoup fait pour la popularité de Twitter : rien de pire qu’une addiction qu’on ne peut pas combler.

Facebook, quand il a été ouvert aux universités américaines, est arrivé au bon moment. Mais il était moche, bien vide par rapport à un Orkut, un MySpace ou un Copains d’Avant.

Digg arrivait au bon moment : un site de news pour geeks à la sauce UGC, avec tout ce qu’il manquait à Slashdot pour faire mousser l’ego de ses contributeurs. Mais Digg était atrocement lent, au point que j’ai faini par abandonner vaincu par les timeouts.

La chance ? Probablement. Mon ami Georges me confiait un jour qu’une entreprise qui réussit, c’est 90% de chance et 10% de travail, ces derniers 10% représentant pas loin de 80 heures par semaine.

Tous ces services ont pourtant un point commun : ce sont des cadres sans substance, des terrains de jeux dans lesquels les utilisateurs ont une extraordinaire marge de manoeuvre pour faire ce qu’ils veulent. Ils n’ont pas besoin d’avoir d’objectifs pour venir sur le service.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la plus grande force de ces services réside dans leur API.

Facebook a réellement explosé le jour où il a ouvert son API. En intégrant les applications à son offre, Facebook retenait ses utilisateurs qui n’avaient plus besoin de quitter le service puisqu’ils y trouvaient à la fois leur entourage et une occupation.

Le cas n’est pas différent pour Twitter, dont l’API a permis l’explosion d’un incroyable écosystème applicatif. En dehors de cela, le service serait resté un bel exemple de branlette sociale sans intérêt.

Je terminerai enfin par Foursquare, dont je disais il y a un an qu’il ne servait à rien, assertion que je maintiendrais sans l’ouverture d’une API qui devrait permettre de transformer toutes les données emmagasinées en des services utiles au citoyen lambda.

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