5 mois, 474 commits de 8 contributeurs, 71 issues fermées, 567 fichiers modifiés, 60,767 lignes de code ajoutées et 45,166 supprimées, c’est ce qui sépare les versions 7.1 et 8.0 de Publify, l’outil de publication qui équipe ce blog depuis mi 2006.

Ces chiffres vous importent probablement peu, à moins que vous vous demandiez si oui ou non Publify est encore en vie. Et pour faire court, il l’est.

Le projet lui-même a connu un tournant important : Publify ne dépend plus de mon compte Github personnel, mais il a rejoint une organisation dédiée, dont dépendront également les projets annexes soutenus officiellement. Nous y pensions depuis un moment, et nous avons franchi le pas, persuadés que c’était ce qu’il y avait de mieux pour Publify.

Plus rapide, plus simple, et plus agréable

L’été dernier, nous avons profondément repensé ce que nous voulions que soit Publify. Alors que la publication en ligne est partagée – en gros – entre Worpdress, les plate-formes hébergées et les scripts de génération de pages statiques, nous avons réalisé que nous ne voulions plus être “seulement” un outil de blogging. Nous avons commencé à étendre Publify en lui ajoutant le concept de notes plus courtes, que l’utilisateur peut directement pousser sur Twitter. Ce premier pas vers la diversification des contenus a conduit à la sortie de Publify 7.0, et une fois encore, nous sommes persuadés que c’était ce qu’il fallait faire.

Mais il nous restait un important travail de fond avant de pouvoir ajouter toutes les fonctionnalités que nous souhaitions voir. Publify 8.0 devait avoir une expérience utilisateur repensée, plus simple, plus claire, et surtout loin des canons de MS Word 97 qui polluent les canons de la publication en ligne depuis plus de 10 ans.

Pour nous, ça signifiait une interface plus simple avec un seul menu qui saurait se faire oublier, s’éloigner du bête modèle CRUD là où c’était possible, regrouper certaines sections qui n’auraient jamais du être séparées, et, finalement enlever plein de choses superflues. Visuellement, cela signifiait également tirer partie des écrans de plus en plus grand, et l’utilisation d’un design adaptatif même si ça ne facilite pas toujours le travail.

La liste des articles a été épurée et simplifiée

L’éditeur a été complètement revu, dans la lignée de ce que proposent à la fois Medium et Ghost. Nous avons mis de côté tout ce qui pouvait vous distraire de l’écriture, puisqu’il vous est possible de rédiger en plein écran, avec un fond clair ou foncé à votre convenance. Les paramètres des articles se font désormais au moment de la publication, mais n’ont finalement pas tant changé que ça. Nous avons conscience du travail qu’il nous reste à effectuer pour offrir ce qu’il se fait de mieux en termes d’éditeur en ligne, et nous allons nous y mettre rapidement.

le nouvel éditeur

Les notes ont été améliorées. Quand vous répondez à un Tweet, Publify affiche désormais la source originale, afin de conserver le contexte de la réponse.

note reply context

Le profil des utilisateurs, longtemps délaissé, a lui aussi été amélioré. Chaque contributeur dispose désormais d’un profil détaillé, avec son avatar, quelques liens, sa biographie, et bien sûre, les contenus qu’il a pu publier.

La page des auteurs

Ils ont disparu

Ça fait quelques années que j’y songeais, et nous avons enfin supprimé la différenciation entre tags et catégories. Nous nous sommes rendus compte que pour la majorité des gens, une catégorisation figée ne pouvait pas refléter l’évolution d’un site Web dans le temps. Ne vous inquiétez pas, nous nous sommes occupés de tout, de la migration de vos données à la mise en place des redirections 301.

Les résumés ont également disparu. Ils servaient à afficher un contenu original sur les listes d’articles qu’on ne retrouvait pas ailleurs. L’idée n’était pas mauvaise, mais personne ne s’en servait, et cela ne convenait pas à un outil de publication personnelle comme nous souhaitons Publify.

Le thème Typographic a également quitté le core de l’application. Il dispose désormais d’un projet à part, et nous continuerons de le maintenir.

Enfin, dernier mais pas des moindres, nous avons décidé de ne plus maintenir le vieux backend XMLRPC qui permettait à des clients desktop de se connecter à Publify. Les API utilisées ne sont plus maintenues depuis près de 10 ans, et le marché des éditeurs Desktop a pratiquement disparu. Nous préférons désormais nous concentrer sur l’éditeur, plutôt que maintenir du code dont plus personne ne se sert depuis longtemps.

Sous le capot

Il y a ce qu’on voit, et puis il y a ce qu’on voit moins, mais qui mérite toutefois d’être mentionné. Publify a maintenant 9 ans, et quand la première version est sortie, Rails en était encore à la version 0.6. Une partie de notre code est tellement vieille que certains d’entre nos utilisateurs portaient encore des couches culottes quand elle a été écrite.

Publify 8.0 s’est enfin débarrassé de ce vieux code (enfin d’une bonne partie) : les vieux helpers AJAX basés sur Prototype ont été remplacés par du Javascript unobtrusif. Le couple Prototype / Scriptaculous qui a fait les beaux jours du “Web 2.0” (hem) a laissé la place à Jquery. Et notre système d’internationalisation basé sur Globalize, un plugin plus maintenu depuis des années, repose enfin sur les fonctionnalités i18n de Rails.

That’s all folks, comme ils disent à la fin des Looney Tunes, si ce que je vous ai raconté vous intéresse, vous pouvez télécharger Publify, ou le tester sur notre plate-forme de démonstration.

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