Epic fail Savez-vous pourquoi les startups sont aussi mal considérées en France ? Parce que, chez nous, l'échec est quasi tabou. Or, par principe, une startup est faite pour échouer. Fonder une startup, rejoindre une startup, c'est vouloir créer un nouveau service, une nouvelle technologie, un nouveau business model, de nouveaux usages, le plus souvent tout à la fois, en sachant qu'on a 80% de chances de se planter tout en ne pouvant pas croire que ça va nous arriver. J'aime bien comparer les startups aux grandes expéditions du XIXème siècle. Vues de loin, elles fleurent bon le romantisme et le romanesque, mais dans la réalité, elles sont faites de sueurs, d'efforts et de fausses routes. À ce titre, l'histoire de Seesmic est très intéressante, et elle illustre bien mon propos (disclaimer : je m'occupe du programme Official Bloggers de la conférence Le Web organisée par Loïc et Geraldine Le Meur). Seesmic a été tour à tour :
  • Un service de micro vlogging qui n'a jamais réussi à atteindre la masse critique d'utilisateurs nécessaire pour décoller.
  • Un client Twitter multi plate-formes qui n'a pas trouvé de modèle de revenus.
  • Une plate-forme de publication cross réseaux sociaux (ping.fm) gratuite.
  • Un outil de social CRM connecté à Salesforce, qui ne s'est malheureusement pas fait racheter par le principal intéressé.
Si l'on peut reconnaître une chose à Loïc dans cette histoire, c'est sa capacité à pivoter quand il a réalisé qu'il faisait fausse route. Il s'est trompé, a changé de voie, s'est trompé à nouveau... Nulle part plus que dans une startup a-t-on le droit de se tromper, se relever et recommencer. Le droit à l'erreur, ce n'est pas le droit de se planter, mais le devoir de se relever pour recommencer jusqu'à ce qu'on réussisse ou qu'il ne reste plus d'argent. Travailler dans une startup demande d'expérimenter en permanence, avec l'incertitude quant au résultat. Il n'y a pas de manière toute faite de réussir, même s'il existe des manières toutes faites de se planter. Cela demande beaucoup d'humilité, cela l'enseigne également. Mais ça, ça fait partie des choses terriblement excitantes.
Perry the Platypus wants you to subscribe now! Even if you don't visit my site on a regular basis, you can get the latest posts delivered to you for free via Email: