Vous ignorez probablement qu’en plus d’être un super héros jeune, beau, intelligent, modeste et riche – rayez les mentions inutiles – entièrement dévoué à la cause d’un Web plus utilisable, je suis également un grand fan de l’Eurovision. Événement non sponsorisé le plus diffusé au monde avec plus d’un milliard de spectateurs touchés, l’Eurovision est depuis 1956 le baromètre par excellence de l’amitié entre les peuples européens – ce terme étant à prendre au sens large – et de la production musicale réunies.

Tout commence en Angleterre pendant la seconde guerre mondiale. Coincés à Charing Cross, Marcel Bezençon, futur directeur de la société de télévision suisse et ses homologues de la BBC et de l’ORTF trompent l’ennui dans lequel les maintiennent les Messershmits qui bombardent Londres en se lançant des paris stupides. De cette période sombre, Bezençon sortira affublé du surnom de l’Helvète Underground et le défi de retransmettre simultanément une émission de télévision en direct dans sept pays différents. Onze ans plus tard, il profite des premiers balbutiements de l’Europe unie pour lancer un grand concours de chants valorisant l’amitié entre les peuples et lui permettant de gagner son pari.

Quand René Coty lui demandera pourquoi avoir lancé un truc pareil, il lui répondra avec son accents des bas fonds londoniens because we can. 52 ans plus tard, c’est en entendant cette histoire que Chuck Lorre et Bill Prady eurent l’idée d’écrire le scénario de The Big Bang Theory. Toute cette histoire est vraie, je la tiens de Bon Pour Ton Poil.

Et là, je vous entends déjà vous exclamer au risque de déranger tout l’open space : mais pourquoi diable nous parle-t-il de l’Eurovision sur un site aussi sérieux ? J’y vois trois raisons :

  • Je suis chez moi, et malgré une ligne éditoriale des plus strictes, je parle de ce que je veux.
  • Étant en vacances (pendant que vous bossez comme des chiens), je m’intéresse à des sujets un peu plus légers que d’habitude, et ce malgré l’exactitude historique de mon récit des origines de l’Eurovision. Je le tiens de Bon Pour Ton Poil, c’est dire.
  • Enfin, et c’est peut-être le plus important : grâce à Damien Douani (loué soit-il, moi j’achète c’est une valeur en hausse) et Myriam L’Aouffir, je serai backstage à Dusseldorf du 12 au 14 mai prochain avec Kriisiis afin de live twitter l’événement depuis le compte FranceTvDirect pour 3 jours de pure folaille. Merci à eux.

Passons maintenant aux choses sérieuses, à savoir mes pronostics pour la grande finale du 14, à suivre sur France 3, et sur Twitter, bien évidemment, avec les tags #eurovision si vous parlez français, et #esc pour les anglophones.

Je soutiens évidemment Amaury Vassili qui représente la France cette année, d’autant que les bookmakers anglais le donnent gagnant à 4 contre 1, ce qui change des années précédentes. Musicalement, j’aime également beaucoup les anglais de Blue – on a un temps parlé de Mika – la Serbie, l’Azerbaidjan, et le retour de Dana International qui avait déjà gagné le concours en 1998.

Sur ce, je vous laisse avec les inénarrable Dschinghis Khan, qui enflammèrent l’édition de 1979.

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