revue de presseLes revues de presse mettent chaque vendredi en lumière les 3 meilleurs articles sur lesquels a porté ma veille quotidienne. Ils peuvent être récents, ou particulièrement vieux, et rentrent dans cette catégorie pour leur qualité ou leur intérêt. N’hésitez-pas à proposer les vôtres.

Après 15 jours d’absence pour cause de travail intensif, week-end trop chargé et de calendrier à faire pâlir un ministre sarkozien made in France qui se lève tôt, la revue de presse est enfin de retour. Au programme cette semaine nous verrons quelques conseils pour écrire sur le web sans perdre ses lecteurs ; nous continuerons avec quelques conseils à un ami qui voudrait se mettre à l’entreprise 2.0, avant de voir comment concevoir des sites permettant aux dyslexiques d’avoir more fnu.

Exposez votre point de vue sans égarer vos lecteurs, Dina Giolitto

Se faire comprendre de ses interlocuteurs, tous ses interlocuteurs, nonobstant leur niveau de connaissance n’est pas toujours facile en soi. Cela devient même une véritable gageure quand on s’attaque à la vulgarisation de données très pointus ou à des domaines relativement spécifiques. Dina Giolitto à qui l’on doit déjà d’autres articles cités dans cette revue de presse s’attaque au problème, et a réuni quelques bonnes pratiques à mettre en oeuvre dans le but de mieux faire passer le message en facilitant la compréhension du lectorat :

  1. Soyez clair.
  2. Évitez le vocabulaire technique.
  3. Allez droit au but.
  4. Ne vous égarez pas et restez pertinent.
  5. Ciblez vos destinataires.
  6. Faites que l’on retienne ce que vous venez de dire.

Ce que j’aime bien avec Dina, c’est qu’elle va à l’essentiel, et met généralement ses conseils en application dans ses billets. Elle n’hésite pas à aborder l’écriture sur le web sur un mode micro et macro à la fois, et c’est ce qu’elle fait encore une fois dans cet article.

11 conseils à un ami qui voudrait se mettre à l’entreprise 2.0, Bertrand Duperrin

Bien que j’entende déjà déjà des gens s’écrier bingo ! dans la salle au simple terme d’entreprise 2.0, j’ai tout de même à coeur d’expliquer ce que c’est. Bertrand me corrigera si besoin. L’entreprise 2.0 est la mutation des méthodes de management, d’une gestion verticale dans laquelle tout vient d’en haut – top down management – vers un mode de gestion dans lequel l’initiative vient également de la base – on parle alors de bottom up – articulée autour de la mise en place d’outils collaboratifs. Il s’agit donc moins de l’introduction du web social dans l’entreprise que d’un changement de nos manières de travailler.

Bertrand réunit dans ce billet 11 conseils “à un ami” qui voudrait lancer le processus de transition vers le management 2.0, afin d’éviter les écueils des chimères d’un buzzword déjà galvaudé.

  1. Pense entreprise au lieu de penser 2.0 et surtout ne te trompe pas de projet.
    Autrement dit, get real or go home
  2. Déresponsabilise tes équipes.
  3. Ne rend pas tes collaborateurs schizophrènes.
  4. Apprenez le solfège avant de faire un bœuf.
  5. Cherche la valeur dans le travail et pas ailleurs.
    Travailler plus pour plus de ROI ?
  6. Affiche les gains, même les plus petits en permanence.
  7. Soit clair et terre à terre.
    Au risque de me répéter, get real or go home.
  8. Ne te prend pas pour le chef.
  9. Cherche à travailler horizontalement plutôt que verticalement.
  10. Laisse quand même une petite chance au hasard.
  11. IRL avant tout !
    Get real or go home, t’as pas encore compris ?

Design de sites web pour les dyslexiques, Mel Pedley

Si les mal et non voyants font souvent bonne presse dans les articles sur l’accessibilité – et pour cause, le matériel qu’ils utilisent et les solutions pour leur rendre les sites accessibles sont les plus voyants – on oublie un peu trop souvent les handicaps cognitifs au sein desquels la dyslexie tient une place non négligeable.

Dans une série de trois articles un peu anciens et pourtant toujours d’actualité, Mel Pedley nous dévoile tout ce dont nous avons besoin de savoir afin de concevoir et développer des sites accessibles aux dyslexiques. Le premier volet traite de la dyslexie en elle même : qui, quoi et combien. Le second aborde les problématiques de background et de contraste entre fond et police, lesquels ne s’appliquent visiblement pas uniquement aux déficients visuels. Enfin, le troisième adresse plus précisément les problématiques de la mise en forme de l’écriture sur le web : polices, hauteur de ligne, utilisation des fonts… sont passés au crible de l’expérience de l’auteur.

Avec environ 10% de la population atteinte par la dyslexie de manière plus ou moins grave, la dyslexie représente une part importante des visiteurs d’un site web. Si pour une fois, les amélioration apportées en termes d’accessibilité n’apportent pas grand chose au niveau du référencement naturel, et pour cause, elles peuvent en revanche apporter un sérieux plus au niveau du taux de transformation, et ce seul élément ne doit pas être négligé.

Et voilà, c’est tout pour ce soir, pour une fois que je rends cette revue de presse dans les temps, je vais m’autoriser une bonne nuit de sommeil.

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